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 and we can't stop (annie)

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MessageSujet: and we can't stop (annie)   Lun 7 Nov - 23:43



and we can't stop
Red cups and sweaty bodies everywhere, Hands in the air like we don't care 'Cause we came to have so much fun now, Bet someone here might get some now If you're not ready to go home, well, Can I get a "hell, no! "? (hell no) 'Cause we're gonna go all night 'Til we see the sunlight So We like to party, Dancing with Miley, Doing whatever we want. This is our house, These are our rules. And we can't stop, And we won't stop, Can't you see it's we who own the night? Can't you see it's we who 'bout the life? And we can't stop, And we won't stop We run things, they don't run we Don't take nothing from nobody. ~ we can't stop, bastille.


Fallon commençait à sombrer. C'était ce que Rhett se disait, le front collé à la vitre de la maisonnée qu'on leur avait attribué, aux Mills. Ces règles abrutissantes, il les avaient suivies des mois durant et la sensation d'absurdité pesait de plus en plus lourd sur sa conscience. Il n'avait rien d'un héro, il n'était pas plus guerrier que protecteur de ces dames – mais ça, ce n'était pas bon. Virer les gens à grands coups de pieds au cul lorsqu'une règle était franchie, ce n'était pas une manière de fonctionner correctement. C'était odieux. Plus d'une fois, il avait constaté sans jamais avoir le privilège d'être pris à parti ; étrangement, il se sentait intouchable. Il était médecin, on lui faisait confiance. Alors il avait commencé à se servir dans la réserve médicamenteuse – pour aider, simplement. Pour tendre la main à des gens qui n'étaient pas toujours capables de faire les bons choix. C'était de cette manière que les choses étaient supposées se passer, du moins il l'avait toujours espéré. Mais le monde n'était plus ce qu'il était à présent et si les gens rechignaient déjà par le passé à courber un peu l'échine, alors il n'en était aujourd'hui plus question. Il n'avait qu'à voir les étapes par lesquelles Fallon était passé ; Rhett n'aurait jamais imaginé voir tous les espoirs dont cette ville regorgeait se tordre, s'étirer et disparaître sous ses yeux. Pourtant, ils étaient tous là – ses comparses, des gens qu'il appelait parfois amis lorsqu'il était de bonne humeur – et ne se doutaient sincèrement de rien. Ils marchaient tous sur les braises ardents d'une ville qui n'était plus. Qui n'avait de beau que ce qu'elle avait possédé quelques mois auparavant. Rhett s'écarta de la fenêtre et retourna s’asseoir sur le canapé, les yeux dans l'vague. Il savait qu'il enfreignait les règles – il savait qu'il entraînait Absalon avec lui, son gamin qui voulait l'aider et qui lui vouait une loyauté indescriptible, sans faille. Il aurait du lui dire de ne pas le suivre, de se mêler de ses oignons au lieu d'accepter son aide si généreusement offerte. Ils étaient tous les deux dans le même panier et le duo n'allait pas tarder à en faire les frais.

L'aube venait à peine de se lever. Certains survivants avaient veillé toute la nuit, et d'autres commençaient tout juste à s'activer. Rhett n'avait pas réussi à dormir correctement et s'était extirpé du lit conjugal, comme s'il redoutait ce qui n'allait pas tarder à se passer. Bientôt il serait renvoyé, bientôt il abandonnerait sans le vouloir femme et fille ; bientôt, il ne serait plus qu'un prénom à rayer sur un potentiel recensement. Il n'avait pas réveillé sa femme, et il espérait la laisser dormir davantage. C'était ce qu'il avait en tête lorsqu'une main dotée d'une alliance se posa sur son épaule droite. Sans se retourner, il saisit la main et en embrassa les doigts. « Tu es matinale » constata-t-il sur un ton qui se voulait léger tandis qu'il lâchait la paume d'Annie « j'aurais aimé ne pas te réveiller aussi tôt, pardonne-moi. » il lui demandait de lui pardonner, déjà – il aurait aimé lui dire ce qui se tramait, ce qu'il faisait dans son dos, les raisons pour lesquelles il franchissait aussi régulièrement les portes de Fallon pour n'y retourner que quelques heures plus tard. Lui avouer n'aurait rien arrangé, lui dire l'aurait mise dans une belle merde – et Absalon y était déjà, Rhett n'avait aucune envie d'y entraîner toute la famille. Surtout pas Annie et Eva. Elles avaient besoin d'être à Fallon, toutes les deux, si quelque chose leur arrivait à tous les deux. « J'ai un peu d'mal à dormir correctement ces temps-ci. La nervosité avec toutes ces maladies qui vont bientôt commencer à arriver, sans doute. » révéla-t-il sur le ton de la conversation, prenant garde à choisir ses mots avec soin. Mettre son attitude professionnelle en jeu, il ne savait que trop bien le faire. Ne jamais trop en révéler lorsqu'il souhaitait dissimuler quelque chose, il l'avait appris aux côtés d'Annie. Elle le connaissait bien et savait où mettre le doigt lorsqu'il mentait. Il l'avait appris, et il avait retenu la leçon.

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it's empty in the valley of your heart. the sun, it rises slowly as you walk away from all the fears and all the faults you've left behind. the harvest left no food for you to eat, you cannibal, you meat-eater, you see but I have seen the same, I know the shame in your defeat but I will hold on hope and I won't let you choke on the noose around your neck.@mumford and sons
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MessageSujet: Re: and we can't stop (annie)   Mar 8 Nov - 17:46


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En arrivant à Fallon, Annie pensait que c’était leur chance d’avoir une vie normale, de ne pas se laisser aspirer par l’apocalypse et donner l’opportunité à leurs enfants de vivre et non pas de survivre. Plus le temps passait plus le conseil de Fallon montrait son véritable visage et chaque habitant ressentait cette peur de faire un faux et de se voir rejeter de la communauté. Le rêve se transformait en piège et Annie pouvait sentir que son mari ne tiendrait pas très longtemps en place. Elle lui faisait confiance, mais elle connaissait aussi on caractère et son impulsivité lorsqu’il considère que les choses qui se passent ne sont pas justes. Elle essayait de son côté de tout gérer au mieux afin que sa famille ait sa place dans la communauté et que ça se passe bien. Elle n’était pas d’accord avec ses règles, ses égarements, mais elle ne pensait pas que l’herbe était plus verte ailleurs. Tant qu’elle était avec sa famille elle continuerait sur cette voie. En effet, rien n’est plus important que de mettre ses enfants en sécurité et particulièrement Eva qui va bientôt faire quelque chose qu’elle n’a jamais su faire : donner la vie. Ces derniers jours, Rhett semblait plus silencieux, calme. Si elle avait pensé qu’il était apaisé de la situation elle allait bientôt se rendre compte qu’elle se leurrait. Elle n’avait voulu voir que ce qu’elle voulait. Cette nuit avait été comme un indice que quelque chose allait arriver. Annie connaissait mieux son mari que quiconque et lorsqu’il passait la nuit à se tourner dans tous les sens elle savait que quelque chose le tracassait. Elle voyait bien qu’il luttait à trouver son équilibre ici. Il devait faire face à des règles absurdes qui allaient contre ses habitudes, mais il tenait bon pour offrir un semblant de normalité à sa famille. Elle l’admirait et le respectait pour ça. Lorsqu’elle se réveilla elle se rendit compte que son mari n’était plus à ses côtés. Elle le trouvait bien matinal et elle décida d’aller le rejoindre. Elle s’habilla et fila doucement hors de leur maison afin de ne réveiller personne. Rhett semblait très surpris de la voir debout aussi tôt. Il devait penser qu’il était le roi de la discrétion, mais ça n’était pas le cas. Ils partageaient une famille, une maison, mais aussi un cœur et lorsqu’il emmenait son cœur avec lui elle pouvait le sentir et le suivait. Il lui disait pardonne-moi comme s’il avait fait quelque chose d’impardonnable. Son impression qu’il lui cachait quelque chose grandissait, mais elle ne disait rien. Elle savait qu’il agissait toujours avec son cœur, pour de bonnes raisons. Elle savait aussi que lorsqu’il serait prêt à se confier il le ferait. « Tout est pardonné. » Lui répondit Annie avant de déposer un baiser sur sa joue. Elle se contentait d’être présente à ses côtés, de le soutenir et de l’aimer. Annie avait un mauvais pressentiment en le regardant. Comme si quelque chose était sur le point d’arriver, elle ne pouvait pas mettre le doigt dessus et de toute façon, elle ne pourrait l’empêcher. Rapidement, elle préféra s’enlever cette idée de la tête qui parasitait son esprit. Elle choisissait de profiter de l’instant présent avec l’homme qu’elle aimait. A ses yeux, rien ne pourrait jamais se mettre en travers de leur famille. Rhett ne le laisserait pas faire. Il mettait son manque de sommeil sur le compte des maladies arrivant, mais elle n’y croyait pas vraiment. Il y avait autre chose qui le rongeait, elle pouvait le voir. Annie ne se doutait pourtant, absolument pas que les actions de son mari auraient des conséquences dévastatrices sur leur famille et leur couple. Elle lui faisait une confiance aveugle. « Je pourrais peut-être t’aider pour ça … » Lui confia la jolie brune avec un sourire en coin. Les sous-entendus, une pointe de tendresse et de malice pour changer les idées de son mari. Annie ne comptait pas poser des questions, elle préférait le laisser venir à elle. Il pouvait continuer sur de la légèreté ou parler à sa femme. La belle était dans son camp.
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MessageSujet: Re: and we can't stop (annie)   Mer 9 Nov - 22:59



and we can't stop
Red cups and sweaty bodies everywhere, Hands in the air like we don't care 'Cause we came to have so much fun now, Bet someone here might get some now If you're not ready to go home, well, Can I get a "hell, no! "? (hell no) 'Cause we're gonna go all night 'Til we see the sunlight So We like to party, Dancing with Miley, Doing whatever we want. This is our house, These are our rules. And we can't stop, And we won't stop, Can't you see it's we who own the night? Can't you see it's we who 'bout the life? And we can't stop, And we won't stop We run things, they don't run we Don't take nothing from nobody. ~ we can't stop, bastille.


Sa femme était tout ; un pilier, un roc, une personne qui jamais ne flanchait. Il était heureux de l'avoir eu à ses côtés toutes ces années durant, il était reconnaissant d'avoir réussi à résoudre tous leurs problèmes. Aujourd'hui, ils étaient ce qu'ils étaient et on pouvait bien les trouver vieux jeu ; on pouvait bien s'dire qu'ils ne s'aimaient plus, que c'était rare que l'amour survive après plus de vingt ans de mariage. Les Mills en étaient la preuve vivante. Ils avaient bâti un empire, en quelque sorte, une union incroyable et une relation que Rhett n'aurait sûrement jamais trouvé avec quiconque. C'était Annie, et Annie le comprenait mieux que personne. Elle était à ses côtés, de manière égale, pleine de tendresse et de fierté. Lionne féroce prête à défendre sa famille. Il la connaissait sur le bout des doigts, et elle savait poser le doigt sur ce qui le tracassait ; de fait, il savait pertinemment qu'elle se doutait de quelque chose. Elle avait la bonté d'attendre. Il n'était pas encore décidé à faire le premier pas. Pas aujourd'hui, pas maintenant. Un autre jour peut-être, sûrement, mais il voulait juste avoir une journée de répit. Quelques instants où il pourrait laisser son visage se loger dans le creux du cou de sa femme, sans se soucier de ce que le monde pourrait devenir. C'était une belle promesse qu'il se faisait, à toujours repousser le moment qui l'importunait le plus. Repousser, toujours donner un coup de pied à ce qui le tourmentait. Toujours repousser la limite, plus loin. Annie le savait – ou elle donnait l'impression de le savoir – et elle ne soufflait mot. Patience d'ange, retiens-moi. Il lui était compliqué de ne pas s'ouvrir totalement, puisqu'il avait toujours tout partagé avec Annie. Mais cette fois, il en allait de sa sécurité et il mettait déjà celle de leur fils en péril. Il ne voulait pas entraîner sa femme et sa fille avec eux si jamais ils plongeaient. Et ils plongeraient certainement mais l'avenir n'était pas encore écrit dans la roche, et il ne savait pas de quelle manière tout cela allait se produire, ni quand.

Il esquissa un sourire lorsqu'Annie posa ses lèvres sur sa joue, un contact pour le moins banal qui le faisait encore frissonner après des années de relation. C'était une sensation qu'il n'aurait échangé contre aucune autre. Il conserva son petit sourire lorsqu'elle lui fit un sous-entendu qu'il aurait pu discerner à des kilomètres à la ronde ; il l'entraîna sur le sofa à ses côtés, la faisant se renverser sur le dos et poser sa tête sur ses genoux. « Ne suis-je donc qu'un bout de viande à vos yeux, Madame Mills ? » question rhétorique ; il aurait pu très bien l'être, il n'en avait cure. Il croisa ses doigts avec ceux de sa femme, observant leurs alliances. Ils en avaient vu – ils avaient pensé traverser l'enfer lorsqu'Annie avait perdu leur enfant, lorsqu'on s'était rendu compte qu'elle ne pourrait sans doute jamais concevoir un petit descendant. Mais il s'agissait d'un tout autre type d'enfer qu'ils vivaient à présent, c'était un monde qui attendait de les absorber, de n'en faire qu'une seule bouchée. Ils n'étaient plus prédateurs, mais proies. Des proies qui gesticulaient sans arrêt. « dis-moi, commença-t-il, est-ce que tu te plais ici ? » il ne s'en était pas inquiété depuis des mois – au début, il l'avait bombardée de questions, quant à savoir si elle aimait Fallon, si elle aimait les gens de Fallon, si elle aimait la tâche qui lui avait été confiée à Fallon... et puis, il avait laissé le temps au temps et avait fini par supposer que Fallon était ce qu'il y avait de mieux à ses yeux, mais aussi aux yeux d'Annie. A présent, il doutait de tout et espérait entendre de la bouche de son épouse qu'il ne faisait pas fausse route. Que le chemin qu'il avait entrepris n'était pas celui que tout le monde craignait. « J'ai l'impression que quelque chose a changé à Fallon et j'ai cette impression depuis pas mal de temps. » déclara-t-il posément en caressant la chevelure noire d'ébène d'Annie.

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MessageSujet: Re: and we can't stop (annie)   Ven 11 Nov - 21:09


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Annie avait ce besoin de se sentir proche de son mari, vingt ans après leur mariage d’autant plus lorsqu’elle sentait qu’il n’allait pas bien. Elle savait que cette proximité le soulageait et elle aimait cette position. Elle ne cessait d’avoir besoin de lui lors c’était agréable de sentir que la réciproque était vraie. L’apocalypse aurait pu les séparer, les éloigner. Elle révèle parfois le pire chez les gens, mais pas chez eux. Annie a continué d’être fière de son mari à chaque pas. Elle s’est sentie aussi à certains moments encore plus proches de lui. Elle la redécouvert et ils ont réussi à préserver leur relation. Annie ne sait pas comment elle aurait fait sans sa présence à chaque étape. Il était son pilier, son refuge, mais aussi son âme sœur. Il savait la rassurer, mais aussi la faire rire comme lorsqu’il lui demanda de façon rhétorique s’il n’était pas qu’un bout de viande à ses yeux. Il savait jouer sur les mots, rentrer dans son jeu même quand cela n’est pas permis. Annie ne pu s’empêcher de sourire et de déposer un baiser au coin de ses lèvres. Elle était joueuse, mais elle sentait aussi que le moment était plus sérieux. Il posait des questions presque existentielles qui la poussait à l’observer encore plus. Annie connaissait assez son mari pour savoir qu’il n’était pas heureux ici, il n’était pas épanoui. Tout ceci n’avait rien à voir avec elle ou leurs enfants, mais avec les règles. Ce mode de vie ne lui convenait pas. Rhett était un homme loyal qui se battait en ce en quoi il croit réellement. Il n’était pas d’accord avec le règlement, avec les expulsions. Si c’était dans la vie normale il aurait pris sa famille sous le bras et serait déjà partie. Annie en avait conscience, mais il mettait ses valeurs de côté pour donner un semblant de normalité et de sécurité à sa famille. Elle ne le disait pas à haute voix, mais elle lui en était reconnaissante. Elle savait que c’était un homme bon, droit. Elle n’aurait pas pu rêver mieux comme père de ses enfants et âme sœur. Dans un autre côté, elle éprouvait une certaine culpabilité. Elle savait que si elle n’était pas la voix de la raison il ferait autre chose, mais par amour pour elle il se contenait. Bien évidemment, Annie n’avait aucune idée de ce qui se tramait derrière son dos. Elle pensait que Rhett avait su canaliser ses émotions et les garder en sécurité. Elle n’imaginait pas qu’il puisse avoir enfreint les règles prenant ainsi le risque de se faire expulser et encore moins qu’il entraine son fils dans tout ça. Pour le moment, Annie pensait qu’il avait juste besoin de son avis pour être remis dans le droit chemin. C’est pour ça qu’avant de répondre à sa question elle réfléchissait minutieusement à ce qu’elle devait dire. « Je pense que c’est l’endroit qui se rapproche le plus de la normalité et c’est ce dont on besoin nos enfants, en particulier Eva. » Lui expliqua Annie. Elle évitait soigneusement de répondre à la question, de donner son avis parce qu’elle sentait que son mari n’attendait qu’un mot d’elle pour passer à l’action et faire ce qui le démange. « Ce que j’en pense n’entre pas en compte , mais il est vrai que Fallon a changé. Je ne suis pas toujours d’accord avec ce qui se passe, avec les règles. Néanmoins ce n’est pas comme si nous avions le choix. » Rajouta la jeune femme. Elle sous-entendait qu’ils ne trouveraient pas mieux ailleurs. Annie ne savait pas si elle serait prête à tout abandonner pour le découvrir. Elle aimait cette sécurité et en avait presque honte. Elle ne se sentait pas à la hauteur pour mettre en sécurité sa famille ailleurs. Elle n’avait pas la force de Rhett ni son courage. Elle admirait fortement son mari à chaque instant de leur vie. La belle brune se demandait pourtant, où il voulait en venir avec ses questions. Elle ne cernait pas le but. Elle ne pu s’empêcher de lui demander : « Pourquoi est-ce que tu me demandes ça Rhett ? » Lorsqu’elle l’appelait pas son prénom c’est qu’elle sentait que quelque chose de sérieux se cachait derrière tout ça. Elle ne l’obligeait pas à lui dire la vérité, mais elle lui offrait une opportunité.
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MessageSujet: Re: and we can't stop (annie)   Mar 15 Nov - 12:45



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Annie n'était pas de ceux qui parlaient pour ne rien dire, et elle n'enjolivait rien de ce qui passait entre ses lèvres. Évidemment, elle faisait preuve d'une douceur qui la caractérisait bien et Rhett lui en était reconnaissant. Il se sentait étrangement mis face contre terre, et cette sensation d'emprisonnement s'intensifiait. Elle lui ouvrait les bras, prête à accueillir tout ce qu'il avait à lui dire, confier. Pourtant, il était encore pris à la gorge par cette opportunité. Rhett était un médecin, un homme de science – il lui manquait seulement un poil de foi pour continuer comme tout ce qu'il avait fait avant, pour avancer correctement, suivre un chemin qui convenait à sa famille. Ils auraient tous pu être heureux à Fallon, suivant gentiment les règles inculquées par le Conseil de la ville et peut-être était-ce dû à un semblant de stupidité, mais Rhett n'aimait pas être dirigé. En tant que médecin, il avait eu l'habitude d'offrir des diagnostics, d'aider les gens, non pas de rester en retrait, lippes closes, et d'attendre une intervention du bon Dieu. Il observait de loin, suivant de ses pupilles avisées tout ce qui le dérangeait. Et ces règles, ces règles... il aurait aimé en écrire des pages, et des pages, et des pages. Il pensait qu'à la rigueur, si celles-ci avaient été un tantinet moins ahurissantes, il aurait pu les accepter. Il aurait pu vraiment construire une vie de famille à Fallon, il aurait pu aider Annie avec Eva, il aurait pu épauler Absalon comme le père de famille, le bon gars, qu'il avait toujours pensé être. Mais ses principes passaient avant tout ce qu'il avait espéré bâtir ; et il faisait une connerie, sans doute, une immense erreur qu'il espérait pouvoir réparer si elle venait à être découverte. Et il savait – il connaissait sa femme, il savait qu'Annie l'aurait encouragé à continuer, à aider cette pauvre femme qui roupillait à l'extérieur du camp, malade comme un chien. Elle l'aurait encouragé, peut-être même aidé. Mais s'il lui offrait cette possibilité, elle était perdue aussi, aussi perdue que leur fils. Tout ne tenait qu'à des et si, des suppositions mal placées. Peut-être se feraient-ils prendre, peut-être que non. Mais il vivait actuellement sur un fil qui tanguait dangereusement de gauche à droite, de droite à gauche, un fil qui menaçait de le faire tomber à tout moment. Et Annie et Eva... tout le monde sauf elles. Absalon avait fait son choix mais si Rhett en avait été capable, il le lui aurait retiré.

Puis Annie prononça son nom. Et lorsqu'elle l'appelait de la sorte, cela signifiait qu'elle savait – ou du moins qu'elle se doutait de quelque chose qu'il n'était pas encore en mesure de souligner. Elle possédait une voix susceptible de le raisonner, et elle y parvenait petit à petit. Elle vivait la même chose que lui, à l'instar de tous les habitants de Fallon. Ils vivaient tous la même chose. Il y avait comme une atmosphère étrange qui régnait au sein de ces fortifications, et ils en étaient tous les victimes plus ou moins consentantes. Alors il se contenta d'acquiescer « Eva a besoin de cette ville certes, pour le moment du moins. » il en serait peut-être autrement dans quelques mois, après la naissance du bébé. Mais même dans ce cas-là, Fallon serait encore le lieu le plus privilégié de tous et pour cause, un nouveau-né ne pouvait pas vivre en dehors de cet endroit sécuritaire. « Ce que tu penses entre en compte, tu as le droit d'avoir une opinion à ce sujet – même si cette ville est certainement ce qu'il y a de mieux pour nos enfants, certes, mais... peut-être que non ? Peut-être qu'il y a quelque chose de mieux qui nous attend dehors et peut-être qu'on pourra un jour prendre le risque de - » de tout perdre, de ne jamais rien retrouver. « de..d'élargir nos possibilités. » mais tout quitter lui effleurait désormais l'esprit. Ce n'était pas prudent, c'était même odieux de monter tout ce plan en quelques instants. Il ne pouvait pas faire ça – il ne pouvait pas mettre sa famille en danger. « Je te demande ça..parce que j'ai des problèmes dont je ne peux pas te parler pour l'instant. Je ne peux pas..je ne peux pas te dire de quoi il s'agit, mais lorsque tout sera terminé, on en reparlera. Et plus je fais ce que j'ai à faire, plus je me dis que Fallon n'est pas le modèle de société que j'aurais aimé présenter à l'enfant d'Eva. » murmura-t-il, brutalement pris au piège par sa propre bêtise. Il lui offrait sur un plateau d'argent un bâton pour se faire battre.

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MessageSujet: Re: and we can't stop (annie)   Jeu 17 Nov - 15:32


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Annie analysait chaque mot prononcé par son mari parce qu'elle savait que ça avait de l'importance. Il n'était pas très bavard, il ne parlait non plus pour ne rien dire. S'il se confiait de cette façon c'était que quelque chose le tracassait. Elle n'était pas entièrement contre l'idée de quitter la communauté un jour, mais elle devait avouer qu'elle était plus sceptique. Elle craignait de ce qui arriverait à leur famille en dehors de ses murs. Ils n'ont pratiquement pas été confronté à cette nouvelle vie. Elle était d'une nature courageuse, mais cette fois-ci ça l'inquiétait parce qu'il n'y avait pas qu'eux. Il y avait leurs enfants, mais aussi leur futur petit-enfant à venir. Annie ne savait pas s'ils seraient en mesure de les protéger. Elle ne se pardonnerait pas s'il arriverait quelque chose à un membre de la famille. Il avait raison cette communauté était ce dont Eva avait besoin en ce moment, mais peut-être que dans l'avenir quelque chose changerait. Elle n'était pas fermée à cette idée, elle était juste plus prudente. Rhett essayait de la pousser à réfléchir par elle-même. Il voulait qu'elle comprenne que son avis compte même si elle ne partageait pas forcément son opinion. C'était tout lui, à vouloir l'encourager de la sorte. Elle savait aussi qu'il ne serait pas contre l'idée qu'elle critique la communauté. Rhett l'a connaissait assez pour savoir qu'elle était agacée par certaines règles, certaines restrictions. Ce n'était pas la façon dont elle voyait le monde. Cependant, Annie ne pouvait pas penser en femme rebelle, elle devait penser en tant que mère. Pour ses enfants, elle voulait le meilleur même si ça voulait dire laisser certaines valeurs de côté pour le moment. « Et si ce n'était pas le cas ? Et si on n'arrivait pas à les protéger du monde extérieur ? » Lui demanda Annie. Elle se faisait l'avocat du diable parce qu'elle avait toujours été honnête avec son mari. Elle lui disait ce qu'elle pensait peu importe si ça lui plairait. C'était sa vision du mariage. Elle n'était pas en désaccord avec lui, elle était simplement inquiète. Elle tenait à partager ça avec son mari maintenant. Annie se demandait bien ce que Rhett avait pu faire. Il était d'un naturel si prudent pour sa famille et maintenant il avait des ennuis. Elle savait bien qu'il devait avoir eu ses raisons pour se mettre en danger de la sorte, mais elle n'aimait pas rester dans le flou. Il lui confia ne pas pouvoir lui en parler pour le moment comme s'il avait peur de ce qui se passerait s'il ouvrirait la bouche. Elle ne comprenait pas parce qu'il devait bien savoir qu'elle lui pardonnerait pratiquement tout. Annie a toujours été une épouse dévouée et aimante. Il en faudrait beaucoup pour qu'elle ne surmonte pas ce qu'il avait fait. Puis, elle commença à se dire que ce n'était peut-être pas par rapport à elle qu'il avait peur, mais par rapport à la communauté. Il voulait sûrement la protéger comme il le faisait toujours, mais ça ne la rassurait. Il avait des paroles pessimistes comme s'il essayait de se convaincre qu'il faisait le bon choix. Il parlait de Fallon comme un modèle de société dans lequel il ne voudrait pas accueillir l'enfant d'Eva. Tout ceci n'annonçait rien de bon. Rhett était sceptique quand à la communauté depuis quelques temps, elle pouvait le sentir, mais cette fois-ci c'était différent. « Oh Rhett qu'est-ce que tu as fais ? » Lui demanda la jeune femme. Elle savait qu'il ne pouvait pas en parler alors finalement elle ne lui demandait pas vraiment de réponse, c'était plus une façon de parler à haute voix. Elle baissa les yeux n'arrivant pas à cacher son inquiétude. Elle essayait de faire confiance à son mari, de ne pas paniquer, mais elle avait un mauvais pressentiment sur tout ça. Elle sentait que ça allait mal finir. C'était comme si elle le percevait, mais qu'elle ne pouvait rien faire pour l'empêcher. « Tu sais qu'on peut tout surmonter, ensemble. » Rajouta la jeune femme. Elle essayait de le rassurer, mais aussi de se rassurer. Elle ne voulait pas être pessimiste et penser qu'un jour ils pourraient être séparés. Elle ne pourrait l'accepter. Depuis qu'ils se connaissaient ils n'avaient jamais été séparés très longtemps et elle ne comptait pas commencer dans un avenir proche ou lointain.
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MessageSujet: Re: and we can't stop (annie)   Mar 29 Nov - 11:34



and we can't stop
Red cups and sweaty bodies everywhere, Hands in the air like we don't care 'Cause we came to have so much fun now, Bet someone here might get some now If you're not ready to go home, well, Can I get a "hell, no! "? (hell no) 'Cause we're gonna go all night 'Til we see the sunlight So We like to party, Dancing with Miley, Doing whatever we want. This is our house, These are our rules. And we can't stop, And we won't stop, Can't you see it's we who own the night? Can't you see it's we who 'bout the life? And we can't stop, And we won't stop We run things, they don't run we Don't take nothing from nobody. ~ we can't stop, bastille.


Il y avait des choses que Rhett ne pouvait pas avouer à Annie et ce, même s'il avait toujours été honnête tout au long de leur mariage. C'était d'ailleurs ce qui avait renforcé leur relation et l'avait rendue si forte des années durant ; aujourd'hui, ils étaient parfaitement ce qu'on voyait d'eux, à savoir des époux unis et prêts à tout pour soutenir et aider leur famille. Ils avaient des enfants fabuleux et s'aimaient tendrement. De fait, il lui était difficile de ne pas voir les inquiétudes qui émanaient d'Annie, tout comme elle semblait incapable d'ignorer ce qui semblait le faire cogiter depuis quelques jours. Cela avait toujours été le cas entre les deux – ils étaient liés par quelque chose qui allait bien au-delà d'un simple couple, il y avait une fusion entre les deux qui les empêchait de s'enliser dans des mensonges éhontés. De fait, il était dur pour Rhett de ne pas s'ouvrir à Annie, laissant aller tout ce qu'il avait sur le cœur. Il était certain pourtant que sa femme serait compréhensive – après tout, la vie d'une jeune fille était en jeu et Annie était dotée d'une empathie qui était bien plus importante que les sienne. Alors, oui, elle avait raison ; ils pouvaient tout surmonter ensemble. Mais pas ça ; il ne pouvait pas l'entraîner avec lui s'il tombait. Elle devait rester à Fallon, et protéger Eva et Absalon. Elle était dédiée à cette famille, tout comme il l'était ; et il savait qu'il mettait tout le monde en danger pour sauver la vie d'une inconnue qui ne lui en serait peut-être jamais reconnaissante. Mais c'était ainsi que le monde devait tourner, il refusait de voir les choses se dérouler autrement. C'était sûrement naïf d'agir de la sorte, et dangereux pour ceux qu'il aimait. Annie comprendrait. Il en était persuadé. Pourtant, il ne pouvait pas se résoudre à lui avouer ce qui le tracassait, ce qu'il faisait. Il ne pouvait pas. Pas elle, pas Eva. Absalon l'avait été par la force des choses mais c'était bien tout ; il ne voulait pas risquer la sécurité de son fils, et c'était pourtant ce qu'il était en train de faire. Sa famille était bien tout ce qui lui restait. Ils avaient tout perdu, leur vie à Chicago, leurs connaissances... ils étaient aujourd'hui tout les uns pour les autres. C'était une vision qu'on aurait pu considérer comme étant idyllique. Si seulement.

L'anxiété d'Annie était déroutante, elle qui avait toujours tenu à être forte, pas seulement pour faire démentir les ahuris qui s'en prenaient à elle, mais parce que c'était comme ça qu'elle était. Il aimait sa femme. Il l'adorait. Il refusait de l'inquiéter plus que de raison, il n'y survivrait pas. Alors, il se contenta de hausser les épaules et d'esquisser un sourire léger. « On pourra les protéger de tout. Qui plus est, ils sont adultes, ils sauront être forts. Mais, avec la condition actuelle d'Eva, la question ne se pose pas. Et ne t'inquiète pas, vraiment..c'est..c'est juste une possibilité que j’aimerais envisager pour l'avenir, voilà tout. J'commence à me sentir claustrophobe dans cette ville. » expliqua-t-il avant de réfléchir à ce qu'elle lui demandait. Elle voulait savoir, évidemment, elle ne voulait pas rester sans réponse. Elle n'avait jamais aimé rester dans le secret ; que ce soit pour ses anniversaires et les fêtes que sa famille lui préparait, ou pour des sujets plus sérieux dont Rhett souhaitait la préserver parfois. Mais ils ne jouaient plus ; il était question de vie ou de mort, quasiment. « Je te l'ai dit, Annie, je ne peux pas te le dire. Je n'ai pas envie de te mettre en danger parce que si je me fais prendre- » est-ce qu'ils le laisserait faire ses adieux à sa famille ? Il en doutait. « je ne veux pas que tu aies à subir les mêmes conséquences ; tu connais ces gens, tu sais ce qu'ils font. Il faudra que tu restes avec Eva, s'il m'arrive quelque chose. S'ils me demandent de partir. » Il n'évoqua pas le nom d'Absalon qui l'aidait pourtant, il préféra laisser son nom dans le secret ; au moins, il était officiellement le seul à merder. Son fils n'avait pas à être mis sur le devant de la scène, il ne le méritait pas.

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MessageSujet: Re: and we can't stop (annie)   Mer 7 Déc - 21:31


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Annie savait que Rhett essayait de la rassurer pour l’avenir. Il ne voulait pas trop en dire, mais elle ne le croyait pas. Il ne parlait pas d’une possibilité, il parlait d’une réalité plus proche qu’elle ne le pensait. Il se cherchait des excuses pour partir parce qu’il était au pied du mur et ça ne lui plaisait pas. Tout ceci devenait difficile à gérer pour Annie. Elle était simplement venue voir son mari, le prendre dans ses bras. Elle ne pensait pas découvrir qu’il avait fait quelque chose qui risquait de le faire quitter la communauté. Elle avait l’impression d’avoir manqué un épisode, de ne pas avoir été assez présente. Elle était persuadée que si elle avait été plus attentive alors elle aurait pu l’empêcher de commettre un acte répréhensible pour la communauté. Elle ne pouvait pas s’empêcher de se sentir coupable, de prendre les choses à cœur. Elle avait eu envie d’une vie normale, elle s’était impliquée dans son travail et maintenant sa vie risquait de changer pour toujours. Elle n’était pas prête à ce que ça arrive. Elle avait beau chercher des explications, des solutions elle n’en trouvait pas. Sa tête était vide pour une fois. Annie comprenait que Rhett ne pouvait pas tout lui dire pour ne pas la mettre en danger, c’était idiot, mais généreux de sa part. Il aurait dû tout partager avec elle. Elle n’essayait pourtant pas de creuser. Elle respectait sa décision bien qu’elle ne soit pas d’accord. La mère de famille sentie que son mari avait peur. Il ne le disait pas, mais ses yeux le disaient pour lui. Elle savait que quelque chose allait arriver, quelque chose de mauvais et cette idée la terrorisait. Si elle s’écoutait elle aurait laissé ses yeux devenir humides, mais il n’en était pas question. Elle devait rester forte, droite devant son mari. Elle baissa les yeux quelques instants afin de reprendre ses esprits. Elle n’arrivait pas à imaginer que la communauté pourrait lui demander de partir. Elle se demandait vraiment ce qu’il avait pu faire pour se faire exclure. Elle lui faisait confiance alors elle savait qu’il n’aurait jamais rien fait de mal. C’était un homme droit qui réfléchit en fonction de ses valeurs. Cependant, la communauté à ses propres règles et ça risque désormais de se retourner contre eux. Annie avait aussi remarqué qu’il lui avait demandé de rester avec Eva, qu’il avait oublié de mentionner le nom d’Abe. Elle se demandait alors s’il avait fait exprès ou s’il était simplement distrait. Elle ne pouvait pas imaginer que son fils soit impliqué avec son père. Rhett ne mettrait jamais l’avenir de son fils en ligne de mire. Elle pensait alors qu’il parlait davantage d’Eva à cause de sa condition. Ce qu’elle ne comprenait pas c’est que Rhett puisse lui demander de rester ici alors que lui devait partir. C’était insensé à ses yeux. Ils n’avaient jamais été séparés, ils sont une même personne, des âmes sœurs. Elle savait qu’il voulait les protéger, mais elle ne pensait pas que c’était une bonne solution. La vie sans lui ne valait pas le coup d’être vécue. Elle savait bien que ses enfants seraient de son côté. Malgré les hauts et les bas ils sont une famille. « Parce que tu penses qu’on restera ici si jamais ils décident de t’exclure ? On est une famille, on doit rester ensemble. » Lui rappela Annie d’un ton décidé. Elle ne voulait pas entendre autre chose. Elle savait que c’était le meilleur endroit pour sa fille notamment à cause de l’accouchement qui allait arriver, mais elle ne voulait pas être séparé de son mari. Elle n’avait pas envie de devoir choisir. Elle se doutait que c’était ce qu’il allait lui demander de faire, de ne pas le suivre, de choisir Eva en faisant appel à son instinct maternel plutôt qu’à son amour pour lui.
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MessageSujet: Re: and we can't stop (annie)   Ven 9 Déc - 14:07



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La situation était compliquée, et Rhett était persuadé qu'il n'y avait rien qu'il ne savait gérer. Il avait toujours pensé avec toutes les bonnes cartes en mains, les distribuant quand il le souhaitait et agissant à sa guise. Il préférait se savoir capable de grandes choses, plutôt qu'être contraint d'agir en tant que bonne marionnette, les fameux pantins dont le Conseil de Fallon s'abreuvait au quotidien. Rhett n'était qu'un humain, flanqué de toutes les qualités et de tous les défauts du monde. Il n'était pas un héro, il ne pouvait même pas prétendre le contraire. Ce qu'il faisait – et il en était persuadé – était ce qu'il y avait de bon à faire. De bien. Il refusait de penser le contraire, il refusait de se soustraire à cette humanité qui était sienne. A tout jamais sienne. Forcément, le Conseil de Fallon ne voyait pas les choses comme lui pouvait les voir et les entreprendre ; les membres de cette secte ne voyaient certainement que le bout de leur propre nez. Ni plus, ni moins. Ils prétextaient donner de la sécurité mais ils se² contentaient d'ôter les libertés les unes après les autres, effaçant d'un geste de la main tout ce qui faisait des humains – well – des êtres humains. Rhett pensait qu'ils devenaient tous peu à peu des animaux, tout juste bons à aller à l'abattoir. Des bestioles rapidement exécutées sur l'autel du ridicule. Annie l'aurait compris. Il en était persuadé. Il ne pouvait pas, toutefois, l'entraîner dans son histoire. Pas maintenant. Un jour, peut-être, quand tout serait fini, quand il pourrait en rire des heures durant. Annie était ce qu'il avait de plus cher, avec Eva et Absalon. Il ne voulait pas les perdre et, en même temps, comment renier les principes qui avaient rendu sa vie si merveilleuse ? Comment ignorer la bonté ? Comment ignorer une jeune fille souffrante, et incapable de se mouvoir ? Et comment se regarder dans le miroir si l'action était manquée et impossible à rectifier ? Annie aurait compris.

Rhett se redressa alors, quittant le sofa au profit de la fenêtre contre laquelle il posa son front, observant les rues de son regard métallique et passablement inquiet. Il n'avait jamais connu un tel état d'anxiété, il se rongeait perpétuellement les sangs et préférait parfois ignorer son entourage afin de ne pas l'en affecter. Il pensait que l'inquiétude était contagieuse, à l'instar d'une maladie coriace. Il ne parvenait pas à s'en débarrasser. « Non, Annie, non. » souffla-t-il alors, tournant le dos à sa femme, son front toujours collé à la vitre glacée. « Nous sommes une famille mais on ne doit pas tomber les uns avec les autres. Si je pars, si je suis obligé de partir et si je n'arrive pas à te parler avant que l'on me foute dehors, je veux que tu restes ici avec Eva. Ne cherche pas à sortir, ne cherche pas à me suivre. On trouvera un moyen de se retrouver mais la sécurité d'Eva est plus importante que les délires de ton fou de mari. » lâcha-t-il alors d'une voix rauque, ne lui donnant pas la possibilité de protester. Il n'y avait rien de plus à dire et il connaissait sa femme ; jamais elle ne mettrait la vie de leur fille enceinte en jeu. Il y avait des choix qui devaient être faits, et Rhett préférait les faire maintenant. Si jamais, au cas où. Entre Fallon et le monde extérieur, c'était loin d'être le même combat – et parfois Rhett se disait qu'il préférait les rôdeurs aux membres vicieux qui emplissaient Fallon de leur présence néfaste.  Il voulait rester pourtant, en un sens, pour permettre à Annie et à leurs enfants de s'épanouir dans un semblant de société qui aurait pu ressembler à la leur. Mais ce n'était que des mensonges et des faux-semblants. Rien de tout ce qu'ils voyaient n'était vrai. Ce n'était que des mirages construits à partir de leur souffrance perpétuelle.

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MessageSujet: Re: and we can't stop (annie)   Mar 13 Déc - 15:20


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Annie n'avait pas besoin qu'il en dise plus, elle avait bien compris que tout ceci n'était pas une discussion sur une hypothétique situation, mais réelle. Il allait se faire expulser de la ville si la communauté apprenait ce qu'il avait fait. Peu importe ce que c'était de toute façon, ça ne changerait rien. Rhett essayait de la préparer au pire, il essayait de le faire parce qu'il n'aurait ps l'opportunité de le faire autrement. Il voulait que certaines choses soit clair pour qu'elle soit prête à reprendre le relai lorsque ça arriva. Annie ne se sentait absolument pas prête à prendre la relève. Elle se rendait compte qu'elle se sous-estimait, mais c'est ce qu'elle ressentait. Elle n'y pouvait rien, elle s'était reposée sur lui. L'idée qu'il ne soit plus dans les parages la terrifiait. Ils avançaient ensemble depuis qu'ils s'étaient rencontrés. Pourtant, dieu sait qu'Annie est une dure à cuire, elle a su le prouver avec l'adoption des enfants, leur éducation, mais aussi son travail. Lorsqu'il le fait elle se lève et se bat encore et encore comme une guerrière. Même si elle panique à présent, elle sait qu'elle se relèvera et qu'elle s'occupera de sa famille parce que c'est la chose à faire.Annie restait silencieuse, il ne lui laissait pas l'opportunité de protester. Il avait raison dans un sens elle devrait rester avec Eva peu importe ce qui se passerait. Elle avait besoin d'elle, mais ce qui la surprenait c'est qu'elle ne parlait jamais d'Abe. Ce qu'elle ne lui disait pas c'est qu'elle trouverait un moyen de le retrouver dans l'avenir. Bien sûr lorsqu'Eva serait en mesure de se déplacer. Elle savait que sa fille ne resterait pas non plus sans bouger alors que son père n'est plus avec eux. C'était difficile parfois à accepter, mais Eva était plus proche de son père qu'elle. Elle avait compris qu'on ne se met pas en travers de la relation d'un père et sa fille. « Pourquoi est-ce que j'ai l'impression qu'on se dit au revoir ? » Fini par lui demanda Annie sans oser le regarder. Elle savait que ça serait bien trop difficile. Elle n'avait pas envie qu'il lui répond finalement. Elle parlait à voix haute. Elle ne le montrait pas, mais elle était en colère parce qu'elle se sentait abandonnée. Elle n'avait pas envie de devoir tout gérer seule. Ils étaient une famille, il aurait dû se battre pour elle. Ensuite, elle se sentait coupable parce qu'il avait sûrement agit pour aider quelqu'un. Elle le connaissait il avait ce besoin idiot de sauver le monde. Elle ne savait plus quoi penser. Dans tous les cas, elle avait cette boule au ventre qui ne faisait qu'augmenter. Elle sentait que sa vie allait encore une fois changer et qu'elle ne pourrait rien faire pour l'empêcher. Annie essayait de faire comme si tout allait bien. Elle n'avait pas envie de laisser ses émotions prendre le dessus. Elle avait cependant, envie de pleurer à l'idée que son mari ne soit plus là. Elle ne pouvait pas en rajouter une couche. Elle devait être forte même si c'était difficile. Tout ceci était surréaliste pourtant, il s'en était passé des choses depuis l'épidémie. Elle avait parfois l'impression qu'elle allait se réveiller d'un cauchemar et qu'elle retrouverait sa famille chez eux et que tout irait bien. Elle essayait de se raisonner, mais c'était plus difficile que prévue. Pourtant, elle ne montrait toujours rien. Elle n'aimait pas montrer ses faiblesses, sa vulnérabilité. Même si c'était son mari elle savait qu'il n'avait pas besoin de ça. Il ne devait pas s'inquiéter sur elle. « On a déjà survécu à pire, pas vrai ? » Lui demanda Annie avec un sourire en coin. Elle essayait de se convaincre que tout irait bien. Elle n'avait pas le choix de toute façon. Elle savait qu'elle ne voudrait pas vivre dans un monde où son mari ne serait pas présent. Il était sa personne, son âme sœur et son sauveur.
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