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 The devil's rejects • Carter

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MessageSujet: The devil's rejects • Carter   Dim 13 Nov - 21:49

Carter Gordon Stockton
I'm friends with the monster that's under my bed.

The Day Will Come When You Won't Be
nom : Stockton, un nom qu’il s’est volontairement choisi en hommage au célèbre basketteur de l’Utah Jazz lorsqu’il a décidé d’abandonner celui dont il a hérité à la naissance. prénom : Carter, inspiré par la boutique de vêtements pour enfants et Gordon, choisi à cause de la célèbre marque d’alcool. âge : Il vient de franchir le cap des trente-deux passées à encaisser les coups et a décidé qu’il était temps pour lui de les donner plutôt que de les recevoir. date et lieu de naissance : Il est né à St. George dans l’Utah, le 17 Octobre 1984. nationalité : Il est américain et très fier de l’être. origines : Américain aux vagues origines écossaises de par sa mère. situation civile : Il est divorcé depuis maintenant trois ans, mettant fin à un mariage où l’amour n’était qu’une illusion qui a fini par se dissiper. ancien métier : Auparavant assistant du procureur, sa forte tendance à se laisser acheter par les plus offrants lui a valu un aller simple derrière les barreaux. ancien lieu d'habitation : Il a séjourné trois ans à la prison fédérale de Tucson, dans l’Arizona, dans une cellule miteuse. Avant ça, il a vécu à Phoenix avec sa femme de l’époque. campement actuel : La solitude a toujours été sa meilleure alliée et cela n'a pas changé malgré l'apocalypse. groupe : We all fall down. crédits : insomnia.  

just survive somehow •

(001), Il a "causé" la mort de sa mère à sa naissance, chose que son père n’a jamais su lui pardonner et qu’il lui a fait regretter tout au long de sa jeunesse. (002), Son éducation l’a quelque peu poussé à se refermer sur lui-même, n’éprouvant pas les mêmes besoins sociaux que les autres et s’étant habitué à la solitude, plus pour se protéger que par réel envie d’être seul. (003), A cause des excès de violence de son père, il n’était pas rare que Carter traine à la bibliothèque de la ville pour rentrer le plus tard possible à la maison. De ce fait, il était particulièrement cultivé et curieux, développant une certaine ingéniosité dont il se sert encore plus aujourd’hui. (004), Une fois l’adolescence passée, il a fini par gagner un certain charisme et une forte assurance qui lui ont permis de se faire une place dans la société. Avec le peu de sens moral qu’il avait et sa maîtrise de la manipulation, il a réussi à décrocher une place d’assistant du procureur dans l’état de l’Arizona. (005), Il a rencontré sa femme au tribunal, première et seule véritable relation qu’il ait jamais entretenu. Elle a su allumer une flamme dans son cœur pendant quelques années avant que cette dernière ne se dissipe et qu’il ne prenne conscience que son mariage n’était qu’une illusion. Il a fini par demander le divorce au bout de six ans de mariage, sans le moindre état d’âme. (006), Il a eu une petite fille peu de temps avant d’être incarcéré. S’il a toujours une photo d’elle sur lui, il n’a pas cherché à savoir si elle était encore en vie lors de l’apocalypse, trop occupé à assurer la survie de sa petite personne. (007), Il a très mal vécu ses trois années de prison, ayant été le souffre-douleur de nombreux criminels qu’il avait aidé à condamner alors qu’il était encore assistant du procureur. Cela l’a endurci et c’est sans doute la principale raison pour laquelle il est devenu encore plus cynique et violent aujourd’hui. (008), Il a appris à se battre en prison et sait se servir d’une arme à feu, deux compétences indispensables pour survivre aujourd’hui. (009), C’était un grand fan de l’Utah Jazz, la franchise de basketball de Salt Lake City. Il allait d’ailleurs régulièrement les voir jouer avant l’apocalypse. (010), Depuis l’invasion des zombies, il a franchi toutes les limites morales qu’il s’était abstenu de franchir jusqu’à maintenant, n’hésitant pas à tuer des innocents pour survivre ou à violer des femmes lorsque ses besoins primaires avaient besoin d’être assouvis. (011), L’apocalypse a été un bon moyen pour lui de tracer un trait sur son ancienne vie, renonçant même à son identité : autrefois connu sous le nom de Connor Hawkins, il se fait désormais appeler Carter Stockton. (012), Son bien-être a toujours été une priorité dans sa vie, sans doute car il a toujours été le seul à s’en soucier. Avant l’apocalypse, cela se traduisait par accepter les pots-de-vins et les cadeaux des accusés qui voulaient l’acheter. Aujourd’hui, cela consiste à prendre ce qu’il veut, quand il le veut et quel qu’en soit le prix. Cela lui a d’ailleurs valu quelques ennuis avec des survivants qui veulent sa mort encore aujourd’hui. (013), Il est passionné de musique et a appris à jouer de l’harmonica auprès d’un des détenus de la prison. Il a d’ailleurs l’instrument de musique de ce dernier, l’ayant pris sur son cadavre lorsque ce dernier est mort, tué par Carter qui convoitait son bien. (014), C’est un fumeur abusif et il a déjà égorgé un père de famille pour un paquet de clopes. C’est à ce moment-là qu’il s’est rendu compte qu’il n’avait plus aucune limite dans la violence et l’horreur. (015), S’il s’est rendu jusqu’à Fallon, c’est dans l’unique but de retrouver son père qui avait déménagé dans le coin et d’avoir une chance de lui rendre tous les coups qu’il a bien pu donner à son fils 20 ans auparavant.  


(indépendants) • depuis combien de temps êtes vous seul/en petit groupe ? Comment le vivez-vous ?

Lorsque l’apocalypse a débuté, Carter a brièvement fait partie d’un petit groupe composés de quelques fugitifs de la prison fédérale de Tucson afin de survivre aux premiers jours ayant suivi leur évasion. S’il n’avait confiance en aucun d’entre eux, il était conscient que c’était le meilleur moyen pour lui de rester en vie, surtout que ses camarades de fortune n’étaient pas vraiment des enfants de cœur et qu’il valait mieux les avoir de son côté. Durant le mois qui suivit, il put assister à de véritables horreurs de la part de ses compagnons de route et fut même acteur de certaines d’entre-elles, débordé par la rancœur et ses pulsions les plus primaires, se laissant aller dans la pente glissante du crime et de l’immoral. Il aurait pu rester avec eux indéfiniment si ces derniers n’avaient pas eu la mauvaise idée de s’en prendre à un groupe de survivants mieux équipés qu’eux. Carter est le seul qui s’en est sorti grâce à son charisme et plutôt que de chercher de nouveaux alliés, il a finalement préféré reprendre la route seul comme il l’avait initialement prévu et parce qu’il savait que c’était ce qu’il y avait de mieux pour lui.


Djinn || Rémy
ft. Jamie Dornan || scénario d’Eliza Munroe.

âge : 23 yo. fuseau horaire : Celui de la France. fréquence de connexion : Quasiment tous les jours, mais sans possibilité de RP le lundi et le mardi, boulot oblige. où avez vous connu le forum : Bazzart. avis & suggestions : Il est au top ! votre mot de la fin : Banane flambée !


Dernière édition par Carter Stockton le Mar 15 Nov - 0:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Dim 13 Nov - 21:54

we are the walking dead
I am the devil, and I am here to do the devil's work.

17 septembre 1994 – St. George, Utah
La sens-tu, l’adrénaline qui parcourt tes veines alors que tes pas précipités martèlent le sol, propulsant ton corps à toute vitesse dans les rues mal éclairées de ton quartier ? Le souffle court, tu halètes alors que tes pupilles se dilatent au fur et à mesure que tu progresses dans la longue allée menant jusqu’à chez toi. Tu n’oses même pas jeter un nouveau coup d’œil à la montre accrochée à ton poignet, bien trop conscient de l’heure qu’elle indiquerait si tu posais ton regard sur le cadran brisé de cette dernière. Tu as merdé aujourd’hui, royalement même ! Ce n’était pas faute d’avoir pris tes précautions, d’être habitué à ce rituel auquel tu t’adonnes tous les soirs. Tu t’étais assis au même endroit que d’ordinaire, sur ce siège faisant face à la fenêtre donnant sur la grande place de St. George, pouvant ainsi apercevoir la grosse horloge qui trônait au sommet de l’hôtel de ville et guetter l’heure exacte à laquelle il te faudrait rentrer. Seulement cette fois, tu t’es laissé distraire par les récits répertoriés dans ce bouquin sur l’histoire des amérindiens que tu avais commencé la semaine dernière, passionné par des rapports d’historiens spécialisés dans le domaine. Des rapports qui te fascinaient mais qui auraient certainement ennuyé plus d’un enfant de ton âge, ces mêmes gamins qui se moquent de ta timidité et des bleus que tu as sur les bras, voyant en toi un petit voyou associable qui fait parler ses poings plutôt que sa cervelle… Si seulement ils savaient !

Du coup, à cause de ton étourderie et de ta passion pour la lecture, tu n’as pas vu que le soleil était sur le point de se coucher et lorsque tu as pris conscience de l’heure trop tardive, il était déjà trop tard ! Et si à présent tu n’étais plus très loin de la porte menant au hall d’entrée de ton domicile, jamais les quelques mètres séparant la boite aux lettres de cette dernière ne t’avaient paru aussi long. Tu redoutais amèrement les minutes qui allaient suivre, priant le bon Dieu ou qui que ce soit d’autre pour que les horreurs que tu imaginais ne se réalise pas. Peut-être s’était-il déjà endormi ? Mieux encore, peut-être avait-il oublié ton existence ? Questions futiles qui te faisaient perdre un temps précieux. Secouant la tête, tu tournes la poignée de la porte et entre en silence dans la maison, posant le plus délicatement possible ton sac contre le porte-manteau avant de jeter un coup d’œil penaud dans l’encadrement menant au salon. Posée contre l’accoudoir du fauteuil mangé par les mites qui te fait dos, tu vois une grosse main difforme tenir une bouteille de scotch déjà bien entamée. Ton sang ne fait qu’un tour alors que tes joues s’enflamment, comme si elles se préparaient d’avance à recevoir la violence auxquelles elles étaient injustement soumises depuis ta plus tendre enfance. Ta respiration saccadée se coupe soudainement et ton poil se raidit lorsque le bruit métallique caractéristique d’une boucle de ceinture détachée brise le silence morbide de la demeure des Harris. Et alors qu’une masse informe et titubante semble s’élever de ce trône de frayeur, ton cœur vient s’écraser avec violence contre ton petit torse d’enfant traumatisé...

... Tu as peur…


18 mars 2012 – Phoenix, Arizona
Ta lèvre inférieure se retrousse dans un pincement d’agacement, venant frotter les canines acérées du prédateur que tu es alors que la voix perçante de ta femme agresse tes oreilles au téléphone, sifflant mille injures auxquelles tu étais maintenant habitué : « Je me contrefous de ce que peux bien raconter ta sœur Kate, c’est une p*tain d’esthéticienne bossant dans le fin fond du Wyoming ! JE suis celui qui possède un diplôme de droit et JE sais pertinemment que j’ai raison alors si tu veux négocier quoi que ce soit, parle-en à mon avocat ! ». Les procédures de divorce étaient toujours un véritable enfer administratif et c’était d’autant plus vrai lorsque l’un des deux partis était prêt à mener une véritable guerre ouverte sur tous les sujets possibles et existants. Lorsque tu faisais encore tes études de droit, tu n’aurais jamais imaginé te retrouver du mauvais côté de la barrière, pas vrai ? Certes, à l’époque tu n’avais pas envisagé cette possibilité plus parce que tu pensais rester célibataire toute ta vie plutôt qu’autre chose mais la vie était parfois pleine de surprises ! Pour toi, cette surprise avait pris la forme de Katherine, celle sublime journaliste que tu avais rencontré six ans auparavant lors de ta première affaire en tant qu’assistant du procureur. Demoiselle au charme fou et à la douceur inégalable, elle avait su t’atteindre là où tu t’y étais le moins attendu, arrivant à t’attendrir de son sourire, à t’adoucir de ses murmures. Elle a trouvé le moyen de te faire entrevoir ce que pourrait être ta vie à ses côtés et tu t’es même surpris à lui passer la bague au doigt après seulement un an de relation. Une belle histoire bercée d’illusions, de tes illusions... Tu as réussi à te voiler la face pendant six longues années jusqu’à ce que le voile se dissipe du jour au lendemain, te confrontant à une triste réalité : as-tu jamais vraiment aimé cette femme ?

Comme à ton habitude, tu ne t’es pas posé cette question bien longtemps et après une petite semaine de réflexion, tu avais déposé les papiers du divorce sur la table de la salle à manger, entre les pancakes du matin et le dernier exemplaire du Los Angeles Times. Pas de sommation, pas de signes avant-coureurs, juste un besoin qui avait émergé du plus profond de ton être : ta vie de couple devait prendre fin.  Avais-tu conscience des répercussions de ton choix ? Même si cela n’avait pas été le cas, Kate trouvait un moyen de te le rappeler chaque jour : « Bien évidemment que j’ai pensé à Ellie ! Mais ne mets pas notre fille au milieu de tout ça ! Oui… Non je ne compte pas te laisser la garde complète, qu’est-ce que tu crois ?! J’ai déjà dit à mon avocat de se battre pour ça et d’en faire une priorité ! » Faux ! Rien ne comptait moins pour toi que d’avoir la garde de ton enfant, surtout quand tant d’autres choses étaient en jeu : ta voiture, ta maison et surtout, les revenus plus que confortables que tu avais mis de côté lorsque quelques riches criminels venaient te graisser la patte quand ils voulaient échapper à la justice. T’avais depuis longtemps vendu ta morale et ton éthique au plus offrant, tu ne risquais pas de tout perdre pour une gosse non désirée… Pas que tu sois forcément un mauvais père, mais il faut dire que tu n’as pas eu de bon exemple sur lequel te baser ! Debout face à l’immense baie vitrée dominant Phoenix, tu souris un instant en pensant à tout ce que tu avais accompli jusque-là. Ta vie avait radicalement changé et tu n’étais plus le gamin de St. George qui craignait le courroux de son paternel violent : à présent, tu avais un rôle à jouer dans la législation d’un état entier et la fortune te souriait… Mais pour combien de temps ? Trop peu !

Alors que tu t’apprêtais à répliquer de manière cinglante à ton interlocutrice, un bruit sourd résonna derrière toi. D’un geste vif, tu fis face à la porte de ton bureau, cette dernière venant d’être sauvagement enfoncée par des hommes pointant leurs armes sur toi : « Qu’est-ce que… ». Tu n’eus pas le temps de finir ta phrase que l’un des nouveaux venus vint saisir ton bras en te plaquant avec violence contre ton bureau, te forçant à lâcher ton portable et déchaînant une montée d’adrénaline à laquelle tu étais bien trop familier : « Connor Hawkins ? Vous êtes en état d’arrestation pour corruption et entrave à la justice ! Vous avez le droit de garder le silence. Si vous renoncez à ce droit, tout ce que vous direz pourra être et sera utilisé contre vous devant une cour de justice. Vous avez le droit à un avocat… ». Le flot continu propre à l’énonciation du droit Miranda s’estompa à mesure que ton rythme cardiaque s’emballait. Il te fallut quelques secondes pour réaliser que ta vie allait radicalement changer, en mal... La roue est en train de tourner et une chose est sûre…

… Tu as peur…


03 décembre 2012 – Prison fédérale de Tucson, Arizona
Le bruit sourd de la grille métallique se refermant derrière toi te fit sursauter, réveillant en toi une angoisse que tu as du mal à contrôler. Au fond du couloir, un homme te fait signe d’avancer et tu t’exécutes en silence, baissant le regard vers les chaînes qui enserrent tes poignets et déglutissant en voyant l’immonde tenue orange que l’on te force à porter depuis deux mois maintenant. Que la déchéance peut être moche ! Alors que tu te sentais nostalgique de tes costumes trois-pièces et de tes mocassins de grandes marques, tu t’avanças dans le long couloir froid menant aux douches collectives du pénitencier de Tucson, là où tu as été envoyé après un procès très vite expédié. Tel un Icare malveillant ayant voulu voler trop près du soleil, tu t’es brûlé les ailes jusqu’à te crasher dans l’un des pires endroits possibles et une chose est sûre : le regret t’étouffe un peu plus chaque jour. As-tu honte de ce que tu es devenu ? Oui. Et si c’était à refaire ? Peut-être… Quoi qu’il en soit, tu étais ici à présent et rien ne pouvait être plus horrible que cela. Parce que ce que l’on oubliait souvent au sujet des prisons, c’était que s’il s’agissait effectivement d’un enfer pour tous les criminels du monde, cela l’était encore plus pour ceux ayant joué un rôle dans l’incarcération de ces derniers et qui ont éventuellement fini par les rejoindre… Tout le monde n’était pas égal face à la dure loi des pénitenciers et les gens comme toi se trouvaient en bas de la chaîne alimentaire. Dans ton cas, cela se manifestait par des regards froids de membres de gangs que tu avais fait arrêter, des bousculades de criminels notoires qui n’avaient pas eu assez d’argent pour t’acheter. Rien de bien consistant mais c’était à tes yeux un calme forcé avant une tempête que tu redoutais fortement…

Lorsque tu pénétras dans les douches, tu vis que d’autres condamnés étaient déjà présents, tous sous la surveillance constante de gardiens en uniforme. Cela eu pour effet de te détendre un peu et tu pris rapidement la direction du lavabo. Face à toi, ton reflet semblait pâle et fatigué : ta barbe avait envahi ta mâchoire et l’assurance que tu avais toujours manifestée s’était entièrement dissipée. Triste tableau que tu avais là, bien loin de la splendeur que tu avais autrefois connu. En voyant un tel spectacle, tes lèvres frémirent d’émotion et il te fallut rassembler le peu de dignité que tu avais encore pour ne pas fondre en larmes, dévasté. La chute avait été rude et tu ne t’en étais pas encore remis, tu ne t’en remettrais peut-être jamais à dire vrai. Quand tu fis volte-face pour te diriger vers les douches, il te fallut quelques secondes pour prendre conscience que quelque chose avait changé : plus de vapeur peut-être ? Non. Une odeur particulière alors ? Non plus…

La réponse vint te cueillir en plein ventre, le poing lourd d’un des détenus s’écrasant avec fracas contre ton estomac, coupant net ton souffle et te forçant à te plier en deux. Tu n’eus pas le temps de te ressaisir que ta joue s’enflamma sous un autre assaut encore plus violent et qui te coucha par terre, sur le carrelage humide et glacial de cet endroit répugnant. Les gardes, voilà ce qui avait changé entre-temps : pendant que tu t’étais perdu dans la contemplation de ta pauvre petite personne, ces derniers avaient quitté les lieux et t’avaient laissé seul avec quelques prisonniers virulents. Ce qui allait se passait ensuite était prévisible, deux autres criminels s’approchant de toi alors que tu te tordais de douleur au sol, une main sur le ventre et l’autre essayant de protéger ton visage des attaques à venir. Ton corps entier tremblait, tes yeux plissés tentaient de se fermer pour ne pas voir le carnage qui arrivait alors que ton cerveau, lui, te contraignait à voir l’horreur en face. Et dans les derniers moments précédent un passage à tabac plus ou moins mérité, ce sentiment horrible vient une nouvelle fois de prendre aux tripes et te pousse à laisser ton ultime souffle d’honneur s’échapper en un : « Pitié… » à peine audible…

… Tu as peur…


21 avril 2016 – Hawthorne, Nevada
/!\ Le texte qui va suivre aborde implicitement des sujets pouvant heurter la sensibilité de certaines personnes. Si vous êtes facilement affecté par certains thèmes choquants, il est conseillé de ne pas lire ce qui va suivre (on vous aura prévenu !).

Les sanglots saccadés et à peine perceptibles d’une femme en état de choc semblaient faire écho au décor apocalyptique dans lequel elle se trouvait, accompagnant le rythme régulier des gouttes s’écrasant ponctuellement dans l’évier de la cuisine. Brisant ce fond sonore des plus morbides, le son de la boucle de ta ceinture venant claquer le bouton de ton jean fit frémir de terreur la demoiselle allongée à même le sol, pauvre victime pour laquelle la mort par défenestration de son mari ayant eu lieu un peu plus tôt n’était finalement pas la pire chose qui ait pu lui arriver en ce funeste jour. Tétanisée par l’effroi, seules ses pupilles dilatées par l’horreur osèrent s’aventurer dans ta direction alors que tu finissais pas te relever en inspirant profondément, passant une main dans ton cou avant que tes doigts ne viennent se perdre dans l’épaisseur de ta barbe. Sans dire un mot, ton regard croisa le sien et cela suffit à provoquer chez elle un gémissement de complainte qu’elle étouffa aussitôt, de crainte d’attiser ta colère. D’un geste, tu saisis un morceau de tissu posé sur l’un des fauteuils alentour et tu le laisses tomber sur le corps meurtri de l’inconnue, unique signe de compassion que tu serais encore en mesure de manifester. Dans ton esprit, les premiers mots que tu as prononcés en la rencontrant quelques heures auparavant raisonnent comme une étrange mélodie : « Mademoiselle, je ne vous veux pas de mal, je souhaite seulement vous aider ! ». Pitoyable… L’entraide était une illusion qui n’arrivait plus qu’à berner les fous ou les insouciants : deux types de personnes qui ne méritaient pas de survivre dans ce monde devenu bien trop hostile pour eux. La jolie blonde en avait payé le prix, son mari aussi d’ailleurs lorsqu’il avait tenté de lutter contre toi : à présent, il devait sans doute servir de buffet pour les zombies errants en bas de l’immeuble…

Sans montrer le moindre signe d’empressement, tu te diriges vers la cuisine américaine sur laquelle étaient posés les sacs de vivres du pauvre couple et commences à les fouiller minutieusement, sortant occasionnellement quelques biens dont tu pourrais avoir besoin pour ton voyage : et dire que toute cette histoire avait commencé à cause d’une simple bouteille de Gordon’s et une boite d’aspirines, deux choses que l’on aurait pu se procurer à la superette du coin quelques années plus tôt. Aujourd’hui, plus rien ne s’obtenait d’une autre manière que par la violence la plus abjecte : de la brutalité ordinaire dans un monde extraordinaire… Lorsque ton propre sac à dos fut suffisamment rempli, tu retournas dans le salon en enjambant le corps inerte de la jeune femme, récupérant ainsi ton briquet avant de prendre la direction de la sortie et de la laisser là, vide. Si, contrairement à son mari, elle respirait encore, il n’était pas certain qu’elle se sente encore vivante après les évènements d’aujourd’hui… Dans le hall d’entrée, tu récupères ta hache de bûcheron qui te sert de principale protection contre d’éventuelles menaces et fais abstraction des grattements derrière la porte de la salle de bain : si tu as appris quelque chose auprès de tes anciens compagnons de route taulards, c’était bien que les enfants étaient "off-limits". Cela ne t’a pas empêché de les enfermer dans une autre pièce lorsqu’il a fallu passer à l’action. Tu aurais d’ailleurs pu les faire sortir maintenant, mais la vie n’étant pas vraiment juste, tu ne voyais pas pourquoi eux auraient un traitement de faveur. Sans y prêter attention donc, tu franchis le pas de la porte en laissant derrière toi l’une des œuvres les plus macabres de ton existence. Mais alors que ton cœur s’emballe et que l’adrénaline s’insinue dans tes veines, tu sais qu’il y a quelque chose de changé en toi…

… Tu n’as plus peur…




Dernière édition par Carter Stockton le Lun 14 Nov - 2:52, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Dim 13 Nov - 21:58

Bienvenue parmi nous :brille:
j'ai lu ce début de fiche et c'est super prometteur, bon.. le perso a l'air bien dégueulasse vu les meurtres et viols à son actif :mdr: mais.. c'est du dégueulasse bien géré ma foi ! Et puis, il en faut des personnages comme ça, justement ça pimente un peu le jeu :hola:
Quoi qu'il en soit maintenant je suis curieuse de lire l'histoire :hehe:
Eliza doit être ravi de ta venue ! :lilheart; bon courage pour ce qui te reste à écrire :coeur::coeur: :coeur:

EDIT : en effet l'histoire est aussi cool que le début :hihi: je confirme ce perso est vraiment intéressant, j'aime comment t'as ficelé tout ça :hola: + la citation d'Eminem/Rihanna je dis oui :lèche:


Dernière édition par Sam Wheeler le Lun 14 Nov - 15:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Dim 13 Nov - 22:09

Bigre je suis trop contente que tu es pris mon bel homme raah :crazy: :tinyheart: :tinyheart: :tinyheart: :tinyheart:
Bienvenue en tout cas parmi nous, j'adore déjà ce que tu as écris , tu as vraiment cerné le personnage, et j'adore vraiment ce qui est écris, bref, vivement qu'elle soit finis que je vienne t'embêter :coeur:
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Dim 13 Nov - 22:16

bienvenue parmi nous avec ce super choix :brille:
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Dim 13 Nov - 22:19

Bienvenue sur le forum :a: :flirt: :brille: :puppy: bonne chance pour ta fiche, si tu as des questions, n'hésite pas :flirt: :tinyheart: :ii: :crazy:
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Dim 13 Nov - 22:21

BIENVENUE SUR LE FORUM :brille: :puppy: :hihi: :hola: :keur: I love you :kissou: :creep: bon courage pour cette fiche avec ce perso un peu.. well, psychopathe de la muerta, mais il en faut bien. :creep: :creep: même si wsh, t'approche pas de moaaaa *se cache derrière en chaise en plastique l'air de rien* bon courage pour cette fiche, n'hésite pas si t'as la moindre question (par rapport au fo hein, j'suis sûre qu'eliza va t'aiguiller mieux que moi en ce qui concerne son scénario) (j'aime parler) (j'aime parler pour rien dire) (bijour toa t bien bo) (hihihihih) ( :no: )( :héé: )

_________________

it's empty in the valley of your heart. the sun, it rises slowly as you walk away from all the fears and all the faults you've left behind. the harvest left no food for you to eat, you cannibal, you meat-eater, you see but I have seen the same, I know the shame in your defeat but I will hold on hope and I won't let you choke on the noose around your neck.@mumford and sons
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Dim 13 Nov - 23:22

Bienvenue ! ♥
Bonne chance pour ta fiche :red:
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Dim 13 Nov - 23:43

un méchaaaaaant. :gaa: :gaa: hâte de voir ce que ça va donner les rps, Carter / Eliza. :brille: :cutie: il risque d'y avoir de l'action vu le contraste des deux personnages. :héé: me tarde de lire l'histoire également. What a Face
bienvenue parmi nous et bonne continuation pour ta fiche. :choc: :tinyheart:
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Lun 14 Nov - 3:02

Hey ! Tout d'abord merci pour cet accueil si chaleureux ! :brille:

Je suis content que la venue d'un méchant immoral vous intéresse autant, j'espère que je saurais à la hauteur de ce rôle ! J'ai du coup très hâte de vous pourrir la vie :lucifer:

Eliza > J'ai tellement été séduit par ton scénario que j'ai pas pu résister ! Je regarde le forum depuis son ouverture et je réfléchissais à un personnage dans le genre et quand j'ai vu que t'avais posté ce scénar', ça a été le coup de foudre ! J'ai hâte de faire de ta vie un enfer ! :éé:

Du coup, n'hésites pas à me dire si y'a un détail que tu veux changer ou quoi (même pas qu'un détail, je suis à ton entière disposition). J'ai terminé ma fiche mais si il y a des changements à faire, tu peux me les signaler quand tu veux !


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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Lun 14 Nov - 4:42

ce psychopathe habitait à phoenix, merde.  :èé:  :gaa:  :O.O: sans déconner, c'est tout un personnage ça, et avec la gueule de jamie, bref, t'as fais un bon choix de scénario.  :red:  :titcoeur:
bienvenue par ici.  :brille:
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Lun 14 Nov - 8:22

c'est eliza qui est contente. :brille:
bienveue parmi nous et bonne rédaction!
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Lun 14 Nov - 16:30

J'ai strictement rien a ajouté, tout est parfait ! Tu écris merveilleusement bien et c'est un plaisir de te lire. Ta super bien décrypter le personnage encore plus que je ne pensais :tinyheart:
Ravie que cela t'a donner envie alors, sa me touche *.*
Pour moi je valide a trois cent pour cent :)
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Lun 14 Nov - 18:31

Merci encore pour cet accueil !! :brille:

J'ai vraiment très hâte de RP avec vous tous et que mon petit Carter vous traumatise !

Ripley > Mais c'est pas un psychopathe voyons :hihi:. Il a juste très hâte de rencontrer des gens qui lui rappelleront son ancienne ville ~

Eliza > Je suis vraiment trop content que ce que j'ai fait du perso te plaise (en même temps j'ai juste ajouté mon petit grain à un scénario déjà génial :hihi:). Très hâte de RP avec toi !
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Lun 14 Nov - 18:34

bienvenuuuue :flirt: :tongue: :tongue:
bonne chance pour ta fiche :ananas:
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MessageSujet: Re: The devil's rejects • Carter   Lun 14 Nov - 23:57

félicitations, tu es validé(e) !
oueh, t'as trop la classe gros

petit mot de moa à toa : aww, ce personnage est vachement intéressant et ton style d'écriture rend le tout "beau" - dans la mesure du possible, meh. j'ai beaucoup aimé te lire, et j'ai hâte de lire tes rps et tout omg, gimme more  :gaa: juste pour te prévenir, afin que tu changes le groupe dans ta fiche, ton personnage appartient au groupe des "we all fall down" puisqu'il appartient à la partie déshumanisée / prêts à tout pour survivre des survivants, avec tout ce qu'il fait le coquin.  :hola: anyway, j'te laisse changer ça, et je te valide avec grand plaisir !

Te voilà validé et en prime t'as des gifs rigolos, que demander de plus ? Si tu en veux plus des gifs va ici, c'est drôle (attention aux spoilers par contre). Bref sinon à part ça quoi faire quand on est validés ? Tout est très simple mon petit   Tout d'abord, je te conseille d'aller voir dans le bottin des avatars, si on ne t'as pas oublié, parce que malheureusement, ça arrive des fois. Ensuite, tu peux aller te créer une fiche de liens, parce que se trouver des liens, c'est cool. Si ton personnage fait partie d'un camp tu peux aller recenser ton rôle, mais aussi ton habitation. Tu vas pouvoir également te renseigner sur le système de points et rejoindre, si tu veux, une des missions disponibles. Il t'es également possible de créer un scénario ou des pré-liens. Sur cette avalanche de liens assez chiants, on te propose d'aller jeter un coup d’œil dans le flood pour t'amuser avec les autres membres du forum.  Pour finir, n'hésite pas à promouvoir le forum, ça peut aider et c'est fort sympathique  :hearty:

Voilà  :sheep: maintenant tu es validé, tu peux tracer ta route parmi nous  :hiha: on espère vraiment que tu te plairas sur le forum et si tu as la moindre question, n'hésite pas à nous envoyer un petit message  :nuage:  :luvya:  :sweet:

_________________

it's empty in the valley of your heart. the sun, it rises slowly as you walk away from all the fears and all the faults you've left behind. the harvest left no food for you to eat, you cannibal, you meat-eater, you see but I have seen the same, I know the shame in your defeat but I will hold on hope and I won't let you choke on the noose around your neck.@mumford and sons
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The devil's rejects • Carter

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