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 i'm digging down holes without you (mills)

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MessageSujet: i'm digging down holes without you (mills)   Ven 25 Nov - 6:40

i'm digging down holes without you
ABSALON & EVALIA
since i've been walking solo, dreaming you were back home. i find getting down low, hide until tomorrow

Tu aurais probablement dû préparer ton coup. Penser correctement à ce que tu allais faire, une fois que tu aurais traverser le mur. Une fois que tu te retrouverais seule, à la recherche de ton frère et de ton père. Ça fait quelques semaines déjà qu’ils étaient partis, ou du moins, qu’ils avaient disparus, et même si on avait essayé de te faire croire qu’ils étaient partis par eux-même, tu ne pouvais tout simplement pas te faire à cette idée. Du temps, tu en avais eu et pourtant, tu ne l’avais pas utiliser. Chaque fois que tu t’étais retrouvée sur le point de mettre le pied dehors, prête à faire le grand saut sans la possibilité de faire demi-tour, quelque chose t’avait retenu, malgré toi. Une fois c’était Kara, l’autre fois c’était ta mère et puis putain, même le bébé à naître semblait être contre l’idée que tu partes à la recherche d’Abe et de ton père. Repos forcé, c’est ce que Dave, le médecin t’avait dit. Allongée dans ton lit à attendre que le temps passe, à attendre d’avoir le bébé ou que la mort vienne te chercher. Dans les deux cas, tu ne pouvais pas juste attendre et laisser le peu de vie qu’il te restait te filer entre les doigts. Tu n’as rien préparer et t’es sur le point de le faire. T’es sur le point de partir et tout ce que t’as fait, c’est écrire une lettre à ta mère pour lui dire à quel point tu es désolée, mais que tu ne peux tout simplement plus de te demander où ils sont, d’attendre qu’ils reviennent comme si c’était vraiment la solution à tous vos problèmes. À la fin de ces mots qui ne font pas complètement de sens, tu lui rappelles que tu l’aimes et que tu vas essayer de revenir, avec les hommes. Qu’à nouveaux, vous serez une famille. Une vraie famille, unie, malgré tout. Que dans tout le bordel de cette vie, vous serez quatre. Tu signes ton nom et tu te trouves un peu sans coeur, de lui faire ça, à ta mère. Non seulement elle a plus ses hommes, et là, elle part sa fille et son futur petit-enfant? Mais tu t’empêches d’y penser. Car si tu y penses trop longtemps, t’es presque certaine de faire demi-tour et t’as pas envie de changer d’idées une fois de plus. T’as besoin de le faire et dieu sait que tu as besoin de sortir. Les conséquences, les blessures au passage, tu les ignores, du moins pour le moment. Tout ce que tu as en tête pour le moment, c’est ton père et Abe. Le reste, tu y feras face en temps et lieu. Ou jamais, si ta sortie vire en mission suicide. Mais ça aussi, t’es prête à y faire face. Après tout, si ton heure est venu, so be it.

Tu pensais que ce serait difficile, de sortir de Fallon. Avec ton coton ouaté remonté, ton visage camouflé, tes mouvements rapides, tu réussis à te faufiler au travers d’une famille qui ont reçu une permission pour la journée. T’étais certaine que quelqu’un remarquerait que tu n’es pas à ta place au beau milieu des gens, peut-être même qu’un d’entre eux t’arrêterait, mais ce n’est pas le cas. Personne ne te regarde, personne ne semble même remarquer ta présence, et une fois dehors, tu te détaches du groupe comme si tu n’avais jamais été là. Ça fait plus que deux mois que tu n’es pas sortie de Fallon, et ça te fait étrange, de pouvoir te promener dans les rues presque désertes à nouveau. Le problème, c’est ce que tu n’es plus aussi rapide qu’avant. Et tu n’es plus aussi en forme non plus. T’as cette chose qui t’empêche de te faufiler discrètement : ce ventre qui fait trois fois ta taille habituelle. Et puis merde, tu sais même pas par où tu es censée commencer. Il y a tellement d’endroits où ils pourraient être. Et puis putain, tu aimes mieux ne pas y penser, mais ils pourraient être morts aussi, tous les deux. Et cette idée, elle t’arrache un soupir. Et cette idée, tu dois la tasser très loin dans ton esprit si tu veux être en mesure de te concentrer sur la mission du jour : trouver Abe et/ou ton père – préférablement ensemble – sans devoir y laisser ta vie. Tu ne sais pas combien de temps tu marches, c’est à peine si tu te souviens des rues et des chemins tellement il y a longtemps que tu n’as pas mis le nez dehors. Le temps est encore plus froid que dans tes souvenirs, les rues encore plus détruites qu’elles ne l’étaient et c’est très peu rassurant. Soudainement, l’idée de sortir te semble être une très mauvaise idée, mais il est trop tard. Trop tard pour faire demi-tour, alors tu continues d’avancer, ta main serrant ton canif très fort entre tes doigts, pas certaine que ce soit une bonne arme puisque pour l’utiliser, ça veut dire que les rôdeurs sont pratiquement sur toi et ton centre de gravité est légèrement décalé avec cette immense bedaine et puis fuck, tu sais pas comment tu pourrais te battre alors que tu es grosse comme une vache, mais ça aussi, ce sont des pensées que tu dois chasser de ton esprit pour ne pas te mettre à perdre la tête. « ABE. PAPA. ABE. » C’est ce que tu cris sans cesse, lorsque tu es pratiquement sûre d’être toute seule. Tu sais que c’est un peu étrange, mais si tu te mets à crier et qu’il y a des gens, tu risques de te faire repérer et c’est pas réellement ça le plan. Mais si tu ne dis jamais que tu es là, comment ils sont censés savoir, tes hommes, que tu les cherches activement? T’es proche de l’hôtel maintenant, tu te replaces un peu, mais tu peux pas rester dans le milieu de la place parce que tu sais qu’il y a pleins de rôdeurs dans ce coin-ci. Mais tu sais aussi que ça peut être une bonne place pour se cacher, si jamais. Un bon fort une fois le danger passer. Alors tu avances, discrètement, difficilement, et tu espères, encore un peu. What else can you do really?

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MessageSujet: Re: i'm digging down holes without you (mills)   Ven 25 Nov - 20:03

There is a light and it never goes out.
evalia mills & absalon mills
take me out tonight Where there's music and there's people, And they're young and alive. Driving in your car  I never never want to go home , Because I haven't got one Anymore. Take me out tonight Because I want to see people and I Want to see life. To die by your side Is such a heavenly way to die.

La petite maison dans laquelle Absalon et Rhett squattaient depuis qu’ils avaient quitté le camp de Fallon, elle était bien, elle était plutôt sécurisée et comme il ne semblait qu’y avait jamais eu beaucoup de personnes vivants dans la petite ville de Fallon, y avait pas beaucoup de rôdeurs dans le coin. C’était pas bien compliqué, en somme, de se débarrasser des quelques éléments perturbateurs qui trainaient dans le coin. Ils étaient plutôt tranquilles pour ce qui était des rôdeurs, mais ils manquaient de plein de trucs, comparé à tout ce qu’ils avaient eu quand ils avaient été encore à Fallon. Ils auraient des problèmes aussi, si y avait autre chose que des rôdeurs pour venir les emmerder. Il fallait bien l’admettre, le plus dangereux au milieu de cette apocalypse, c’était les humains à présent. C’était forcément moins bien que Fallon, quand bien même ils étaient défaits de toutes les règles à la con qu’ils avaient été obligés de respecter quand ils avaient été dans ce camp. Celles qu’ils n’avaient pas assez bien respectés, sans quoi, ils ne seraient pas dehors à l’heure actuelle. Les règles, elles avaient été supportable pourtant, tant qu’il y avait eu toute la famille ensemble pour se soutenir, tant qu’il y avait eu Kara. Plus les jours passaient, plus la blonde lui manquait, c’était con quand même, que la première fille à laquelle il s’attachait comme ça, il avait fallu qu’il la rencontre au beau milieu de l’apocalypse. Ouais, avant tout ça, ses histoires d’amour, elle n’avait jamais duré bien longtemps, pourtant, il avait été un type qui avait bien envie de se poser avec quelqu’un, de construire quelque chose de concret, d’avoir des enfants, une jolie maison et tout ce qui pouvait aller avec. Il n’avait jamais rencontré la bonne personne avant ça et maintenant, c’était bien trop tard pour envisager une vie pareille.

Maintenant, tout ce qu’il y avait à faire c’était survivre, au jour le jour, sans jamais savoir de quoi sera fait demain. C’était difficile maintenant de se projeter dans l’avenir, encore plus maintenant que Fallon était loin derrière eux. Il n’aimait pas ça, être là dehors, quand la plupart des personnes auxquelles il tenait étaient encore dans le camp. Bien-sûr, il savait qu’elles étaient toutes les trois plus en sécurité dans le camp, alors évidemment qu’il n’avait pas envie de les voir en sortir. On lui avait bien fait comprendre, qu’il avait intérêt à partir avec son père, puisqu’il l’avait aidé et que s’il ne le faisait pas, on n’hésiterait pas à le foutre dehors de force, qu’il pourrait bien embarquer avec lui sa sœur et sa petite amie. C’était comme ça que ça marchait à Fallon de toute évidence. On poussait les gens à ‘partir de leur plein gré’ en menaçant leurs proches. Y avait vraiment des moments où il se disait que c’était le pire endroit du monde ce camp et pourtant, il ne pouvait pas nier qu’y avait quand même un certain confort entre les murs de la ville et beaucoup plus de sécurité qu’ici au milieu de nulle part. Avoir un avis bien défini sur Fallon ces derniers temps, c’était devenu compliqué. C’était peut-être pour ça, au final qu’Absalon, il en voulait autant à son père. Lui en vouloir à lui, ça allégeait un peu la rancœur qu’il avait envers ce camp et les personnes qui le dirigeait. Ça lui permettait de continuer à se dire que c’était quand même un endroit bien, au moins pour Annie, Eva et Kara. C’était un moyen comme un autre de s’accrocher à cette idée et surtout, c’était le seul moyen qu’il avait de montrer à quelqu’un son mécontentement, dommage pour son père, c’était lui qui faisait les frais de la colère de son fils et Absalon, il avait encore bien du mal à ne pas se montrer complètement imbuvable avec son paternel.

Il n’avait posé que très peu de problèmes, plus jeune, comparé à Eva. Ouais, il avait eu des problèmes à gérer sa colère, sa frustration et ça l’avait parfois rendu agressif, jamais sans raison qu’il avait bien voulu dire. Mais il avait trouvé un moyen de canaliser tout ça. Du sport, beaucoup de sport, ça l’avait toujours bien calmé. Il avait toujours été incapable de retenir ses coups quand on l’avait bien gavé par contre ; et c’était bien souvent les ‘petits-copains’ d’Evalia (autrement appelés, mecs en rut qui voulaient juste la baiser) qui en avaient fait les frais. Mais globalement, il n’avait jamais fait d’opposition au modèle parental, il n’avait jamais causé beaucoup de souci à ses parents. Mais il n’était jamais trop tard pour ça, alors peut-être bien que Rhett, il allait finir par penser que son fils, il faisait une crise d’adolescence à retardement, avec quelque chose comme treize ans de retard. Tant pis, il ne pouvait pas faire autrement. Encore aujourd’hui, il s’était barré, en laissant juste un mot sur la table, dès que son père avait eu le dos tourné. Il avait besoin de sortir de cette baraque, tout comme il avait toujours eu besoin de sortir de Fallon et qu’il l’avait fait sans demandé l’autorisation parentale, quand il avait pris un poste de nettoyeur. Il avait vingt-sept ans maintenant, il faisait bien ce qu’il voulait après tout. Il avait pris la route jusqu’à l’hôtel de la ville, devait bien y avoir encore quelques trucs qui pouvaient servir à quelque chose, au pire, il pourrait toujours vide le bar, ça l’occuperait et y avait personne qui pourrait je juger pour ça. Certainement pas son père. Y avait pas mal de rôdeur dans le coin, ils l’avaient déjà remarqué quand ils étaient passé, avec son père. A croire que l’hôtel d’Hazen avait été l’endroit le plus peuplé de la toute petite ville. Ça n’avait pas d’importance, il avait réussi, tant bien que mal à se frayer un chemin là-dedans, tuant les rôdeurs sur son passage, il n’avait pas l’intention de rester bien longtemps, juste de prendre quelques trucs avec lui et de partir. La fenêtre était ouverte derrière lui, alors qu’il fouillait une pièce au rez-de-chaussée, il pouvait se barrer par la fenêtre comme ça si des rôdeurs se pointaient. Il s’était arrêté dans ses recherches en entendant une voix, elle était familière et ‘Abe’ ça avait forcément attiré son attention. Il referma son sac, le plaça sur son épaule avant de sortir par la fameuse fenêtre ouverte, partagé entre l’envie de réalisé qu’il avait rêvé et celle de revoir sa sœur, parce que c’était la voix de sa sœur qu’il avait entendue, il l’aurait reconnue entre mille. Et elle était là, devant cet hôtel de merde, sa sœur. « Eva ! » Qu’il s’écria en courant dans sa direction. En face d’elle, il plaqua ses mains contre ses épaules avant de la regarder des pieds jusqu’à la tête, elle avait l’air d’aller bien, toujours aussi grosse, qu’il aurait pu dire pour se moquer d’elle. « Qu’est-ce que tu fous ici ? Tu devrais pas être ici. » Y avait du reproche dans le son de sa voix, parce que c’était un fait, elle n’aurait pas dû être là et quand bien même il était content de la voir, il aurait préféré qu’elle reste saine et sauve au camp. Est-ce qu’elle s’était faite virée ? Ou bien elle jouait les exploratrices dehors ? Kara. Est-ce que Kara allait bien ? Il se maudissait presque pour la rapidité à laquelle cette question était venue se faire une place dans sa tête, alors même que c’était de sa sœur qu’il était question-là ; mais il la poserait cette question c’était certain.

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MessageSujet: Re: i'm digging down holes without you (mills)   Sam 26 Nov - 6:02

i'm digging down holes without you
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Tu as froid, soudainement. C’est la seule chose à laquelle tu arrives à penser complètement. Tu ressens chaque rafale de vent avec plus d’ampleur que normalement, et tu te demandes si ce que tu ressens, c’est vraiment la température ou bien plutôt un sentiment de solitude qui s’incruste dans la totalité de ton corps. Dans une tentative de te réchauffer, tu frottes tes mains contre tes bras, frissonnant et grelottant et tu te demandes si tu n’aurais pas dû trouver un manteau de plus, ou n’importe quoi. Mais il y a tellement peu de vêtements qui te font depuis ta grossesse, surtout maintenant que c’est presque terminé et que tu es plus grosse que tu ne l’as jamais été. Ça t’étonne, comment le corps est fait, comment le corps se transforme pendant la grossesse. Ça te surprend encore plus comment cette grossesse a pu te changer toi, ta personnalité, ta façon d’agir, ta façon de penser. Comment tu as dû apprendre à penser pour deux, toi qui avait déjà de la difficulté à penser pour une. Ça avait été une grosse bombe, ce test de grossesse positif, au beau milieu de la fin du monde. Ça t’étais apparu comme la plus grande blague possible. Comme une grosse joke dont tu étais le punch line, quelque chose de complètement ridicule, mais que tu ne pouvais tout simplement pu éviter. Et chaque fois que tu avais eu l’impression que c’était trop, trop à gérer pour toi toute seule, trop gros à porter, tout simplement impossible, Abe, il avait été là. Il avait été présent pour t’aider à rationaliser la chose. T’aider à te faire comprendre que oui, tu étais assez forte, que oui tu serais capable. Que putain, ce ne serait pas facile, mais qu’il ne te lâcherait pas, qu’il serait toujours là, à tes côtés. C’est pour ça que tu devais partir à sa recherche. Pour cette raison précise qu’une fois de plus, tu avais décidé de ne penser à personne. Pour un instant, oublier que dehors, c’était dangereux pour toi, pour le bébé. Oublier que c’était une grosse connerie de penser que tu pouvais partir de Fallon sans avoir des conséquences au bout du compte. Parce que tu devais penser à Abe d’abord et avant tout. Penser à lui, qui était dehors, probablement contre son gré, malgré ce qu’on en disait au camp. Tu devais penser à lui, pour toi. C’était peut-être égoïste, mais tu t’en fichais complètement. Tu n’étais pas particulièrement connue pour être une fille généreuse de toute façon. T’étais bonne pour te mettre avant tout le monde, Abe était d’ailleurs le premier à le savoir, avec tout ce que tu avais pu lui faire vivre pendant tes années de rébellions à l’adolescence. Tu ne pouvais tout simplement pas t’imaginer donner naissance à ce petit être en toi sans Abe à tes côtés. C’était inconcevable. Inimaginable. Et si tu devais y risquer ta vie pour l’avoir à tes côtés, et bien ce serait le prix à payer. Après tout, t’as un peu l’impression que ta vie, sans la moitié de toi, elle n’a plus grand sens, elle n’a plus grande valeur.

T’es sur le point d’abandonner. De faire demi-tour, même si t’es pas certaine de vraiment pouvoir le faire. T’as les pieds tellement enflés, tout ce que tu voudrais à ce moment même, c’est enlever ces chaussures qui te coupent la circulation et pouvoir t’asseoir un moment, reprendre ton souffle, oublier cette douleur qui habite ton corps en entier. You’re no quitter, mais aujourd’hui, t’en peux tout simplement plus. T’as soudainement l’impression de porter le poids du monde sur tes épaules et peu importe ce que tu fais, peu importe où tu vas, tu n’arrives à rien. Tu échappes un long soupir, là, coller contre un mur de l’hôtel et tu sens la fatigue qui te submerge, les larmes qui te montent aux yeux. Tu cris encore les noms de ton frère et de ton père, mais tu perds un peu de ton énergie, ta voix se fait de moins en moins forte. Tu veux y croire, tellement fort, mais c’est pas réaliste, tu le vois bien. Tu le comprends maintenant, dans le froid et dans la solitude que putain, c’est ta vie maintenant. Seule, prisonnière et là, tu dois gérer avec tout ça. Tu veux pas, tu veux pas, putain, tu peux pas. « Eva! » La voix, elle te tire de ta rêverie. La voix, tu l’as reconnaîtrais n’importe où, n’importe quand. Cette voix, elle te force à te tenir droite, alors que tu le vois qui court en ta direction. T’arrives presque pas à y croire lorsque ses mains se placent sur tes épaules, vos regards se croisant à peine, trop occuper à s’assurer que l’autre est encore en un seul morceau, vivant et en bonne santé. « Qu’est-ce que tu fous ici? Tu devrais pas être là? » Tu entends le reproche dans sa voix, mais tu l’ignores, parce que même si tu sais qu’il a raison, tu t’en fiches de pas devoir être là. Lui, il est là. Il va bien. Il est devant toi et putain, t’as tellement eu peur que ce moment n’arrive jamais que tu ne peux rien faire d’autre que de mettre tes bras autour de son cou, l’enlaçant du mieux que tu peux, ton ventre immense prenant toute la place entre vous deux. « T’es là. T’es vivant, putain tu vas bien. J’y crois pas. » Tu sens les larmes qui te montent aux yeux et tu ravales tes sanglots parce que fuck, ça lui ferait bien trop plaisir de te voir pleurer maintenant, c’est le genre de trucs qu’il aime te remettre sous le nez ensuite, pour te rappeler à quel point tu n’es qu’une petite fille au fond. « J’suis sortie. J’aurais pas dû, j’le sais. Mais.. mais sans toi, j’pouvais pas rester là-bas. J’pouvais juste pas Abe. » Tu roules des yeux, te mords les lèvres. Putain, tu détestes te sentir aussi vulnérable, aussi faible. Te sentir comme la nana qui a absolument besoin de son frère pour continuer, pour survivre. « Tout le monde dit que t’es parti volontairement. Que papa et toi, vous êtes partis de votre plein gré. » Il y a encore des larmes dans tes yeux, mais tu t’en fiches. Ton regard est bloqué dans celui de ton jumeau. Tu veux qu’il te regarde, tu vois qu’il te voit. Qu’il comprenne combien rien ne fait dans ce monde s’il est pas à tes côtés. « J’y crois pas. J’y crois pas une seule seconde. » Comme un réflexe de cette gamine que tu as un jour été, il y a tellement longtemps maintenant que jamais tu ne croyais devoir y penser à nouveau, ta main attrape celle de ton frère et tu l’as sers tellement fort que vos jointures blanchissent sous le mouvement. « Dis-moi. Dis-moi pourquoi vous êtes partis. » Ce n’est pas une demande, c’est plutôt un ordre. T’as besoin de comprendre. Mais par dessus tout, t’as besoin qu’il revienne.

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MessageSujet: Re: i'm digging down holes without you (mills)   Sam 26 Nov - 13:54

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Absalon, il ne serait jamais parti de ce camp volontairement, en laissant sa sœur derrière lui. Kara non plus. Il se demandait si elles en avaient conscience de ça, Eva et Kara. Il se disait souvent que oui, elles devaient bien en avoir conscience, elles savaient toutes les deux, qu’il les aimait trop pour agir comme ça et qu’il aurait eu un sacré problème, pour décider d’aller faire sa vie en dehors des murs de Fallon, comme ça, sans prévenir personne. Des fois, il se disait que Kara, elle devait lui en vouloir, que Kara, elle devait bien penser des fois, qu’il était parti et qu’il l’avait abandonné, comme tout le monde dans sa vie, parce que c’était plus facile d’en vouloir aux autres, dans ce monde infernal. Il le savait bien, lui qui en voulait tant à son père, pour une erreur qui n’en était même pas une et dont il était techniquement autant coupable que son paternel. Peut-être qu’elle lui en voulait Kara alors, et peut-être que ça l’aidait à se sentir mieux. Tant mieux, si c’était le cas, il ne voulait pas qu’elle se sente mal à cause de lui, il ne voulait pas non plus qu’elle le déteste, parce que lui, il l’aimait, il l’aimait comme un fou. Mais Eva, elle devait savoir. Eva, elle était la personne au monde qui le connaissait le mieux, elle était celle qui avait partagé chaque étape de sa vie avec lui. Y avait ce lien aussi indéfinissable qu’inébranlable entre eux deux, cette impression d’être capable de sentir, au plus profond de ses tripes, ce que l’autre pouvait ressentir. Alors, elle devait savoir elle, qu’il n’était pas parti volontaire et elle devait savoir que jamais, il ne l’aurait abandonnée derrière lui, parce que depuis vingt-sept ans, il ne l’avait jamais fait, qu’importait la volonté avec laquelle parfois, sa sœur avait essayé de le repousser.

Elle avait essayé Eva, à une époque, à chaque fois qu’elle lui avait fait la tronche parce qu’il s’était un peu trop mêlé de sa vie, qu’il était venu s’interposé entre elle et la nouvelle connerie qu’elle pouvait préparer. Il avait presque cru, des fois, qu’elle finirait par le détester. Mais ça aurait été mieux, qu’elle le déteste, plutôt qu’elle ait des problèmes, qu’elle ait un accident parce qu’elle était bourrée, qu’elle se retrouve enceinte à seize ans, qu’un pauvre type abuse d’elle parce qu’elle était trop bourrée pour dire non. Peut-être que ça l’avait frustrée Eva à cette époque alors que pour une raison ou pour une autre, elle avait dû croire qu’elle avait besoin de prendre tous ces risques débiles. Mais Absalon, il s’en fichait, à l’époque comme aujourd’hui, il savait qu’il avait agi au mieux pour l’aider sa sœur. Elle aurait pu le détester, finir par le maudire assez pour l’éjecter de sa vie, il aurait continué de penser qu’il avait fait ce qu’il devait faire, pour l’aider. Mais heureusement, malgré tout ça, c’était toujours dans ses bras à lui, qu’Eva était venue se réfugier dans les moments difficiles. Parce qu’elle l’avait probablement toujours su, qu’il faisait ça pour son bien. Tout comme il espérait qu’aujourd’hui, elle sache, qu’il ne l’avait pas abandonnée sans raison, volontairement, comme si elle n’était plus la personne la plus importante de sa vie. Peut-être bien qu’à un moment, elle pourrait batailler pour cette place avec Kara ; il ne l’espérait pas, il ne voulait pas choisir entre sa sœur et la femme dont il était tombé amoureux. Mais Eva, il fallait qu’elle le sache, que jamais, il n’aurait agi de la sorte, qu’importait tout ce qu’on pouvait raconter à Fallon. Ce camp était dirigé par des pourris qui tournaient tout à leur sauce, alors Eva, elle n’était pas idiote, loin de là, elle devait avoir compris tout ça.

Eva, il y pensait souvent, trop souvent en triturant ce bracelet qu’il avait autour du poignet depuis des années maintenant. Un cadeau d’anniversaire qu’elle lui avait fait, bien des années plus tôt, et dont il ne pourrait jamais se défaire. Il pensait tellement à elle qu’il avait l’impression qu’y avait des moments où il avait l’impression de la voir, d’entendre sa voix et il finissait par réaliser que ce n’était qu’une illusion, qu’elle n’était pas là. Cette fois encore, pendant un moment, il avait cru que ce n’était qu’un songe idiot qui allait disparaitre quand il se concentrerait de nouveau sur le monde extérieur, mais il était sorti et elle avait été là, il pouvait sentir sa peau sous ses doigts, il n’était pas en  train d’halluciner, elle était là et il en sentait les battements de son cœur qui s’accéléraient contre sa poitrine. « Ouais, je vais bien. » Il esquissa un léger sourire, il allait bien, c’était vite dit. Il était vivant et entier, ce serait plus adapter, mais il était aussi en colère, triste, frustré, tant de trucs qui faisaient qu’il n’allait pas bien au quotidien. Il remonta une main contre sa joue. « Il faut que tu restes là-bas Eva. T’es en sécurité dans ce camp. » Il déposa un baiser contre le front de la jeune femme. Elle était en sécurité dans ce camp et c’était bien la seule pensée qui l’aidait, Absalon à supporter au moins un tout petit peu, la distance entre elle et lui. Tant qu’il la savait en sécurité, il pouvait garder la tête sur les épaules. Il fut soulagé par les propos d’Eva, elle ne croyait pas que lui et leur père soit parti volontairement. « Non, non. On nous a mis dehors. J’te laisserai jamais tomber, Eva, jamais. » Pas de son plein gré, c’était impossible, c’était sa sœur et il l’aimait de son cœur. Il attrapa sa main entre la sienne, mieux valait éviter de rester là, il lui expliquerait ce qui s’était passé, mais d’abord, mieux valait se mettre à couvert. « Viens. » C’était trop loin pour la ramener dans la maison où il était avec leur père. Alors il la dirigea vers l’hôtel, suivant le chemin qu’il avait nettoyé avant de la trouver, pour retrouver cette pièce qu’il avait été en train de fouiller. Il ferma les portes, les fenêtres, les rideaux, tout ça avec l’espoir qu’on leur foute la paix. Il tira un fauteuil dans un coin pour qu’elle puisse s’asseoir. « Ça va toi ? Tu as besoin de quelque chose ? » De l’eau, quelque chose à manger, n’importe quoi, il se débrouillerait pour lui trouver ce dont elle pouvait avoir besoin. Il avait une bouteille d’eau dans son sac et quelques barre de céréales qu’il avait réussi à extirper d’un distributeur un peu plus loin, c’était pas grand-chose, mais si elle avait besoin, ce serait déjà ça. Il voulait qu’elle aille bien sa sœur, et que son bébé s’en sorte aussi, c’était tout ce qui comptait.

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MessageSujet: Re: i'm digging down holes without you (mills)   Mer 30 Nov - 10:14

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ABSALON & EVALIA
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Tu n’as jamais appris comment vivre toute seule. Tu n’as jamais eu à le faire. Depuis que t’es haute comme trois pommes, t’as eu Abe pour tout faire à ta place. Pour avancer à ta place, pour parler à ta place, pour survivre à ta place même par moments. Sans lui, t’aurais jamais survécu ne serait-ce que de perdre ta mère. Tu n’aurais pas survécu les familles d’accueil et les mois à être trimballer comme une chose, sans qu’on ne t’accorde aucune importance. Tu ne serais sûrement jamais sortie de ton mutisme. Et une jeune fille qui ne parle pas, qui en voudrait? D’une enfant défectueuse à l’enfance horrible et à l’incapacité de s’ouvrir? Tu dois absolument tout à ton frère, et tu te dois d’absolument tout faire pour le retrouver, peu importe ce que ça prend. Parce qu’il a su te sauver par le passé et que tu lui dois au moins l’essai de lui rendre la pareille. Ta tête est pleine de lui, pleine des souvenirs que vous avez eu depuis votre enfance. Tu peux encore sentir sa main dans la tienne, ses doigts qui serrent contre les tiens quand il tente de te convaincre de faire un pas de plus, quand il veut te rassurer et te faire savoir que oui, tu vas t’en sortir. Tu peux encore entendre sa voix dans ta tête, qui te répète encore et encore que tu dois faire attention à toi, que putain, tu dois vraiment arrêter de faire des conneries, qu’il en peut plus de toujours devoir réparer les pots cassés que tu laisses sans cesse derrière toi. Tu es persuadée qu’il va te le redire encore, si tu finis par le trouver. Qu’il va se plaindre parce que tu es sortie, que tu n’as pas réfléchi, que bordel, il ne s’agit plus seulement que de ta vie. Le discours, on te l’a fait, encore et encore. Et jamais ça ne cesse, et jamais ça ne s’arrête. Et toi, tu as besoin que ça arrête. Ne serait-ce que pour une journée, ne serait-ce que pour un moment. Tu as encore besoin d’être Evalia, la gamine silencieuse, l’adolescente impulsive, l’adulte un peu perdue, tout croche, incapable de s’adonner à ce sentiment qu’est aimer sincèrement. Et tu ne peux être aucune de ces femmes à Fallon. À Fallon, t’es simplement la prisonnière. Cette conne enceinte jusqu’aux oreilles qui est un problème plutôt qu’une solution. Celle qu’on doit garder à l’oeil parce qu’on ne sait pas ce qui pourrait arriver. Et en agissant comme tu le fais, tu leur donnes des raisons, de douter de toi. Mais tu t’en fiches complètement. Tu ne penses même plus. Tu ne ressens que de la colère, de l’incompréhension. Et un peu de cette peur de ne jamais retrouver ton frère ou ton père. D’apprendre qu’ils sont morts. D’apprendre qu’ils sont devenus des rôdeurs, eux aussi. Alors tu avances, sans savoir ce qui t’attends. Tu avances dans cette illusion en espérant que ce soit suffisant. Qui aurait vraiment cru que ce le serait?

De le voir, en chair et en os, c’est le plus grand des réconforts que tu n’aurais pas pu avoir pour le moment. C’est absolument tout ce dont tu avais besoin. Pendant un instant, tu as l’impression de mieux respirer. Pendant un instant, tu te sens un peu moins lourde, un peu moins seule, et ça, ça vaut absolument tout l’or du monde. « Ouais, je vais bien. » Tu lui renvois son sourire, un sourire qui est tellement similaire sur vos deux visages. On vous dit souvent que ne vous ressemblez pas tant que ça, pour des jumeaux. Mais toi, tu les vois, tous les traits que tu partages avec le jeune homme. La forme de vos yeux, comment votre sourire se tasse sur un coin, le noir de vos cheveux. Tu sens sa main qui remonte jusqu’à ta joue et tu déposes la tienne par dessus, c’est instinctif de toute façon. Depuis toujours, vous veillez à ce que l’autre ait bien, peu importe ce qu’il en coûte. « Il faut que tu restes là-bas Eva. T’es en sécurité dans ce camp. » Tu hoches négativement de la tête, ta main serrant contre la sienne toujours contre ta joue. « J’peux pas retourner là-bas Abe. Pas sans toi, ok? J’vais pas y arriver si t’es pas là. » Et c’est vrai, t’as aucune idée comment tu es censée faire là-bas sans lui. Comment tu es censée prétendre pouvoir t’occuper de Kara et de ta mère alors que tu peines à t’occuper de toi-même. Comment tu es censée mettre un enfant dans ce monde si t’as pas ton frère pour venir mettre au moins un peu de sens dans ton monde. Et comme pour te rappeler de ce qui s’en vient, tu sens le bébé qui donne des coups, t’arrachant une grimace d’inconfort alors que tu tentes de te concentrer pleinement sur ce moment. Abe et toi, ensemble. Comme cela ce doit de l’être. « Non, non. On nous a mis dehors. J’te laisserai jamais tomber, Eva, jamais. » Tu échappes un soupir de soulagement, même si vraiment, il n’y a pas grand-chose de réjouissant à la situation. Il doit pouvoir revenir à Fallon, tu as besoin qu’il revienne à Fallon. Tu sens les larmes qui te montent aux yeux, un mélange de toutes les émotions qui te traversent en même temps. « Je le savais, je le savais. » Ta voix n’est qu’un murmure, mais soudainement, t’as l’impression que tu vas t’effondrer. Et t’as l’impression qu’il le sent Abe, parce qu’aussitôt, il attrape ta main, te forçant à le suivre. « Viens. » Et comme tu as toujours su le faire, tu suis ton frère, le laissant te guider jusqu’à l’hôtel. Et comme d’habitude, il s’occupe de tout. Tu le regardes faire alors qu’il ferme tout ce qu’il peut fermer sur son passage, assurant un maximum de sûreté pour vous deux, ou plutôt vous trois. Pendant ce temps, tu essayes du mieux que tu peux de rester calme, de reprendre moindrement tes esprits. Tes mains sont instinctivement sur ton ventre, massant légèrement les endroits où le bébé n’arrête plus de donner des petits coups. « Ça va toi? Tu as besoin de quelque chose? » Tu hoches négativement de la tête, le regard toujours baisser sur ton ventre trop arrondi. « Seulement que le bébé arrête de faire des siennes. Touche. » Tu prends sa main, la plaçant à l’endroit où tu sens les petits coups, et tu regardes ton frère, l’émerveillement plein les yeux. « Il est comme toi. Il m’écoute pas quand j’lui demande quelque chose. Et il a un caractère de chien. » Tu dis il, même si tu n’as encore pas la moindre idée s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille. Tu souhaites un garçon, mais vraiment, ça n’a pas d’importance. Tu te tasses un peu sur le fauteuil, histoire de laisser un peu de place pour que ton frère s’assoit à tes côtés. « J’te promets que j’manque de rien ok? Mais j’ai besoin de savoir. Pourquoi ils vous ont mis dehors? » Et puis, tu penses à ton père. Pourquoi il n’est pas là? Où il est? Qu’est-ce qui s’est passé? Trop de questions qui sont sans réponse. Absalon doit se mettre à parler, et vite. « Et papa? Pourquoi t’es pas avec lui? Il va bien? »

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MessageSujet: Re: i'm digging down holes without you (mills)   Jeu 8 Déc - 19:18

There is a light and it never goes out.
evalia mills & absalon mills
take me out tonight Where there's music and there's people, And they're young and alive. Driving in your car  I never never want to go home , Because I haven't got one Anymore. Take me out tonight Because I want to see people and I Want to see life. To die by your side Is such a heavenly way to die.

Les murs de Fallon, ils offraient une certaine sécurité aux personnes du camp. C’était difficile de le nier. Le camp était fortifié à sûr, ça faisait depuis bien un an maintenant qu’il tenait parfaitement debout. Il ne savait pas Absalon, si c’était parce qu’ils avaient des règles strictes et qu’ils n’autorisaient en rien le dépassement de ces dernières, mais le fait était que le camp tenait bon, malgré le chaos tout autour. Il y avait de l’eau, de l’électricité, des provisions et un confort qui était loin d’être négligeable. Alors évidemment qu’Evalia était mieux à Fallon qu’en pleine nature. Ils s’en sortaient pas trop mal, Rhett et Absalon. Ils avaient élu domicile dans une petite maison du coin et pour l’instant, y avait personne pour les emmerder. Mais, il savait bien, le brun, qu’ils seraient vite obligés de lever les voiles pour aller voir ailleurs s’ils y étaient ; que ce n’était pas un refuge qui durerait bien longtemps. Alors, mieux valait qu’Evalia, elle reste au camp plutôt qu’elle se trimbale avec eux et leur mode de vie encore bien bancal. Elle était enceinte. Elle serait forcément mieux avec le confort de Fallon à portée de mains. Il y avait des médecins en plus là-bas, il y avait Kara qui pouvait forcément l’aider et puis il y avait leur mère qui bien évidemment saurait quoi faire pour lui venir en aide, à elle mais aussi au bébé. Il aurait voulu rester avec sa sœur Absalon, lui dire de venir avec lui, que tous ces pourris du camp, ils n’en valaient pas la même et que peut-être qu’ils pourraient se construire quelque chose d’aussi solide, rien que tous les cinq. Rhett, Annie, Eva, Kara et lui. Mais ce serait des paroles en l’air, un truc qu’il ne pouvait malheureusement pas promettre. Parce qu’il savait que Fallon, c’était mieux que tout ce qu’ils pourraient construire tous les cinq. Alors, s’il fallait renoncer à Eva pour qu’elle soit en sécurité, il avait tendance à penser qu’il pourrait survivre à son absence, mais la pratique était bien plus difficile que la théorie.

Ils n’étaient jamais restés aussi longtemps sans se voir ou au moins se parler tous les deux. Y avait toujours moyen, avec la technologie d’avant de rester en contact. Ils avaient le téléphone, les messages, internet alors même quand ils avaient été loin l’un de l’autre, ils avaient su trouver un moyen de se rapprocher. Mais maintenant, il ne pouvait plus lui envoyer de sms pour lui demander des nouvelles ou lui annoncer un truc plus ou moins important qui surviendrait dans sa vie. Le seule grande nouvelle qu’il aurait pu avoir, en ce moment, jour après jour, ça aurait été de dire que finalement, contre toute épreuve, malgré les risques et les dangers, il était encore en vie. C’était rassurant et peut-être qu’Eva elle aurait bien eu besoin de savoir ça, tout comme lui il aurait aimé avoir, tous les jours la preuve qu’elle allait bien, mais évidemment c’était très éloigné de ce qu’ils avaient pu connaitre avant tout ça. La technologie lui manquait cruellement à des moments. Il donnerait cher ces derniers temps pour avoir la chance de se foutre dans le canapé, une bière à la main et un jeu vidéo pour distraction. Mais ce serait trop demandé, évidemment. Au moins, il avait maintenant la preuve qu’Evalia allait bien, qu’elle était en vie et ça, ça avait de quoi le rassurer, même s’il aurait préféré qu’elle ne sorte pas du camp. Il la raccompagnerait, elle pouvait en être certaine, parce qu’il était hors de question qu’elle rentre toute seule. Elle y retournerait au camp, il ne lui laissait pas le choix. « Bien-sûr que si, tu y arriveras Eva. Tu dois y arriver. » Même sans lui, parce qu’ils n’avaient pas le choix, il ne pouvait pas rentrer avec elle et elle ne pouvait pas rester dehors avec lui. « Dis-toi que, quoi qu’il arrive, je suis jamais très loin, okay ? » Il en passait du temps près du camp, comme si ça lui permettait d’être rassuré, quand bien même il n’avait pas la moindre idée de ce qui pouvait se passer derrière les murs. Et puis la maison dans laquelle ils squattaient, son père et lui, elle n’était vraiment pas loin de Fallon, elle pouvait se rassurer au moins comme ça, en se disant qu’il n’était pas si loin d’elle que ça ; c’était ce qu’il faisait lui, bien souvent.

Il esquissa un léger sourire, alors qu’elle disait qu’elle le savait, qu’il n’était pas parti volontairement. Évidemment qu’elle le savait Eva, elle le connaissait trop bien pour avoir douté de lui. Il l’avait vite accompagnée à l’intérieur de l’hôtel, parce qu’ils y seraient plus en sécurité que là, dehors et puis il en avait nettoyé un petit coin, autant que ça serve à quelque chose. La pièce dans laquelle ils étaient semblait assez sécurisée pour le moment, alors il était revenu vers sa sœur. La main sur le ventre de la jeune femme, il pouvait sentir les coups du bébé, aussi surprenant que ça puisse être, y avait en elle, un petit être qui s’agitait, bien en vie, au milieu de tout ce chaos. Son neveu ou sa nièce. Il en senti les battements de son cœur s’accélérer, tiraillé entre la joie de se dire qu’il allait être tonton et la peine de se dire qu’il ne serait certainement pas là pour le voir ce bébé quand il viendrait au monde. Il releva les yeux vers sa sœur, lui adressant un sourire attendri. « Il ou elle ? J’suis sûr que c’est une fille. » Il n’en savait rien, il ne pouvait pas prédire. « J’sais pas pourquoi, j’aurai bien voulu avoir une fille, moi. » Si seulement le monde avait continué à tourner droit ouais, il aurait aimé avoir des enfants, une fille surtout – même si évidemment, s’il avait eu la chance d’avoir un fils, il aurait été heureux. Mais il n’avait jamais rencontré la bonne personne, celle avec qui il voudrait construire une famille. « Tu devrais l’appeler Luna, si c’est une fille. Quand on était petits, notre mère, pas Annie, notre mère biologique, elle chantait toujours cette chanson, en espagnol, sur la lune … » Il s’en souvenait pas de la chanson, il avait genre quatre ans la dernière fois qu’il l’avait entendue, sans doute, c’était juste ce genre de souvenir bizarre qui lui restait d’une chanson qui parlait de la lune, un des très, très, très rares souvenirs de sa mère biologique. « J’sais même pas ce que je raconte, désolé. » Elle l’appelait bien comme elle le voulait, son fils ou sa fille hein et c’était pas comme si leur mère biologique avait encore une quelconque importance dans leur vie à présent de toute façon. Dans un soupire, il se laissa tomber juste à côté de sa sœur. « Y avait cette fille, elle était blessée, mais elle était pas dans le camp. Papa, il a voulu l’aider, alors, on a volé des médicaments. » Ils avaient juste sauvé une pauvre fille qui avait besoin d’aide et on les avait viré du camp. Ce n’était pas juste et ils n’y pouvaient rien. « Ouais, il va bien. On squatte dans une maison du coin. J’suis sorti chercher quelques trucs. A chaque fois que j’suis avec lui, j’me rappelle que si je l’avais pas suivi, je serai encore avec toi et avec Kara. » C’était peut-être débile, mais ça l’agaçait cette sensation de payer le prix de sa loyauté envers son père, d’avoir l’impression que ce dernier n’aurait pas dû le trainer avec lui. Il ne pouvait pas s’empêcher de lui en vouloir, de lui reprocher tout ce qui leur arrivait parce qu’il était là avec lui et qu’fallait bien qu’il passe ses nerfs sur quelqu’un.  

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Even when it's dark, we're gonna shine.
I don't care what's behind us, No one dares to reminds us. I walked alone And there you found me. I was so cold But you surrounded Every single broken part me.Forgot who I could be All alone What I needed, What I needed was you, was you.
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