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 - carry the fire. (evalia)

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MessageSujet: - carry the fire. (evalia)    Lun 5 Déc - 23:02

carry the fire
EVALIA & LENNY

Le petit boisé est silencieux. La lumière du soleil se glisse entre les feuilles des arbres, s’étendant sur le sol boueux comme une kaléidoscope. Alors qu’elle avance, elle n’entends que le son de ses propres bottes frottant contre la boue et les feuilles. Le monde est tellement silencieux depuis que l’apocalypse est tombée. Les yeux de Lenny se plissent alors qu’un rayon de soleil l’aveugle. Au pas suivant elle est de retour dans l’ombre. Les occasions où elle et Eli se séparent sont plutôt rares; mais parfois, ils n’ont pas le choix. Rester ensemble est plus prudent, mais se séparer économise du temps. Un pars pour chercher du bois, l’autre reste pour monter le camp. Et le soleil décline un petit peu à l’horizon, juste légèrement, annonçant la fin de l’après-midi. Eli est resté à l’endroit qu’ils ont choisi pour dresser le camp, et elle est partie chercher ce qu’il faut pour faire un feu. Ils ont attrapé un lapin pendant la journée; le repas sera bon, consistant, pour la première fois de cette semaine. Il n’est pas loin, elle le sait; elle n’aurait qu’à crier pour qu’il l’entende, et qu’il accoure. Elle sait qu’il est attentif, que ses sens ne le tromperont jamais. C’est Eli. Ça ne dérange pas à Lenny de partir seule. Elle l’a été pendant longtemps, avant qu’il ne la retrouve. Mais ça la rassure aussi de le savoir à portée de voix. La jeune femme continue d’avancer entre les arbres, amassant des branches ici et là, qui pourraient bien faire pour leur feu de camp. Ça pourrait presque être apaisant, comme tâche, si seulement elle ne devait pas se tenir sur la pointe des pieds, si seulement elle ne devait pas tendre l’oreille pour le moindre signe de danger. Car ce dernier, il était partout à présent. Il y avait les rôdeurs, bien sûr. Mais il y avait aussi les humains. Lenny les savait bien plus dangereux encore à présent. Alors qu’elle se penche pour prendre un bout de bois, un bruit la fait se redresser. Elle n’est pas sûre de ce que c’est. Elle écoute, et elle scrute l’horizon. Et soudainement elle voit une silhouette; trop loin pour qu’elle puisse la discerner complètement, mais elle sait que ce n’est pas Eli. Et le soleil pose un rayon sur une lame; et Lenny bondit.

Elle se mets à courir entre les arbres, direction le campement. Elle ne sait pas si la silhouette l’a déjà aperçue; avec un peu de chance ce n’est pas le cas, et il n’y aura pas de sang à verser aujourd’hui. Ses pas la guident, et elle réalise à quel point elle s’était éloignée sans s’en rendre compte, bercée par le silence et la lumière douce du soleil. Son souffle se raccourcit un peu dans sa gorge. Elle lâche les brindilles pour mieux accélérer; et soudainement, alors qu’elle jette un regard par-dessus son épaule, quelque chose la frappe, et elle tombe au sol. Ses deux mains empêchent son visage de s’étendre dans la boue, et elle relève la tête pour apercevoir un visage entouré de cheveux sombres; lui aussi est surpris. C’est une jeune femme, qui doit être de son âge, sinon un peu plus jeune. Elle la scrute un instant, puis, le choc passé, se redresse et empoigne l’arme à son côté. En moins de deux le petit revolver est pointé sur la jeune femme qui lui fait face. « Bouge pas. » Les mots sont lancés sèchement, un avertissement à prendre en considération. Lenny a appris à parler comme ça; sa stature et son allure n’étant pas menaçant, elle rattrape tout dans le ton de sa voix. Elle se relève, ignorant la boue qui lui colle désormais à la peau, sans quitter l’inconnue du regard. « Montre-moi tes mains. Relève – » Lenny s’arrête, alors que son regard remarque le ventre arrondi de l’inconnue. Trop arrondie en comparaison au reste de la silhouette; trop arrondi pour que ce soit autre chose. La vérité frappe Lenny en plein visage, la paralysant. Elle est enceinte. Et pourtant, c’est impossible; qui est enceinte dans ce monde merdique ? Mais la preuve est là, juste devant elle. Et Lenny ne sait quoi en faire. Car malgré tout ce qu’elle a pu apprendre depuis le début de l’apocalypse, elle sait qu’elle ne pourrait s’en prendre à une femme enceinte. Son corps est raidi par l'hésitation, ses yeux reflétant sa panique. Quoi faire, à présent? Et inévitablement les mots sortent, malgré eux. Parce qu'elle est tombée dans le chaos du moment, et qu'elle est enceinte. « Est-ce que ça va ? » demande Lenny, alors que son arme est toujours pointée sur l'inconnue.
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MessageSujet: Re: - carry the fire. (evalia)    Mar 6 Déc - 9:39

carry the fire
LENNY & EVALIA
night go to hell and there ain't no stopping. might be a sinner and i might be a saint. i'd like to be proud, but somehow i'm ashamed

Tu ne devrais pas y aller Eva. T’es enceinte bordel, on dirait que tu l’oublies. C’est complètement insensé que le conseil t’offre encore une sortie dans l’état où tu es maintenant. Est-ce que tu m’entends? Les reproches, les conseils, les bons mots de ne pas à faire qu’à ta tête, tu les avais tous eu, trois fois plutôt qu’une. Entre ton père, ta mère et ton frère, tu étais couverte de tout bord et de tout côté. Ce qui était envahissant, suffocant. Et plus on te demandait de ne pas sortir, de penser à toi, de penser à eux, de penser à ce petit-être à naître, plus tu ressentais le besoin de t’évader, ne serait-ce qu’un peu. Tu avais besoin d’air, tu avais besoin de savoir qu’il y avait encore une vie, de la vie – peu importe ce qu’il en restait franchement – en dehors des murs de Fallon. Tu avais besoin de savoir que quand le moment serait venu, que ton bébé serait né, qu’une fois qu’il serait assez grand, tu serais en mesure de convaincre ta famille de partir d’ici et de ne jamais faire demi-tour. Tu comprends parfaitement pourquoi il vous faut rester à Fallon pour le moment. Tu es la raison pourquoi vous devez rester, ton ventre arrondi et toi. Tu ne vas pas contre eux dans ce sens. Mais pour le moment, t’es encore de bouger. T’es encore capable de courir, encore capable de te défendre, et t’as besoin du monde extérieur. Besoin d’aller voir si Matthew ne t’aurait pas laissé un sac avec des vivres à votre endroit habituel, besoin d’aller voir s’il ne serait pas revenu dans le coin, par le plus grand des hasards, le plus grand des miracles. Alors c’est ce que tu as fais. Tu t’es levée avant tout le monde pour pouvoir profiter de ta sortie à son maximum. Le soleil venait à peine de se lever alors que tu longeais les rues de cette ville désormais fantôme, couteau bien serré entre les doigts. Tes pas, ils te mènent partout dans ces rues que tu connais. T’es prudente, tu longes les murs, tu marches le long des clôtures, tu t’assures d’être aussi invisible que tu peux l’être malgré ta condition. Ton premier arrêt est le bar, comme il l’est chaque fois que tu sors. Et chaque fois, tu ne peux pas t’empêcher d’être envahi de cette déception de n’avoir rien trouvé. De cette horrible sensation comme quoi il n’y a plus de chance pour lui, pour vous. Que si Matt n’est pas revenu dans les trois derniers mois, c’est probablement parce qu’il n’a pas survécu. Probablement parce qu’il ne reviendra jamais. Et si chaque fois tu pars en te convaincant que tu es mieux de le croire mort, tu ne peux t’empêcher de revenir et de l’espérer vivant. Une leçon que tu n’as pas envie d’apprendre, mais que tu répètes sans cesse.

Le temps file. Tu vois le soleil qui descend tranquillement alors que les heures passent. Tu sais que bientôt, il sera l’heure de faire demi-tour, de retourner à cette vie que tu connais trop bien. Cette vie de règles et de restrictions, cette vie qui t’étouffe et t’éteint à petit feu. Tu ne vas pas aussi vite que tu devrais. Tu ne voudrais pas l’avouer à qui que ce soit, mais cette marche, elle t’a épuisé. Tu n’es plus aussi vigilante que tu devrais l’être, tes pieds te font mal, ton dos aussi. Tu lâches un long soupir alors que tes pas te ramènent par les chemins où tu es passée auparavant. Tu ne portes pas attention à cette silhouette au loin, même si tu devrais. Si ton frère te voyait ainsi, si peu consciente du danger tout autour, t’arrêterais plus d’en entendre parler. Mais il est pas là et bordel, c’est à peine si tu réalises ce qui se passe lorsque tu fonces dans quelque chose, ou plutôt dans quelqu’un. Tu n’as même pas le temps de voir de qui il s’agit que déjà, son revolver est pointé sur toi, les traits de son visage durcis. Ton souffle est court soudainement, tu restes immobile et tu gardes ton visage le plus neutre possible. Tu ne vas certainement pas lui faire ce plaisir d’avoir l’air effrayée. « Bouge pas. » Ta respiration est forte, on peut entendre chaque expiration qui entre et sort de ton nez sur un rythme régulier. Tu déglutis difficilement, pas forcément à l’aise avec l’idée d’un fusil pointé directement sur toi. La fille, c’est à peine si elle fait plus vieille que toi. Ton regard bouge légèrement, tentant de scruter le plus possible le paramètre autour de toi. Tu t’en veux d’avoir été si distraite soudainement, tellement dans la lune, a penser à Matthew et Michael et tous ses hommes qui ne sont plus alors que toi, t’es encore vivante putain. Du moins, pour le moment. « Montre-moi tes mains. Relève – » Elle s’arrête au beau milieu de sa phrase alors que tu fais comme elle te demande. Tu laisses ton couteau dans ta poche, t’es pas vraiment en position de rentrer en combat de toute façon. Et puis son regard descend jusqu’à ton ventre et tu peux apercevoir son visage qui s’adoucit légèrement. Tu peux voir la panique qui s’installe dans ses yeux alors que tu te contentes de la regarder directement. « Est-ce que ça va? » Cette fois-ci, c’est toi qui est surprise par la question de la jeune femme. À dire vrai, tu t’attendais à tout sauf à ça. « Qu’est-ce que ça peut te faire? » T’es probablement plus sec que nécessaire. C’est probablement pas la tactique a utilisé si tu veux pouvoir sortir vivante de cette situation. Alors tu te mords l’intérieur de la joue, comme tu as l’habitude de le faire lorsque tu dois renoncer à une chicane stupide avec ton frère, lorsqu’il est temps de lâcher prise. « J’veux dire oui, oui ça va. En fait, ça irait mieux si tu voulais bien descendre ton arme. J’te ferais pas de mal. » Tu essayes d’être la plus calme possible, la plus neutre. Elle semble sensibilisée par ta grossesse alors tu t’en sers à ton avantage. Qu’est-ce que tu pourrais faire d’autre de toute façon? « Tu vois bien que j’suis pas en état de me battre avec qui que ce soit, pas même une p’tite fille comme toi. » Sourire. Il est faux, mais tant pis. C’est un sourire quand même, pas vrai?

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MessageSujet: Re: - carry the fire. (evalia)    Mer 14 Déc - 2:04

carry the fire
EVALIA & LENNY

Sa méfiance naturelle lui avait toujours compliqué la vie. Ça l’avait empêcher de sortir, de faire des nouvelles rencontres, de s’ouvrir aux gens. Charlie lui avait toujours dit qu’elle était comme un petit animal sauvage, difficile à approcher, encore plus à apprivoiser. Et ça ne lui avait jamais été particulièrement utile – sauf que les choses avaient bien changé depuis le début de l’apocalypse. À présent, la méfiance était presque nécessaire pour survivre. À vrai dire, elle l’était. On ne pouvait plus du tout faire confiance aux gens maintenant. Lenny le savait – elle avait rencontré quelques exceptions, depuis octobre dernier, mais elle pouvait les compter sur les doigts d’une main. Alors que ceux qui avaient tenté de lui faire du mal, elle n’en avait pas assez pour les dénombrer. Le monde était complètement à l’envers, et soudainement, être sauvage était une qualité précieuse. Alors elle s’y était accrochée. Elle ne s’ouvrirait plus à personne, et elle ne ferait plus totalement confiance à personne – sauf Eli. Mais Eli avait toujours été l’exception. La jeune femme ne paraissait pas menaçante. Pas du tout, même, à part pour l’expression légèrement colérique qu’il y avait sur son visage – mais après tout, Lenny avait une arme de pointée sur elle. Pas le choix. C’était le monde dans lequel ils vivaient à présent. Un monde où on pointait son arme sur une femme enceinte, juste au cas où. L’esprit de la jeune femme se mets à tourner à cent mille à l’heure. Et si c’était une diversion ? Et si c’était une mise en scène pour lui faire du mal, pour l’attaquer ? Et elle regarde autour d’elle, son regard un peu paranoïaque. Mais le reste du boisé est vide, et il n’y a rien qui brise le silence mis à part leurs souffles respectifs. « Qu’est-ce que ça peut te faire ? » La question est sèche, mais Lenny ne s’en vexe pas. À vrai dire, elle trouve la réaction parfaitement naturelle, mais elle ne bouge tout de même pas. Parce qu’une part d’elle ne peut s’empêcher de baisser complètement ses gardes. Avec tout ce qu’elle a vécu depuis le début de cette histoire, elle refuse de se faire avoir. Encore. Lenny garde ses yeux sur la jeune femme, qui semble ravaler son hostilité. « J’veux dire oui, oui, ça va. En fait, ça irait mieux si tu voulais bien descendre ton arme. J’te ferai pas de mal. » Son ton stable rassure Lenny, jusqu’à un certain point. Relevant un peu le menton, elle hésite, cependant. « Tu vois bien que j’suis pas en état de me battre avec qui que ce soit, pas même une p’tite fille comme toi. »

Malgré elle, un sourcil se arque sur le visage de Lenny. Petite fille, hein? Elle a envie de lui renvoyer le commentaire, mais elle se résigne en voyant un sourire sur le visage de l’inconnue. Voilà quelque chose d’inattendu. Certes, c’est à son avantage d’être calme, avec un pistolet à quelques centimètres de son visage. Mais Lenny voit étrangement clair à travers ce sourire – ce n’est pas le sourire d’une fille qui essaie de la piéger. C’est le sourire d’une fille qui essaie juste de s’en sortir. Tout comme elle. Alors Lenny baisse finalement son arme et la range dans sa ceinture, levant ses deux mains en signe de paix. « Ok, ok. Très bien. » Son corps ne se détends pas, cependant, juste au cas où. « Désolé de tout ça. Réflexe. Tu peux comprendre. » Elle hausse un peu les épaules. Elle ne connaît rien de cette fille – qui elle est, d’où elle vient, ce qu’elle fait là. Mais elles vivent dans le même monde. Et juste pour ça, Lenny sait qu’elle pourra comprendre. Après une légère hésitation, Lenny lui tends finalement la main pour l’aider à se relever. « T’es seule ? Y'a d'autres gens avec toi ? » Question simple, mais essentielle. Elle préfère savoir s’il y a d’autre monde dans les environs – un garde du corps, une famille, le père de l’enfant qu’elle porte. Ça ne serait rien de surprenant - pourquoi une jeune femme enceinte serait seule dans le monde comme ça ? Car Lenny n’oublie pas que Eli n’est pas loin. Elle sait qu’elle baisse sa garde vite, mais quelque chose la pousse à le faire – peut-être est-ce parce qu’elle se reconnait un peu dans le regard méfiant, passionné et direct de l’inconnue.
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