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 (event, abe) maybe there are no good guys

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MessageSujet: (event, abe) maybe there are no good guys   Mar 6 Déc - 18:25



❆ in the end, we're meant for the flames   
- KARA WINFIELD & ABSALON MILLS -

C’n’était pas censé se passer comme ça. Rien n’était censé s’passer comme ça. Pendant combien de jours, combien d’heures tortionnaires, avait-elle parcouru ce désert, avec l’espoir de trouver une oasis salvatrice au bout du chemin ? Il lui semblait, à Kara, qu’elle n’avait pas encore assez goûté à la paix réparatrice d’un monde qui tournait rond ; et déjà, tout s’effondrait à nouveau. Elle le sentait, dans son cœur malmené depuis de trop nombreux jours : ça faisait déjà un certain temps, plusieurs semaines maintenant, qu’elle parcourait l’intérieur de Fallon, et rentrait à la maison, le soir, sans savoir à quoi ça pouvait bien rimer. C’n’était pas sa maison, ici ; une assurance qu’elle avait eu dès le moment où elle s’était échouée derrière les murs fortifiés de la ville : un songe qui avait de moins en moins fait sens, à mesure qu’Absalon s’était fait un chemin dans son cœur. Et Eva aussi, et Annie aussi. Et d’autres gens, ces visages qui avaient fini par faire part de son quotidien, des sourires qui l’accueillaient, récompensaient l’acte brave de se lever le matin, pour faire un pas de plus dans l’acceptation du chaos qu’était devenue son existence. Ç’aurait pu devenir sa maison, Fallon, avec du temps, de l’affection, une caresse pour soigner chaque blessure encore inscrite sur sa peau ou dans son âme – mais voilà que tout s’effondrait à nouveau. Les rôdeurs venaient de passer les fortifications, laissant derrière eux leurs premières victimes : et aux paupières de la Winfield, c’était comme si se rejouait en boucle, la scène de la mort de sa mère. Ces cris, ils étaient encore trop près de sa mémoire, déchirant ses tripes, ruinant sa raison : le monde l’avait toujours forcée à être brave, Kara, mais rien n’semblait pouvoir calmer les tremblements tétanisés de ses membres. Il lui semblait que chaque personne qu’elle essayait d’aider, crevait en quelques secondes juste sous ses doigts, leur âme quittant leurs prunelles juste devant elle, comme une cruelle leçon.

Il fallait qu’elle retourne à la clinique ; pour chercher de quoi aider les autres voulait-elle se dire. Pour sauver les rares ressources qui pouvaient encore l’être, lui imposait sa raison. Parce qu’à n’en pas douter, si quelques connards avaient décidé de franchir les murs de Fallon, c’n’était pas pour prêter une petite visite aux habitants. C’était pour prendre, prendre tout c’qu’ils pouvaient arracher à d’autres gens qui luttaient tout autant qu’eux ; parce qu’il semblait bien que le monde tournait comme ça, désormais. Kara, elle n’avait eu toujours affaire qu’à la générosité des gens ; l’aridité de la solitude quand elle avait cru s’être perdue encore et encore, après qu’on lui ait arraché chaque personne qu’elle avait aimé un jour dans sa vie. Mais la bestialité de l’humanité ? En pénétrant dans la zone qui servait généralement de clinique pour tout le camp, elle se douta bien qu’elle allait l’affronter de plein fouet : comme ça, comme ce type qui, un peu plus tôt dans la journée, était rentré de mission avec une profonde entaille à la cuisse, et avait dû rester allongé le temps qu’ils s’occupent de lui. La balle qu’il s’était prise dans la tête, créant le trou béant que Kara eut l’impression de voir plus que n’importe quoi dans son champ de vision, elle n’avait pas été causée par un rôdeur. Pour cette fois, elle n’avait que ses poings pour se défendre – pas grand-chose, en somme ; ça, et son instinct de survie : celui qui n’l’avait jamais désertée, même quand elle en aurait eu envie. Des éclats métalliques l’attirèrent un peu plus haut, et lorsqu’elle pénétra dans une nouvelle pièce, ce fut pour voir deux types, prêts à partir avec tout un équipement d’antidouleurs dont tout le monde aurait désespérément besoin, bien assez tôt, si Fallon survivait à tout ce qui se passait. « Non ! NON. » imprudemment, sans doute, avec toute une dose de folie remontant dans ses veines, guidant ses actions, Kara se jeta en avant, ses deux mains empoignant l’attirail qu’ils allaient embarquer. Elle n’avait pourtant pas grand-chose d’impressionnant, à elle toute seule, entre ces deux types. Une leçon qu’elle apprit bien vite, quand un des deux l’empoigna ; par les cheveux, ou la peau du dos, ou elle ne sut quoi exactement, une partie de son corps qui envoya une douleur électrique à travers tout son être, la faisant chanceler et puis lourdement tomber contre la table d’auscultation qui se trouvait là. En un rien, tout ce qu’elle vit ensuite, c’est le canon d’une arme, pointé droit sur elle – et ses doigts à elle, qui se resserrèrent autour du premier objet lourd qu’elle trouva – une autre boite métallique, qu’elle souleva vivement, l’envoyant contre la tempe du mec qui l’avait menacée. Un coup de feu partit, envoyé par sa victime tombant lourdement, inconscient sur le sol ; la balle, elle, ricocha dans la pièce aurait-elle juré ; et Kara s’attendit à devoir hurler de douleur bien assez vite, à cause du coup. Peut-être hurla-t-elle d’ailleurs, mais ses tympans n’semblaient plus répondre de rien. Elle était sonnée, sourde, une adrénaline furieuse grondant dans ses veines. L’autre assaillant fut plus rapide pour reprendre ses esprits, se jetant sur la blonde comme un dératé, ses deux mains comme une poigne douloureuse, s’enroulant autour de sa gorge. C’n’était pas faute d’avoir – probablement – lu tout ce qu’il y avait eu à lire sur le sujet de l’étranglement, de l’asphyxie : ces réflexes avaient désertés l’esprit de Kara : après avoir échappé aux rôdeurs, à la soif, à l’épuisement, après avoir résisté aux brûlures assassines d’un désert impitoyable, c’était donc comme ça qu’elle allait mourir ? A cause d’un humain ?! Elle n’pouvait dire, si c’était ironique, ou si ç’avait été tristement prévisible.
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MessageSujet: Re: (event, abe) maybe there are no good guys   Mar 6 Déc - 22:44

tomorrow’s the strangest of places.
kara winfield & absalon mills
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Voir Fallon tomber, y avait des moments pendant lesquels Absalon ne pouvait pas rêver mieux. Ces moments pendant lesquels y avait plus que la rage et la rancœur pour guider ses pensées. Parce qu’on les avait foutu dehors, lui et son père. Comme des malpropres, en oubliant bien vite tous les services qu’ils avaient pu rendre au camp. Une petite erreur – erreur, était un mot bien grand, alors qu’ils avaient juste sauvé une fille – qui avait effacé le moment où ils étaient arrivés au camp pour aider à finir les fortifications, toutes les fois où lui, il avait risqué sa vie pour empêcher les rôdeurs de rentrer dans le camp et toutes les fois où son père avait sauvé des vies au sein du camp. Ouais, y avait des moments où Abe, il se disait qu’il aimerait le voir cramer ce maudit camp. Il était vite ramené à l’ordre, alors qu’il pensait à sa sœur qui avait besoin de ce camp, comme elle était enceinte jusqu’au cou. Leur mère, qui était en sécurité là-bas. Et puis, il y avait Kara, c’était son havre de paix Fallon, alors qu’elle avait traversé l’enfer pour y arriver. Absalon, il voulait qu’elle y reste, qu’elle y soit en sécurité, alors, au final, il s’était toujours dit que tout était mieux tant que le camp tenait. Finalement, dans ce camp, les seuls responsables de ses problèmes à lui, les seuls qui méritaient la colère qu’il ressentait, c’était le conseil. Une poignée de personnes complètement pourries qui se permettait de décider de tout, sous prétexte qu’ils étaient là depuis longtemps et que ce camp, c’était leur idée. Ouais, il en fallait des règles, mais il fallait aussi savoir ce qui était juste, une notion qui s’était perdue à Fallon depuis bien longtemps. Avait-elle seulement déjà eu sa place dans le camp ? Il en doutait aujourd’hui, Absalon. Mais il avait été satisfait quand même d’avoir un toit, des ressources, un endroit où régnait la sécurité et ce pendant plusieurs long mois.  

Fallon ne devait pas tomber. C’était une certitude qui le rattrapait bien assez vite, malgré la colère et la rancœur dans ses tripes, alors, il s’était rapproché du camp, quand les choses avaient commencées à se compliquer. Il n’en était jamais vraiment loin du camp. Il passait souvent, comme s’il savait que ce serait sa chance de revoir Kara, Annie ou Eva. Il avait bien revu Eva, parce qu’elle s’était éloignée du camp l’idiote. Maintenant sa vie était en danger, alors que le camp était attaqué. Lui avait réussi à se faufiler entre les murs, là où les autres survivants avaient réussi à créer une brèche pour s’infiltrer dans le camp. Il avait voulu filer directement à la maison qu’il avait occupée, avec sa famille et Kara, mais y avait l’infirmerie sur son chemin. Peut-être que Kara y était et il avait vu deux types, qui n’étaient pas de Fallon de toute évidence, rentrer à l’intérieur. Il ne savait pas si la blonde y était, mais il fallait qu’il vérifie. Alors, il s’était frayé un chemin jusqu’à l’intérieur, évitant les rôdeurs qui avaient réussi à rentrer et les balles qui fusaient, ici et là, alors que le camp commençait à ressembler à un véritable champ de bataille. Il avança rapidement dans le bâtiment, y trouvant déjà quelques corps sans vie. C’était de la folie. Qu’est-ce qui avait pu se passer pour que des gens viennent s’attaquer comme ça au camp ? Il pouvait bien comprendre Absalon, qu’on pouvait avoir envie de se venger quand on se faisait gentiment mettre à la morte pour une raison bien souvent, complètement bidon. Mais y avait beaucoup d’innocents dans ce camp, des gens qui n’avaient rien demandé à personne et c’était injuste de s’en prendre à eux. Il poussa une porte pour voir un type, les mains serrée autour du cou de Kara. Une vision qui fit bien vite remonter toute la rage qu’il portait en lui depuis un bout de temps maintenant, si bien qu’il n’hésita pas à se jeter sur le type, pour le plaquer au sol, qu’il lâche Kara. Peut-être qu’il avait été enragé pendant trop longtemps, pendant plusieurs longues semaines à ne pouvoir qu’à peine passer ses nerfs sur les rôdeurs ou sur son père, en lui faisant la gueule pour un oui ou pour un non. C’était trop au bout d’un moment et fallait croire que ce type, s’en prenant à Kara c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase, si bien qu’il ne savait pas combien de coup de poing il avait pu coller dans la tronche de ce gars,  mais ce qu’il savait c’était que les coups qu’il s’était pris lui, quand l’autre essayait de se défendre, ils passaient bien inaperçus, alors que l’adrénaline dans ses veines semblait l’empêcher de ressentir la moindre douleur. L’autre, il avait réussi, à un moment à tirer la situation à son avantage, à se retrouver à être celui qui frapper. Pas longtemps, alors qu’en tendant le bras il avait réussi à attraper un scalpel tombé pendant la bataille et sans réfléchir il lui avait planté dans le crâne, comme il l’aurait fait avec un rôdeur. Sauf que ce n’était pas un rôdeur, mais un humain, une réflexion qui n’atteignait qu’à peine son esprit alors qu’il se repoussait le cadavre du type. Il n’aurait pas dû s’en prendre à Kara. Kara, elle était pensée qui venait de le ramener sur terre, alors qu’il se précipitait vers elle. « Kara ! Est-ce que ça va ? » C’était tout ce qui comptait pour le moment, qu’elle aille bien. Ce type il aurait pas dû l’attaquer, pas Kara, surtout pas Kara.

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MessageSujet: Re: (event, abe) maybe there are no good guys   Mer 7 Déc - 4:55



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- KARA WINFIELD & ABSALON MILLS -

Il y avait des fois, où Kara se retrouvait à se demander encore, si elle était en plein cauchemar, et si elle allait finir par se réveiller. Généralement, ces échappées involontaires de l’esprit la trahissaient au petit matin, quand l’obscurité perdurait, et que ses mains restaient recroquevillées contre elle. Lentement mais sûrement, ses pensées se mettaient alors en route, et la réalité reprenait sa place : d’abord avec les odeurs, puis avec les bruits, ce que ses yeux voyaient, et qui devenait de plus en plus net à chaque seconde. Les sensations, ensuite – le froid qui la faisait frissonner, son cœur qui se serrait. Absalon et elle, ils n’avaient jamais laissé leurs sentiments empiéter sur le reste, écrire leurs choix à leur place : l’aube, pourtant, ces quelques secondes – parfois minutes – d’oubli, avaient été leur temps rien qu’à eux. Leur temps ; qu’elle passait depuis de trop nombreuses semaines, à s’enterrer la tête sous ses couvertures : certains matins, les larmes la trahissaient, quand elle était épuisée, lessivée, défaite. D’autres fois, elle était juste vide. Etait-elle dans un rêve, là ? Il lui sembla voir un spectre depuis trop longtemps disparu, dans son coin de champ de vision : mais les mains fermement accrochées à son cou, elles, elles étaient bien réelles. Le reste devait l’être alors aussi, irrémédiablement- à moins qu’elle ne soit à en train de tourner d’l’œil, en train d’accepter et d’embrasser la destinée malheureuse qui l’enlaçait de ses doigts froids. Ça n’devait pas être si terrible, au fond, d’complètement lâcher l’affaire, de tout arrêter, dans un univers qui semblait aussi hostile que glacé. Mais comme ça, l’air revint à ses poumons – ou plutôt, dans sa bouche, parce qu’elle eut beau ouvrir grand les mâchoires, avaler tout un gallon d’oxygène, il lui sembla que plus rien n’fonctionnait dans son corps. Ni son esprit, ni ses jambes qui l’avaient si vivement portée pourtant, quelques poignées de secondes plus tôt : elles ne flagellèrent même pas, d’ailleurs, avant de complètement se dérober sous le poids de la blonde, la laissant s’écraser les paumes contre le sol, comme une vulgaire poupée sans fils.

Sous ses touchers tremblants, remontés le long de son cou, elle sentit sa trachée endolorie, ses chairs gonflées, son pouls qui pulsait, pulsait si vivement qu’elle avait peur qu’il n’éclate, ou n’s’échappe de sous sa peau. Etait-elle morte ? Le doute subsistait, alors même qu’elle jurerait être là, à cracher ses poumons par terre, à chaque toux brûlante qui remontait le long de sa gorge. Et pour Kara, des heures entières passèrent comme ça, aurait-elle dit; entre deux mondes – elle, perchée si haut, si loin, à cause du manque désespéré d’oxygène dont souffrait son corps. Même son cerveau, il cognait comme un dératé contre son crâne, comme s’il avait triplé de volume, et n’faisait que protester contre le manque de place. Ce fut pourtant son cœur, qui souffrit le plus, quand sa vision devint plus nette, et qu’instantanément, il sembla se décrocher de son poitrail, quittant le faible corps de Kara pour sombrer dans l’autrefois. Absalon – elle serait folle d’y croire. Absalon – y avait-il seulement un phénomène médical à même d’associer à ce que ses yeux lui imposaient ? Absalon ; était-elle morte, vraiment ? Au moment de vouloir se jeter vers lui, Kara ne put que chanceler à nouveau, alors même qu’elle était déjà au sol ; elle aurait juré avoir hurlé son prénom, tout autant qu’il s’était répété en écho dans ses tripes. Mais lorsque ses lèvres se décollèrent une nouvelle fois, la seconde d’après, ce ne fut que pour lâcher un genre de geignement pathétique et rauque, qui lui esquinta la gorge plus qu’elle ne l’aurait cru. Elle voulait y plonger plus profondément, dans l’euphorie, dans la folie, si tout ça n’était qu’un rêve. Mais sa voix, à Absalon ; sa voix qui glissa dans ses tympans, s’imprégna sous sa peau, elle était réelle. Elle sut, avec tout son cœur, toutes ses tripes, qu’elle était réelle. Les doigts tremblants de la blonde, ils reconnurent eux aussi le visage d’Absalon, alors qu’elle y égarait des touchers, des caresses, l’empreinte fébrile de sa présence à elle – lui avait-elle seulement manqué comme il lui avait manqué ? Comme l’air, comme la vie, comme l’espoir, comme la volonté ? « Abe-... » c’n’était pas une question, il n’y avait pas d’doute dans sa voix, pas de besoin d’savoir, d’besoin d’être sure. Elle était sure, maintenant, alors qu’elle jurait pouvoir humer son parfum, s’en enivrer, s’y perdre. Non, de sa voix faiblarde, Kara laissa le monde quitter ses épaules, l’univers s’arrêter, les responsabilités s’envoler ; ses deux mains glissèrent jusqu’à son tee-shirt, son pull, ou sa veste, impossible de savoir, impossible d’avoir envie de savoir. Elle s’y agrippa avec force, comme si elle avait des serres ou comme si elle avait – surtout – peur qu’il n’s’échappe au moindre coup de faiblesse qu’elle aurait. Elle était pourtant faible, si faible : affaiblie par tant de jours sans lui, le sablier des heures qu’elle avait comptées sans même s’en rendre compte. Le sanglot qui la trahit, comme il aurait trahi une gamine fondant en larmes à cause d’un bobo fait sur le trottoir, Kara vint l’étouffer en collant son visage tout contre lui ; contre son torse, son cœur battant, bel et bien vivant, toujours vivant comme dans les rêves si fous qu’elle n’avait pas osé croire. Elle voulait le voir, l’entendre, le regarder, le sentir – se fondre en lui, se perdre dans l’instant voué à s’achever ; elle voulait respirer le même air que lui, graver son visage dans sa mémoire, s’enivrer de sa voix, se perdre dans ses yeux. C’était fou, c’était incroyable, alors que les larmes s’enfuyaient nerveusement à la frontière de ses paupières, et se perdaient là où Kara s’était blottie contre Absalon, c’n’était pas la douleur ou la peine qui la prenaient de part en part, si évidemment – elle aurait presque pu croire qu’elle pleurait de bonheur.
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MessageSujet: Re: (event, abe) maybe there are no good guys   Mer 7 Déc - 19:08

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Il avait toujours essayé de voir le meilleur de l’humanité, Absalon. Pourtant, il avait été en première ligne souvent, pour voir le pire avant même le début de l’apocalypse. Il avait été ce gamin abandonné par ses géniteurs alors qu’il n’avait que quatre ans. Il avait été trimballé de famille d’accueil en famille d’accueil pendant plus de trois ans et à chaque fois il s’était retrouvé dans des familles pourries. A croire que les deux gamins qui avaient l’air plus mexicains que bien américains, on en avait pas grand-chose à faire. Le pire sans doute, ça avait été juste avant qu’ils ne soient adoptés par les Mills. Il s’en souvenait très bien de cette famille vraiment pourrie, ave ce type qui cognait sur les gamins comme si c’était normal, il s’en était pris des coups là-bas. Ça aurait dû, de base le dégouter des autres humains, pour le restant de ses jours. Pourtant, y avait eu Annie et Rhett et ça avait été presque trop beau, pour le gamin de huit ans qu’il avait été, déçu par la vie, d’être adopté par un couple aimant comme les Mills. Des années plus tard, alors qu’il avait décidé de rentrer dans la police, il avait vu un tas d’horreurs qui là encore auraient pu lui prouver que les humains pouvaient être des connards de la pire espèce. Mais, il avait continué d’y croire lui en l’humanité. Quand le monde était tombé et qu’il s’était bien vite réfugié derrière les murs de Fallon, il n’avait pas été confronté à l’horreur du monde et pendant tout ce temps, il avait été persuadé que les ennemis, c’était les rôdeurs, pas les humains. Pourtant, il s’était fait viré de Fallon, on l’avait mis à la porte en menaçant ses proches et sans se soucier une seule seconde du sort qui lui état réservé dehors. Là encore, ça n’avait pas été suffisant pour lui faire perdre espoir en l’humanité. Et maintenant ? Alors que c’était le sang d’un type parfaitement humain qu’il avait sur les mains, un type qui avait voulu tuer Kara, il ne savait plus quoi penser.

C’était juste, ce type avait voulu tuer Kara. Est-ce qu’il n’avait pas déjà tiré sur quelqu’un quand il avait été dans la police, pour sauver sa vie ou celle d’un coéquipier, probablement oui, jamais avec la volonté de tuer, jamais avec la rage dans les tripes, l’envie de voir quelqu’un mourir. C’était différent. Là, il venait de s’acharner sur ce type, à s’en abimer les phalanges, coup après coup. Il avait eu envie de le tuer, ce type, parce qu’il s’en était pris à Kara. Parce que le voir, les mains autour du cou de la blonde, ça l’avait foutu dans une colère à nulle pareille. Il le méritait ce connard. Elle lui répétait ça, la petite voix au fond de sa tête, celle qui ne voulait pas succomber à la culpabilité. Ce type s’en était pris à Kara. Kara. Evidemment, qu’il ne pouvait pas pardonner ça. Maintenant, la blonde elle était ce qu’il y avait de plus important, elle présentait la seule chose sur laquelle il avait envie de se concentrer. Il voulait en oublier le reste, le cadavre, quelques pas plus loin, le camp de Fallon qui se faisait attaquer, les rôdeurs, l’apocalypse. Il n’y avait plus que Kara qui comptait. D’un geste rapide, il essuya ses mains pleines de sang contre son pantalon, comme si ça pouvait suffire à les nettoyer, avant de venir enlacer la jeune femme. La serrer dans ses bras avec force. Elle était là maintenant avec lui. Il en avait tellement rêvé ces derniers temps alors que les jours passés loin d’elle lui semblaient toujours plus insupportables. « Je suis tellement désolé Kara. Je voulais pas partir, je voulais pas te laisser. » Jamais il n’avait voulu ça et si y avait bien une culpabilité qui lui revenait, là maintenant, c’était celle-là. Celle de l’avoir laissée derrière, elle qui avait déjà tout perdu. Mais il n’avait pas eu le choix. Sinon, il l’aurait mise dehors elle aussi, avec Eva, avec Annie. Il n’aurait pas pu leur faire ça. Kara, elle avait passé tellement de temps dehors, elle avait besoin de ce camp, elle avait besoin de ces murs, de la sécurité qu’ils pouvaient – avaient pu peut-être – représenter. Il n’avait pas voulu l’entrainer dans sa chute, alors il était parti, sans un mot, il avait accepté la sentence du camp et depuis, il s’en voulait, il avait l’impression de l’avoir laissée tomber, alors que jamais il n’aurait voulu ça. « Je suis désolé. » Qu’il répéta encore une fois, avec la volonté qu’elle y croit, parce qu’il était désolé, il l’était du plus profond de son cœur. Il l’aimait Kara ; là au beau milieu de l’apocalypse, il était tombé amoureux d’elle et si sa vie devait être courte au milieu du chaos, tout ce qu’il avait voulu lui, ça avait été de la passer avec elle.

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MessageSujet: Re: (event, abe) maybe there are no good guys   Ven 9 Déc - 3:20



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- KARA WINFIELD & ABSALON MILLS -

Elle avait trop valsé avec le désespoir, Kara, pour facilement se faire à l’idée qu’elle n’était pas morte. Ou prise d’hallucinations, entre deux mondes, où ce qu’elle touchait lui semblait si réel, mais n’était pas là tout à la fois. La vie, elle n’lui avait pas fait de cadeau, depuis le début de cette Apocalypse : ç’avait été un marathon sans fin, de malheur en malheur, d’instincts de survie désuets, à des désillusions de plus en plus cruelles avec le temps. Parfois, elle se demandait encore si elle avait vraiment vu le bout de ce désert aride dans lequel elle s’était perdue, encore et encore, tournant en rond comme une âme en peine. Avant Fallon, les trêves de son esprit n’avaient été que trop rares, et la Winfield avait arrêté d’en vouloir, arrêté d’y croire ; Absalon, l’évidence des sentiments qu’elle avait eus pour lui, elle n’saurait dire quand, elle n’saurait expliquer comment ou pourquoi, ç’avait été ce phénomène hors de la physique, hors du normal qu’elle n’avait jamais voulu nommer. Jamais à personne d’autre que lui, du moins, en quelques mots d’amour offerts avec une facilité déconcertante. Elle s’était pensée avoir touché le fond tellement de fois, Kara, que renaitre de ses cendres grâce à l’espoir, à l’effort d’aimer à nouveau, ça lui avait semblé être aussi imprudent qu’incroyable. Et délicieux, aussi. Comme si chaque geste d’affection de la part du brun avait guéri ses blessures à l’extérieur. Comme si chaque regard qu’ils avaient eu, se perdant l’un dans les prunelles de l’autre, avait ranimé un feu dans l’âme de la blonde. Peut-être avait-elle été faible, Kara, d’toucher le fond sans concession, au milieu du désert, perdue dans sa solitude, vouée au désespoir – elle n’savait pas, elle n’pouvait que jurer s’être vidée, totalement vidée de son énergie. Mais Absalon, il avait été une voix, une caresse, ou juste une présence, l’appelant vers la surface – la lumière, ce petit rien anodin propre à la vie, la survie. Quelque-chose de si important aujourd’hui ; lui aussi, après tout, il s’en était pris, des raclées d’la part du reste du monde. Ils avaient partagé leurs histoires respectives, chaque détail trop triste, chaque impression emplie de mélancolie, de regrets ou de rancœur. Et alors qu’elle n’avait eu plus personne, elle, elle avait su qu’avec Absalon, elle n’serait plus jamais seule. Elle avait été assez folle pour l’coup, pour y croire en si peu d’temps, avec tant de force, une foi aveugle qu’il n’aurait jamais trahie – elle le savait, elle le savait, dans chaque coup de son cœur contre ses côtes, chaque pression de ses chairs, envoyant le sang alimenter tout son corps. C’n’était pas pour rien, que Kara, elle avait plus facilement cru aux scénarios les plus désespérés, avant n’importe quoi d’autre : Absalon n’l’aurait jamais abandonnée, comme elle n’l’aurait jamais abandonné. Et aux sentiments si fous, s’était ajoutée la théorie indéniable : il n’aurait jamais abandonné Eva non plus, et Rhett n’aurait pas abandonné Annie.

Et le pragmatisme dans tout ça, l’avait aidée à tenir bon : une face offerte au reste du monde, alors qu’elle ne laissait les masques s’effriter que pour elle-même. Avant, il y avait toujours eu Absalon, pour recevoir les témoignages de ses faiblesses, des moments où elle ployait sous le passé encore trop présent, l’aujourd’hui trop violent. Sans lui, il lui semblait maintenant, qu’elle avait essayé d’tenir bon pour trop longtemps. C’était comme si l’oxygène arrivant enfin à ses poumons avait un arôme tout à fait différent : celui du monde, le vrai, qui avait complètement changé. Celui où les humains manquaient d’peu de tuer d’autres humains ; celui où elle, elle était une idiote qui usait de ses mains pour essayer d’sauver des vies. Où est-c’que ça s’arrêterait ? Kara, elle s’était posée cette question trop souvent, au cours des semaines qu’elle avait dû passer sans Abe : où est-c’que la peine s’arrêterait, où est-ce que sa stupidité s’arrêterait, où est-ce que le désarroi de la solitude s’envolerait. Tout autant qu’elle s’était montrée brave, déterminée, pragmatique pendant toutes ces semaines infinies, maintenant, elle n’était que faiblesse. Une petite chose, lovée dans les bras forts de son sauveur – encore lui, toujours lui – qui avait même perdu le contrôle de ses larmes. Elle les avait retenus trop longtemps ; elle avait pleuré en solitaire, cachée de la vue de tous, pendant trop longtemps. Et il n’y avait bien qu’Absalon pour lui offrir la consolation dont elle avait besoin : parce que ç’avait été lui qui lui avait manqué, plus que n’importe quoi – plus que l’espoir ou la foi. Plus que la volonté. Ça n’lui était jamais arrivé, à Kara, c’phénomène amoureux qui la rendait si friable, si réceptive à des sentiments aussi forts : sans doute était-ce parce qu’elle n’portait que des chairs à vif, trop de douleur, qui n’demandaient qu’à être apaisées, au moins un peu. « T’es là... » elle réussit à articuler, un genre de sourire, comme perdu depuis trop longtemps, parvint à retrousser la commissure de ses lèvres, alors qu’elle le regardait – enfin, depuis trop longtemps. Elle n’savait pas comment elle le regardait, Kara ; si elle avait encore un peu de réalisme dans les yeux, ou si elle l’observait comme une œuvre d’art, perdue dans un autre univers. Tout c’qu’elle savait, c’était que c’était comme si les battements de son cœur avaient retrouvé leur sens ; de ses deux mains, alors, la blonde revint glisser ses doigts contre le visage du jeune homme. Ignorant le sang, ses azurs s’assombrirent sûrement un peu plus, à chaque stigmate vieux ou récent, qu’elle devina là. La vie était dure, où qu’il soit, elle voulait bien le croire – parce que c’était comme ça quand on essayait de vivre dehors, elle le savait bien, elle. « S’il te plait… » dit-elle dans un souffle entre ses lèvres, luttant avec le nœud dans sa gorge, l’acidité au bord de ses paupières pour garder de quoi parler, encore : « Pas maintenant. Juste-… deux minutes, Absalon. Laisse-moi… Deux minutes. » elle n’voulait pas en parler ; elle n’voulait pas penser, pas s’retourner vers cette douleur encore trop fraiche à ses chairs et à son esprit. Non – ils y avaient droit, tous les deux. La supplication lâchée dans ses derniers mois fit frissonner ses lippes. Il était là, il était là réel sous ses doigts, chaud, vivant ; Kara voulait oublier l’reste de l’univers, au moins pour deux minutes. Comme ils le faisaient si bien, quand ils étaient ensemble ; le matin avant que les journées trop ardues n’commencent. Le soir, pour s’retaper, reconstruire un peu de leur foi en la vie. Doucereuse comme une caresse craintive, la jeune femme se hissa assez sur elle-même, pour que sa bouche arrive à hauteur de celle du brun – juste là, un toucher qui la fit frissonner, rien d’autre qu’une impression veloutée de leurs lèvres se rencontrant tout juste. A peine un vrai baiser, de quoi saisir les réminiscences de l’arôme de leur amour. De quoi-… de quoi tout faire rentrer dans l’ordre, tout rassembler dans le cœur en miettes de Kara. Elle voulait tout, et rien à la fois, là maintenant ; la Winfield revint alors se blottir contre lui, posant son oreille contre son torse ferme et musclé – une vraie présence, vraie de vraie, pas comme dans ses rares rêves si douloureux. C’était Absalon, qui était là. Et elle était là aussi. Et ils étaient vivants ; son cœur à lui semblait battre au même rythme que le sien à elle – il semblait presque que ça faisait trop de miracles d’un coup, tout ça.
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MessageSujet: Re: (event, abe) maybe there are no good guys   Ven 9 Déc - 20:46

tomorrow’s the strangest of places.
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Ageless, Blameless, Explain this, Why does this innocence age us ? Fading, Don’t wake me, It’s not that simple so. Make me Naive, Don’t leave, Just weave  A needle in hay, A flag in the grey . Well, I’m closer to broken than pristine  All that I’ve chosen’s a daydream,  I’m closer to knowing now I see.

Est-ce qu’il avait bien agit, l’autre fois en aidant son père à sauver cette fille ? Sans eux, elles seraient morte, c’était bien ce qu’il avait dit son père et il avait probablement raison. Alors d’un certain point de vue ils avaient bien agit, ils avaient fait ce qui était juste et ils avaient sauvé une vie. Il y croyait Absalon que sauver des vies c’était important, dans cette période chaotique et pourtant y avait toute une partie de lui qui avait essayé de se convaincre du contraire, depuis qu’il avait été mis à la porte de Fallon. Il avait essayé de se convaincre que cette fille, il n’en avait rien à faire, qu’il ne la connaissait même pas, alors pourquoi s’en soucier sérieusement ? Il avait vraiment essayé de penser comme ça pendant toutes ces semaines et maintenant qu’il était là, maintenant qu’il avait vu des types tirer sur tout le monde et n’importe qui dans le camp de Fallon, maintenant qu’il avait vu ce type en train d’essayer d’étrangler Kara, il se demandait sincèrement pourquoi lui, il avait eu assez de pitié de cette fille pour aider son père. Il aurait dû s’en foutre complètement, fallait croire que c’était ce que tout le monde faisait maintenant. Peut-être que ça le rendait meilleur que ces enfoirés qui se permettaient de profiter de la situation à Fallon pour venir en piller les ressources. Mais au bout d’un moment, être meilleur que ça, il lui semblait bien que ce n’était qu’une faiblesse qui lui avait couté sa place dans le camp de Fallon, sa place aux côtés de sa sœur, aux côtés de Kara aussi. Tout ça pourquoi ? Pour une fille qui de toute évidence s’était barrée bien rapidement après avoir été soignée, parce que de toute évidence, ni Rhett, ni lui n’avaient eu de nouvelles de cette fille, alors elle mieux que les autres, fallait croire que des fois ça n’en valait pas la peine.

Tant qu’il arrivait encore à voir les choses comme ça, au moins, il ne se sentait pas coupable pour avoir tué un autre type. Pour l’instant il n’y pensait même pas. Il avait sauvé Kara et c’était bien tout ce qui comptait pour l’heure. Il était avec elle maintenant, après tout ce temps à s’être demandé s’il aurait la chance de la revoir un jour. Il y avait pensé tellement de fois ces derniers jours, il en avait rêvé parfois, de la retrouver, pendant les quelques heures de sommeil auxquelles il avait le droit, l’insomnie étant devenue sa plus fidèle amie ces derniers temps. Il avait revu Eva, un coup de chance peut-être ou une imprudence de la part de sa jumelle. Mais Kara, il n’avait pas su et des fois, il s’était dit qu’vallait peut-être mieux pour elle qu’elle le déteste au moins, ce serait plus simple pour elle. Il n’avait, bien évidemment, jamais voulu que les choses soient compliquées et douloureuses pour elle. Il l’aimait Kara, comme il n’avait jamais aimé personne, même avant cette maudite apocalypse. Il voulait rester avec elle maintenant, il ne voudrait plus jamais repartir, mais sans doute qu’on ne lui laisserait pas beaucoup le choix. A part si le camp tombait – ce qu’il ne souhaitait pas – on le renverrait bien vite dehors une fois la paix retrouvée. Sans doute qu’il ne fallait pas penser à ça. Ni au reste. A rien d’autre qu’au fait d’être enfin là avec elle. Il hocha légèrement la tête, un sourire discret sur les lèvres, pour répondre aux propos de la blonde. Oui, il était là. Il était vraiment là, avec elle. Il n’ajouta rien d’autre, alors qu’il semblait bien qu’elle ne voulait pas parler du pourquoi il était parti en la laissant derrière elle. Il n’allait pas insister, il n’en avait pas l’envie de toute façon. Est-ce qu’elle ne le savait pas de toute façon, qu’il était désolé, qu’il n’avait jamais voulu ça ? Il avait demandé à Eva de le lui dire. Il espérait qu’elle lui avait dit et que Kara, elle y croyait. Parce que c’était la vérité, évidemment. Il n’avait pas voulu les abandonner, ni Kara, ni Eva. « Je t’aime. » Qu’il arriva à prononcer, là, juste contre les lèvres de Kara. Il l’aimait ouais, il l’aimait à en crever. Y avait des moments où il se l’était dit ça aussi, que peut-être qu’il serait mieux mort que loin de celles qu’il aimait le plus. Mais il avait continué, avec l’espoir de les revoir. Maintenant il était là avec Kara, alors la souffrance des dernières semaines, il lui semblait bien qu’elle en valait la peine, maintenant qu’il pouvait la serrer contre lui, un bras enroulé fermement autour de ses épaules, l’autre main naviguant dans son dos, dans des caresses rassurantes, parce qu’il était là maintenant et il avait envie de promettre, qu’il serait toujours là à présent, malheureusement c’était une promesse qu’il n’était pas sûr de pouvoir tenir, soumis aux règles pourries de Fallon.

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I don't care what's behind us, No one dares to reminds us. I walked alone And there you found me. I was so cold But you surrounded Every single broken part me.Forgot who I could be All alone What I needed, What I needed was you, was you.
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