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 (eva), where did i go wrong?

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MessageSujet: (eva), where did i go wrong?   Mar 6 Déc - 20:47



when silence weighs too heavy          
i lost a friend, somewhere along in the bitterness. and i would have stayed up with you all night, had i known how to save a life. as she begins to raise her voice, you lower yours and grant her one last choice.
- EVALIA MILLS & KARA WINFIELD -

Où est-c’que ça s’arrêtait ? Quand est-c’que ç’avait commencé, tout ça ? Dans la tête de Kara, c’était comme s’il y avait eu un décompte, qui s’était lentement mis en route ; elle avait perdu son père, comme ça, au beau milieu d’un jour tout à fait normal, dans sa vie d’autrefois. Et puis, l’Apocalypse avec un grand ‘A’ avait frappé, sans prévenir, sans attendre, sans faire preuve de la moindre pitié. Désormais, c’était comme si tout allait trop vite pour elle. Sa mère, ces quelques personnes qu’elle avait rencontrés sur les routes, et qui s’étaient faites bouffées, ou avaient juste disparu. Absalon. Et maintenant… maintenant, est-c’que ça allait vraiment être Evalia ? Ne resterait-il ce soir, à la table de la maison, qu’Annie et elle ? Cette réalité semblait être trop cruelle à accepter : qu’est-ce qu’elle pourrait dire, Kara, qu’est-ce qu’elle pourrait faire pour franchir la distance épaissie par la tristesse, qui la séparerait de la Mills ? Elle en avait assez, déjà, la blonde, d’être défaitiste comme ça, alors que ça n’avait jamais été dans sa nature : elle n’avait pas rejoint les urgences, après tout, pour annoncer à la première personne qui passerait la porte de l’hôpital, que son sort était scellé. Non, elle avait toujours eu la hargne de se battre – contre la montre, contre les éléments, contre tous ceux qui croyaient qu’elle avait tort d’y croire. Et bien souvent, elle avait gagné. Et les fois où elle avait échoué, rien de tout ça n’avait empiété sur sa volonté d’y croire, d’en vouloir, d’en attendre plus de la vie. Maintenant, c’était comme si cette lueur en Kara Winfield agonisait dans la douleur : c’était trop dur, le deuil – un mélange de désespoir, de hargne, d’incompréhension, de vide. Au fond d’elle, elle savait n’pas s’être encore remise de celui d’Absalon ; elle prétendait bien, elle tenait encore sur ses deux jambes face aux yeux du monde, elle avait encore assez de pensées constructives, et d’actions importantes pour la vie du camp. Les cernes qu’elle exhibait sans le vouloir, à cause des nuits passées à tourner, tourner dans son lit pour ne rencontrer que le froid du vide, tout le monde à Fallon les blâmait sur n’importe quoi d’autre, que l’amour parti trop vite. De toute manière, elle n’voulait pas en parler, Kara – c’était mieux comme ça. Qu’y avait-il à dire ? C’était la fin du monde, et elle n’savait même pas si les vivants étaient les plus chanceux, désormais : il semblait bien que l’avenir quel qu’il soit n’était fait que de ça. Des fortifications qu’on croyait protectrices sans souci, parce qu’on avait besoin de ça – mais à l’extérieur, des monstres à chaque coin de rue. Et les monstres, le pire, c’était qu’ils n’avaient même pas tous, l’allure de zombies.

Alors quoi ? Est-c’que tous les songes qu’elle réservait à Absalon, nuit et jour, à chaque moment de conscience ou d’inconscience, allaient aussi aller vers Eva, maintenant ? Comment était-ce possible, qu’une femme enceinte de neuf mois, puisse se volatiliser du camp, comme ça ?! Alors qu’elle avait plus ou moins consciemment hurlé ces mots à la gueule de la personne qui lui avait dit qu’Evalia Mills avait eu une autorisation pour sortir du camp, Kara s’était sentie plus prisonnière que jamais. Oh, elle aurait bien aimé, toujours être cette fille inébranlable comme beaucoup de gens la voyaient – froide sur les bords, capable de sauter sur l’occasion pour aider les autres, pressant ses mains sur des plaies béantes avec la volonté de sauver une vie, aussi perdue était-elle. Mais elle était juste captive de peurs qui revenaient la prendre aux tripes, dès qu’elle pensait à l’extérieur. C’était mieux, ouais, alors, de penser Absalon ou Rhett ou Evalia, tous morts, dès lors qu’ils passaient les hautes barrières de la ville : elle l’avait déjà payé au prix fort, l’espoir quel qu’il soit. Et puis… et puis quoi ? Quel était le prix de la survie, dehors ? Perdre son humanité, tuer des gens jusqu’à ce qu’il ne reste rien de l’âme ? C’était pour ça, sans doute, que quoiqu’il arrive, quoiqu’il advienne, les draps de son lit demeuraient aussi froids maintenant qu’Absalon n’y était plus : parce qu’où qu’il soit, quoiqu’il fasse, l’univers autour de lui devait lui sembler aussi glacé que ça. Et elle n’pouvait rien y faire, elle, Kara, qui avait si peur du reste du monde – elle qui parfois, dessinait les tracés entre les cicatrices qui restaient encore sur sa peau, et ne partiraient jamais. Il aurait fallu pour ça, qu’elle subisse un genre de traitement long et patient dans un hôpital, afin que toutes les dernières traces de brûlure, de peau morte sous l’aridité, ne s’envolent. Mais non, maintenant, le désert faisait partie intégrante d’elle – juste à la surface de son épiderme, sous ses doigts quand elle cherchait ces traces dans la nuit. Elle n’pouvait pas ressortir – elle n’voulait pas ressortir, pour tomber à nouveau à deux pieds dans c’monde-là. Celui où il n’y avait que la mort. Mais pourquoi alors, fallait-il que la mort la poursuive où qu’elle aille ? Etait-ce dont ça, le tribut à payer, quand on essayait d’vivre malgré la fin de tout ? Elle avait su, dès le moment où elle s’était laissée aller à ouvrir son cœur, à laisser entrer Absalon jusque dans ses chairs, jusque dans son être, que ça la perdrait. Mais même aimer Evalia, même ces responsabilités rattachant leurs âmes ensemble, semblaient lui coûter, maintenant. Peut-être était-ce les monstres qui avaient raison. Et elle se détestait, Kara, pour sentir ce songe se faire un chemin de plus en plus logique dans sa tête, à mesure qu’il se répétait à elle, au moins une fois par jour, à chaque fois que la souffrance lancinante se rappelait, lovée entre ses côtes. Absalon n’était plus là. Absalon n’serait plus jamais là, dans ce lit, avec elle, à la réconforter au cœur des ténèbres de ses propres peurs – et elle se serait bien plus facilement faite à cette idée assassine, si elle n’avait été qu’un fragment d’humain, aujourd’hui.

Elle aurait eu tout un tas d’bonnes raisons, d’avoir désespéré après tout. Des cauchemars et des souvenirs que bien peu de gens à Fallon pouvaient prétendre comprendre. Comme Evalia, par exemple. Peut-être était-ce pour ça qu’elle avait été aussi imprudente, impulsive et stupide. Pour Kara, ce simple songe pourtant, ne représentait pas une excuse qu’elle serait capable d’accepter. Pas le genre d’excuse qui pourrait apaiser le désarroi d’Annie, si ce soir, elles ne devaient bel et bien être que toutes les deux à cette table au repas, et que Fallon déclarerait officiellement Evalia Mills décédée. Comme ils l’avaient fait, depuis des semaines déjà, avec Absalon. Et avec Rhett. C’est bien trop tard juste avant le couvre-feu, que le monde sembla l’appeler à nouveau, pour une bonne raison, Kara ; elle avait passé trop d’heures à tourner, tourner à l’abandon, l’œil hagard, à la recherche d’Eva, d’un signe d’elle et de son large ventre, quelque part. C’n’était pas faute d’avoir demandé à ce qu’on la prévienne immédiatement, rien que par générosité, dès que la brune viendrait pour la décontamination – mais à Fallon, la loyauté était aussi imprévisible que les événements. Elle aurait au moins voulu croire que de telles réalités ne soient pas aussi indéniables entre elle et les Mills – ils partageaient la même maison depuis des semaines, maintenant. Mais fallait croire que c’était encore plus compliqué que ça. Kara, sa famille, elle l’avait perdue… alors pourquoi chercher à la remplacer ? Mais Eva était rentrée. Eva attendait ‘sagement’ – pour une fois, en décontamination. C’était tout ce qu’elle entendit, Kara, avant d’abandonner ce qu’elle faisait jusque-là, pour remonter les couloirs de la clinique de fortune. Au soulagement, succéda pourtant l’agacement, pulsant, pulsant dans les veines de la blonde au rythme de son cœur, porté par la hargne. C’n’était pas qu’une question de loyauté, au fond – c’était aussi une histoire de prudence élémentaire, de bonne conscience, de n’pas se comporter comme une idiote ! D’une main impétueuse, alors, la Winfield ouvrit la porte à la volée, son regard tombant immédiatement, silencieusement, sur la seule occupante des lieux. Bonne nouvelle, au moins, Eva n’avait pas accouché pendant son expédition à l’extérieur – déjà ça, ça ressemblait à un miracle auquel Kara n’aurait pas voulu croire. Les mots lui manquèrent à Kara, incapables d’exprimer ce que son regard électrique disait si bien, accroché aux prunelles si sombres d’Evalia – elle avait un regard exactement identique à celui d’Absalon. C’était seulement maintenant qu’elle s’en rendait compte ; seulement maintenant qu’elle osait faire le lien, entre l’Absalon perdu, et l’Evalia qu’elle avait manqué de si peu de perdre. Pourquoi est-c’qu’elle avait fait ça hein ?! Kara ne se sentit pas le courage de poser cette question, ses mâchoires se serrant nerveusement, alors qu’enfin ses azurs déviaient vers la paperasse qui accompagnait chaque procédure de décontamination. Elle était là, juste à côté de la Mills, sur la table d’auscultation. En quelques enjambées, Kara l’atteignit ; « J’vais avoir besoin que tu te lèves. Habituellement j’aurais essayé de faire autrement, avec une femme enceinte, mais je suppose que tu n’as pas besoin de ces précautions. » avec le visage si neutre que la blonde affichait, on aurait pu se demander si elle avait vraiment lâché cette réplique, d’un ton aussi incandescent. Elle se souvenait comme si c’était hier, des circonstances qui l’avaient rassemblée avec Absalon, dans une pièce similaire à celle-ci, alors qu’elle l’avait cru mort pendant trop longtemps. Les Mills avaient-ils un genre de pulsion suicidaire ?! Et Kara, dans tout ça, elle était celle juste au bout du tunnel, qui reconnaissait les cadavres, ou devait agir avec la froideur de sa profession, avant tout le reste. Alors, c’était ce qu’elle ferait ; après avoir soutenu trop longtemps le regard d’Eva, elle baissa les yeux vers ses papiers : « Est-ce que tu as rencontré des rôdeurs, ou eu affaire à des rôdeurs durant ton ‘expédition’ ? » qui, à n’en pas douter, avait été hautement productive pour le camp. Elle aurait pu, Kara, mettre plus d’âme dans sa question, laisser son cœur tambourinant douloureusement contre ses côtes s’exprimer ; l’humanité survivant en elle, elle aurait voulu serrer Eva contre elle, pour s’assurer qu’elle était là, que les miracles n’existaient pas que dans le monde d’avant. Mais être humain dans ce monde-là, ça la blessait vraiment trop.
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MessageSujet: Re: (eva), where did i go wrong?   Mer 7 Déc - 6:00

where did i go wrong?
KARA & EVALIA

step one, you say we need to talk. she walks, you say sit down, it's just a talk. she smiles politely back at you, you stare politely right on through. some sort of window to your right as she goes left, and you stay right. between the lines of fear and blame you begin to wonder why you came.

Tout c’était passé tellement vite. Du moment où tu t’étais décidée à sortir de Fallon jusqu’à maintenant, alors que tu fais fasses aux grandes portes qui mènent à l’intérieur de la petite ville, t’avais l’impression que le temps venait de te filer entre les doigts. Les retrouvailles avec ton père et ton frère avait été telles que tu les avais imaginés; pleines d’émotions et de ces vérités auxquelles tu avais encore bien du mal à te faire. T’es pas encore prête. Pas encore prête à faire demi-tour et laisser ton père et Absalon derrière. Pas prête à retourner en arrière du mur et vivre cette vie que tu es censée mener. Protéger ton enfant à venir, te protéger toi, t’occuper de ta mère comme elle s’occupe de toi. Tu sais parfaitement que c’est la chose saine à faire. Tu le sais aussi qu’ils sont fâchés les deux hommes, que tu sois sortie ainsi, à ce stade de ta grossesse. Tu le comprends, mais tu l’ignores. Tu ne pouvais pas continuer d’écouter les rumeurs ici et là qui disent sans scrupule qu’ils sont morts alors que tu savais très bien que la vérité était toute autre. T’es tellement en colère contre cette vérité d’ailleurs, tu bouilles de l’intérieur même si tu ne le laisses pas trop paraître. Parce que si tu t’écoutais vraiment, tu ne retournerais pas à l’intérieur de la ville. Tu resterais dehors avec eux. Mais tu ne peux pas leur faire ça, à ton père et à Abe. De la même façon que tu ne peux pas laisser ta mère et Kara toute seule dans Fallon. Alors t’es prise au piège entre ce que tu veux et ce que tu dois faire. Tu te fais croire que tu as un choix même si ce n’est pas le cas. Les choix, c’est un luxe auquel tu n’as plus le droit. Un luxe auquel personne ne semble avoir le droit dans ces temps qui courent. Une fois à quelques mètres de Fallon, tu te retournes vers ton frère qui tenait à te raccompagner, qui tenait à ce que tu retournes au camp sain et sauve. Et t’es bien contente qu’il ait été là ton frère, pour s’occuper des quelques rôdeurs sortis de leur cachette. Pas assez pour que ce soit alarmant, mais suffisant pour que tu aies eu besoin d’aide. Tes vêtements sont d’ailleurs un peu tâchés, preuve de l’horreur qui existe constamment dehors. Vous vous arrêtez en même temps, Absalon et toi. Vous savez tous les deux qu’il vaut mieux qu’il ne s’approche pas trop du camp. Que c’est maintenant le temps de se dire au revoir, jusqu’à ce qu’une meilleure solution s’offre à vous. Tu ne sais pas si une telle solution va exister un jour, tu te demandes vraiment comment t’es censé élevé un gamin dans ce monde sans la protection de Fallon, mais c’est encore plus difficile pour toi de t’imaginer élevé un gamin sans la présence de ton jumeau alors vraiment, t’es perdante dans tous les cas il te semble. Vos regards se croisent, mais vous restez silencieux alors que tu le serres contre toi et qu’il te serre en retour. Tu le sais que ça va être difficile, les prochaines semaines sans lui, mais t’espère que de savoir qu’il est vivant, ça va rentre les choses un peu moins difficile. C’est tout ce que tu peux espérer de toute façon; un peu de réconfort dans ce monde trop froid.

L’étreinte tire à sa fin et déjà, il rebrousse chemin, repartant vers cette maison où il a trouvé refuge avec le paternel. Tu échappes un long soupir, ton regard se levant vers le ciel. Le soleil est sur le point de se coucher, tu sais qu’il a quand même une bonne distance à parcourir alors même si tu as envie de lui crier après, de lui dire de revenir, tu n’en fais rien, laissant plutôt tes pas te guider vers Fallon. Les regards que tu reçois à ton arrivée témoignent fort de l’opinion générale qui circule face à cette sortie improvisée : personne n’était vraiment d’accord pour que tu sortes, de la même façon que personne n’est d’accord pour laisser une femme enceinte jusqu’au cou seule dans les rues peu sécuritaires. C’est probablement la seule raison qui fait en sorte que le conseil va à l’encontre de ces règles et te laisse revenir. Lorsque les portes s’ouvrent, il y a deux jeunes hommes qui t’attendent, prêts à t’escorter jusqu’au centre de décontamination. Normalement, tu ferais un commentaire comme quoi t’es assez grande pour y aller toute seule, que t’as pas besoin de toute cette attention, mais là, tu sais qu’il vaut mieux pour toi d’être sage et de ne rien dire. Ils te laissent seule dans une des petites pièces du centre alors que tu attends patiemment que quelqu’un vienne te donner le ok pour retourner à ta chambre. Tu n’aurais pas penser, mais cette sortie, elle t’a complètement vidée. Ce n’est que maintenant que tu comprends réellement l’impact d’une grossesse menée à terme. La fatigue et ce manque d’énergie constant. Les marches ont été longues aujourd’hui, les risques nombreux. Ton corps, il le supporte moins que ta tête, et ça laisse des marques au final. Tu échappes un long soupir, tentant de faire descendre toute cette tension qui te semble soudainement si lourde sur les épaules lorsque la porte s’ouvre brusquement, laissant apercevoir une blonde que tu connais si bien. Kara. La première chose que tu remarques, c’est la neutralité de son visage. Cette manière dont elle s’efforce de te regarder sans laisser paraître la moindre émotion, et ça, tu le comprends bien vite que ce n’est pas un bon signe. De ton côté, tu te contentes de la regarder, un petit sourire sur les lèvres. T’as pas envie de te prendre la tête avec elle. Pas après cette journée. T’as juste envie de la prendre dans tes bras et de te lui dire le message qu’Abe voulait lui passer. Mais pour l’instant, tu n’en fais rien. Tu attends qu’elle fasse le premier pas, qu’elle te fasse savoir à quel point elle t’en veut, à quel point elle avait pu être inquiète – tous ses détails auxquels tu n’avais pas voulu t’attarder avant de sortir car tu sais que tu n’aurais pas eu le courage de le faire autrement. « J’vais avoir besoin que tu te lèves. Habituellement j’aurais essayé de faire autrement, avec une femme enceinte, mais je suppose que tu n’as pas besoin de ces précautions. » Très fâchée. C’est ce que tu retiens du ton de voix de ton amie, de cette manière qu’elle a de sous-entendre si parfaitement que t’as été une belle idiote d’agir comme tu l’as fais vu ton état. Tu prends une grande respiration, te levant à nouveau, mais plus cette journée avance, plus il t’est difficile de rester sur tes pieds, et l’inconfort te fait grimacer. « T’es certaine que tu peux pas faire l’examen autrement? La journée a été longue et j’crois que mes pieds vont exploser si j’enlève pas ses chaussures très rapidement.. » Tu baisses ton regard vers tes pieds que tu devines enflés, mais tu restes debout malgré tout alors qu’elle plonge le nez dans ses papiers, commençant son travail comme si tu n’étais rien d’autre qu’une inconnue de plus vivant dans cette même ville improvisée qu’elle. « Est-ce que tu as rencontré des rôdeurs, ou eu affaire à des rôdeurs durant ton ‘expédition’ » Tu échappes un petit rire face au terme qu’elle choisi. Tu ne sais pas si c’est la fatigue qui te fait réagir ainsi, mais tu aurais juste envie de la brasser un peu et de lui faire comprendre que t’avais besoin de sortir. Que tu allais virer folle autrement. Mais une fois de plus, tu prends sur toi, te contentant de répondre à la question le plus fidèlement possible. « Oui, mais ils ne m’ont pas touché. C’est Abe qui les a tué. » Tu espères que la mention de ton frère va faire plaisir à la blonde, qui évite toujours ton regard alors que tu tentes d’apercevoir plus précisément son expression. « Il va bien. Mon père aussi. Si ça t’intéresse de le savoir.. » Tu ne devrais pas jouer la carte du sarcasme, mais c’est plus fort que toi. T’as toujours été du genre à jouer le feu par le feu. Provocation après provocation. En espérant qu’au moins, ça fasse disparaître cette neutralité du visage de la blonde.

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