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 (abe) ▴ i think about the end just way too much.

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MessageSujet: (abe) ▴ i think about the end just way too much.   Mar 1 Nov - 22:52

absalon 'abe' mills
i'm falling, so I'm taking my time on my ride.

The Day Will Come When You Won't Be
nom : c'est au nom de mills qu'il répond, un nom qui n'a pas toujours été le sien, il est né costello, le nom de sa mère biologique, une femme qu'il ne connait pas vraiment. prénom : abe, c'est comme ça que la plus part des gens l'appellent, mais son nom complet c'est absalon, la seule chose qu'il ait encore de l'héritage de sa mère, son second prénom c'est jesus, à prononcer à l'espagnole, bien évidemment ; il ne l'aime pas ce prénom et ne l'utilise donc jamais. âge : vingt-sept ans, encore bien jeune d'un certain point de vu et pourtant déjà complètement épuisé par la vie. date et lieu de naissance : il est né le cinq mai 1989, d'après ses papiers il est né los angeles, californie, mais les souvenirs qu'il a de cette ville sont très limités. nationalité : américaine, parce qu'il est né en Amérique et ses parents d'adoption sont américains, donc difficile d'avoir une autre nationalité que ça. origines : américaines par son père et mexicaines par sa mère, mais ses origines, c'est quelque chose qu'il préfère oublier, de là où il vient, il n'était pas franchement désiré. situation civile : célibataire, il a rencontré une fille à Fallon, mais il ne sait pas s'il la reverra un jour, alors il n'est pas certain de pouvoir dire qu'il est en couple, ça n'a pas d'importance de toute façon. ancien métier : inspecteur de police, ça lui plaisait assez bien comme job et aujourd'hui au moins, ça lui permet d'avoir une bonne maîtrise des armes. ancien lieu d'habitation : chicago, dans l'illinois, ce n'est pas là où il est né, mais à force d'être trimbalé de famille en famille, il s'est retrouvé là-bas.   campement actuel : aucun, il était à fallon avant, mais il a été éjecté de la ville récemment. groupe : blood in the streets. crédits : money honey (avatar), tumblr (gifs).  

just survive somehow •

(001), il a été placé aux services sociaux quand il avait quatre ans ; jusqu'à ses sept ans il a été trimbalé de familles en familles, quand il a été adopté par les mills, il ne parlait que très peu l'anglais, sa langue maternelle étant l'espagnol ; aujourd'hui, il maîtrise aussi bien l'anglais que l'espagnol. (002), il a toujours été très proche de sa sœur jumelle pendant les sept première années de sa vie, il n'avait qu'elle et en grandissant, ils ne se sont que très peu détachés l'un de l'autre ; il mourrait pour elle, sans la moindre hésitation. (003), avant tout ça, il travaillait dans la police de chicago, il avait un appartement en ville, une vie on ne peut plus normale ; quand ce bordel a commencé, il faisait un roadtrip avec sa famille. (004), il a toujours été très doué avec les nouvelles technologies, souvent avec son portable entre les mains et branché aux jeux-vidéo, ça lui manque tout ça. (005), mais ce qui lui manque le plus, il pourrait jurer que c'est la bonne cuisine ; sa mère adoptive, elle avait l'habitude de faire de bons petits plats et lui, il a appris à cuisiner avec elle ; notamment des plays mexicains, pour honorer ses origines, qu'elle disait. (006), il savait déjà bien se battre et se défendre quand tout ça est arrivé, une chance pour lui ; ça lui a permis d'être bien réactif, dès le début de ce bordel. (007), il est très bon mécanicien, encore quelque chose qui l'a pas mal aidé, alors que savoir redémarrer des voiture, dans ce monde ça peut clairement sauver des vies. (008), plus jeune, il avait un caractère bien trempé, il était parfois violent et agressif, d'après le psy qu'il voyait quand il était gamin, c'était une réaction normale face aux traumatismes de son enfance ; pour évacuer tout ça, il s'est mis à faire beaucoup de sport, notamment de la boxe. (009), il sait jouer de la guitare et ne chante pas trop mal, mais bon, c'est pas comme s'il avait pensé à prendre sa guitare quand tout ce bordel a commencé, alors c'est le genre de truc qu'il n'aura probablement plus jamais l'occasion de pratiquer. (010), il a été expulsé du camp de Fallon, sans avoir commis d'erreur d'après lui, mais on ne lui a pas laissé le choix, ou alors un choix qui l'a poussé à se barrer pour protéger ceux qu'il aime.

(indépendants) • depuis combien de temps êtes vous seul/en petit groupe ? Comment le vivez-vous ?

Il n'a jamais été vraiment seul, il ne l'est toujours pas. Avant, il était à Fallon, plus ou moins en sécurité derrière les murs de la ville fortifiée et il avait tendance à penser que tout allait bien. Mais un jour, il a aidé son père sans vraiment savoir de quoi il s'agissait et pris sur le fait, on lui a dit qu'il avait plutôt intérêt à se barrer 'de son plein gré' sans quoi, on le sortirait de force, mais pas tout seul. Sa sœur aussi, sa mère, sa petite-amie. L'union fait la force qu'on dit, mais il est vite arrivé à la conclusion qu'il valait mieux qu'il parte, pour protéger les autres. Depuis, il traîne avec son père ici et là. Ils s'en sortent pas trop mal mais, s'il en veut au camp de Fallon pour l'avoir foutu dehors, il en veut encore plus à son père pour l'avoir entraîné dans sa chute, pour l'avoir séparer de sa sœur et de la fille qu'il aimait. Plus que la crainte d'être livré à lui-même au beau milieu d'un monde hostile, c'est bien le fait d'avoir été séparé des deux femmes les plus importantes de sa vie qui le fait le plus souffrir.


sweet poison || anaïs
ft. bob morley || personnage inventé.

âge : vingt-trois ans. fuseau horaire : celui de la france. fréquence de connexion : 7j/7, je passe ma vie sur les forums. où avez vous connu le forum : très bonne question, demande donc ça au gros chou. avis & suggestions : j'ai pas d'avis, j'ai pas de suggestions  :uu: . votre mot de la fin : pas de mot, juste une photo celle là. bye now, je suis décédée  :gaa:

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Even when it's dark, we're gonna shine.
I don't care what's behind us, No one dares to reminds us. I walked alone And there you found me. I was so cold But you surrounded Every single broken part me.Forgot who I could be All alone What I needed, What I needed was you, was you.


Dernière édition par Absalon Mills le Sam 5 Nov - 15:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (abe) ▴ i think about the end just way too much.   Mar 1 Nov - 22:52

we are the walking dead
We have a list of people that we would take A bullet for them.

chicago (illinois), 1996. Il tenait fermement la main de sa sœur entre la sienne, prêt à la retenir avec lui, si quelqu’un décidait de les séparer. Evalia et Absalon, ils étaient inséparables, deux jumeaux, deux gamins nés dans la même galère. Il ne se souvenait plus vraiment de sa mère et encore moins de son père. Il était certain de ne pas en avoir de père. Sa mère, elle avait disparu de leur vie quand ils n’avaient que quatre ans, alors les souvenirs, ils étaient très brefs. C’était ce genre d’histoire compliquée. Leur mère elle travaillait comme domestique chez un type bien riche, qui avait fini par tromper sa femme avec la bonne. Le type était mort, dans un accident de la route, dès lors son épouse s’est empressée de dénoncer la bonne aux services d’immigration et par ‘respect’ pour son défunt mari, elle a préféré laisser les enfants aux service sociaux. Persuadés qu’ils trouvaient une famille qui auraient les moyens de s’occuper d’eux, ce qui ne semblait pas être le cas de leur mère biologique. C’était comme ça qu’ils s’étaient retrouvés placés, les deux gamins. Puis on les avait mis dans une famille et dans une autre et un beau jour, c’était à Chicago qu’ils s’étaient retrouvés. Dans une autre famille pourrie. Cette fois ça avait été pire, le père de famille, il était violent, ils s’étaient pris des coups les deux gamins, pendant des mois et des mois, avant que les services sociaux ne vienne à leur rescousse. Maintenant, ils étaient là à attendre qu’on s’occupe d’eux, qu’on vienne sceller leur sort et qu’on les renvoie encore ailleurs, dans un endroit qui ne serait peut-être même pas mieux que cette maudite baraque de laquelle ils venaient de s’échapper. Dans le fond, tout ce qui comptait maintenant, c’était qu’ils restent ensemble. C’était bien le plus important, qu’on ne cherche pas à les séparer, parce que, qu’importait tout ce qu’ils pourraient avoir à traverser, les épreuves, les difficultés, tout serait beaucoup plus simple du moment qu’ils étaient encore ensemble. Absalon, il le savait, il n’irait nulle part sans sa sœur et il ne laisserait jamais personne la lui arracher. Ils restaient ensemble, point final. Y avait une dame  qui était venu vers eux, après plusieurs longues heures à les faire attendre, dans un genre de salle de jeu où ils n’avaient rien touché, peut-être parce que ça leur avait été interdit dans leur ancienne famille. Elle leur adressa un grand sourire. « Vous allez venir avec moi, pour ce soir, d’accord ? On va tout arranger. » Pour ce soir ouais, et demain, ils seraient encore ailleurs. Mais ils n’avaient pas le choix, alors ils s’étaient levés, Absalon tenant encore fermement la main de sa sœur entre la sienne, suivant cette dame, sans savoir encore de quoi serait fait leur avenir, ils n’avaient que sept ans, mais ils en avaient déjà vus de toutes les couleurs tous les deux.

chicago (illinois), 1997. Mills, c’était à présent le nom qui apparaissait sur sa carte d’identité, replaçant le nom de Costello, qu’il avait porté pendant les huit premières années de sa vie. On lui avait dit, qu’il pouvait toujours garder son nom, mais qu’est-ce qu’il en avait à faire de son nom lui ? Il n’était qu’un gamin et tout ce qu’il voulait c’était une famille. Une vraie famille et pas seulement des passages éclairs dans des familles d’accueils qui craignaient plus les unes que les autres. Tout ce qu’il voulait lui, c’était rester avec sa sœur. C’était ce qu’il avait dit, répété, encore et encore, avec cette conviction ancrée en lui, qu’il n’irait nulle part sans elle. Eva, c’était ce genre de fille un peu timide, un peu trop traumatisée par la vie qui se planquait derrière son frère dès qu’on s’adressait à elle, alors évidemment que personne n’avait songé à les séparer. Ils étaient gentils les Mills. Ils les avaient acceptés parmi eux comme s’ils avaient été leurs enfants, la chaire de leur chair. Pourtant, ils n’avaient été que deux gamins paumés au départ, deux pauvres gosses dont personne ne voulait. Il s’était dit, Absalon, qu’eux non plus, ils ne voudraient pas d’eux. C’était compliqué, parce qu’ils ne parlaient pas très bien l’anglais. Leur mère était mexicaine, elle avait toujours parlé en espagnol et la première famille où ils avaient été en avait fait de même, au final, arrivés maintenant à huit ans, leur anglais était nul. Mais ils s’entrainaient. Ils faisaient de leur mieux. Absalon, il avait l’impression que s’ils ne faisaient pas d’effort, on allait encore vouloir se débarrasser d’eux. Alors il faisait ce qu’il pouvait. Il en passait, des heures au fond de son lit à décortiquer des bouquins en anglais, parce qu’à son âge, dans les écoles, on attendait de lui qui sache lire et s’il n’avait aucun problème avec l’espagnol, c’était différent avec l’anglais, mais forcément, tous les bouquins à l’école, ils étaient en anglais. Il apprenait à bien parler et à bien se comporter, parce qu’il n’avait pas envie d’aller ailleurs. Ils avaient passé plusieurs mois chez les Mills, avant qu’ils ne leur annonce qu’ils avaient l’intention de les adopter, qu’ils allaient former une vraie famille et que plus personne ne les emmèneraient loin d’eux, dans une énième nouvelle famille. Ça avait mis du temps, parce que c’était une affaire judiciaire et que ces trucs-là, c’était toujours compliqué, il n’y connaissait rien, mais il avait bien compris ça. Après des mois et des mois, ils étaient officiellement les enfants du couple Mills. Ils étaient jeunes leurs nouveaux parents, mais ce serait mieux que n’importe où ailleurs, il le savait bien Absalon. Alors, il était content que sur sa carte d’identité y ait marqué Mills et pas Costello, parce que dans le fond, sa vrai mère, elle l’avait juste laissé tomber, elle avait laissé tomber Eva aussi. Mais heureusement, maintenant ils avaient une famille, une vraie famille et du haut de ses huit ans, Absalon il avait l’impression que c’était le plus beau jour de sa vie.

chicago (illinois), 2006 T’es content, à cause de toi, on s’est fait arrêter par la police. » Lentement, Absalon tourna la tête vers sa sœur, les dents serrées, à sa réplique, alors qu’il lui semblait bien qu’elle se fichait complètement de sa tronche. Ce n’était pas de sa faute à lui cette histoire, c’était elle qui avait encore décidé de n’en faire qu’à sa tête. Il laissa échapper un long soupire. « On nous aurait peut-être pas arrêtés, si ton éthylotest avait été négatif. » Elle n’aurait même pas dû avoir besoin de souffler dans le machin pour que les flics se rendent compte qu’elle était complètement bourrée, ça se sentait rien qu’à son haleine, fallait croire que le détour au commissariat, ça l’avait aidée à dessaouler à la vitesse de l’éclair. « Non, on aurait pas été arrêtés si t’avais pas exploser la tronche de Sam. » Encore une fois, il laissa échapper un soupire, évidemment, c’était de sa faute, est-ce que c’était vraiment la peine de répondre ? Il aurait pu lui dire qu’il n’aurait jamais cassé la gueule de ce type si ce dernier n’avait pas été en train de la tripoter comme un gros pervers. Mais bon, elle était consentante, alors où était le drame hein ? Elle pouvait bien s’envoyer en l’air avec tous les pervers du coin, c’était sûr qu’avec la quantité d’alcool pareille dans le sang, ça devait pas avoir beaucoup d’importance pour elle. Bah, pour lui, ça en avait et il n’avait pas envie que sa sœur devienne la trainer du lycée parce qu’elle avait décidé d’écarter les jambes pour le premier type qui passait sans le coin. Merde, fallait bien qu’un des deux fasse quelque chose pour l’empêcher de faire n’importe quoi et comme elle, elle se plaisait dans sa crise d’adolescence, fallait bien qu’il fasse quelque chose. « Désolé d’avoir voulu te protéger. » Qu’il rétorqua, l’ironie palpable dans sa voix. Elle avait un certain talent pour le faire passer pour le méchant de l’histoire, alors qu’il ne pensait pas à mal lui bien au contraire. « Peut-être bien que j’ai pas besoin de ta protection, je suis une grande fille. » Il fut incapable de retenir le rire sarcastique qui passa le seuil de ses lèvres, ça la fit lever les yeux au ciel la petite sœur, elle avait besoin de lui et elle le savait. Elle l’avait appelé pour qu’il vienne la chercher tant elle avait été bourrée et ouais, il avait fait le mur, pris la voiture de Rhett et il été allé la chercher sans poser de questions, mais quand il l’avait vue en train de se faire tripoter par un type, sur le parking de ce bar où elle n’aurait même pas dû être du haut de ses dix-sept ans, ses nerfs avaient lâchés. « C’est ça, va peut-être falloir que tu te décides à le prouver. » Elle soupira, agacée apparemment et coupée dans une énième réplique visant sans doute à le faire culpabiliser, par les Mills qui venaient de débarquer pour venir les chercher. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Il se leva de la chaise sur laquelle il était assis. Il avait envie de rentrer à la maison lui. « Demandez ça à Eva. » Et il quitta le commissariat pour attendre dans la voiture, celle d’Annie, parce que celle de Rhett, elle était encore sur le parking où il l’avait abandonnée. Il l’aimait sa sœur Absalon, plus que tout au monde, mais y avait des moments où elle dépassait vraiment les bornes et il était complètement à bout.

fallon (nevada), 2016.Le road-trip en famille n’avait pas franchement eu l’allure qu’il lui avait imaginé. Il s’était dit qu’il était probablement trop vieux pour ça, à vingt-sept ans, mais au final, au début, ça avait été plutôt sympa. Une pause bien mérité après avoir passé l’été à bosser double, parce que la plupart de ses collègues avaient été en vacances. Alors partir un peu, ça avait été bien, mais les choses s’étaient barrées en couilles et maintenant le monde avait sombré dans un véritable chaos. Au moins, il était toujours avec sa famille, c’était déjà ça. Y avait sa sœur jumelle, ses parents adoptifs, ils avaient rapidement trouvé la ville de Fallon, ils étaient plutôt chanceux. Ce n’était pas le cas de tout le monde. Ce n’était pas le cas de Kara, elle, elle avait vu ses proches mourir, elle avait souffert le martyr et pourtant elle semblait avoir encore de l’énergie à revendre. Elle avait rejoint leur maison, quand elle était arrivée, parce qu’il restait une place libre et qu’évidemment, à Fallon, on ne gaspillait pas de place, on ne gaspillait rien du tout. C’était mieux que rien sans doute. Pas question de partir de toute façon. Pas sans sa famille, pas sans Kara et là, ils étaient en sécurité. Il avait presque l’impression d’avoir une vie normale des fois. Ce soir, alors qu’il était là, dans son lit, avec Kara avec lui, ils auraient facilement pu croire qu’ils étaient juste le plus normal des couples. « Tu sais ce qui me manque le plus ? » Puis Kara, elle avait quand même un don, pour trouver les trucs à raconter qui pouvaient aisément donner l’impression que tout aller bien. Un sourire sur les lèvres, il haussa les épaules. « J’sais pas, le fait de pouvoir rester plus de cinq minutes sous la douche sans que personne te fasse chier ? » Elle rigola, fallait avouer que c’était comme ça, à Fallon, et oui, fallait bien faire des économies d’eau, mais quand même, c’était compliqué des fois. « Nan, ça va, je suis déjà contente de pouvoir me laver. » C’était pas faux ça, il n’avait pas vécu longtemps en dehors du camp, mais assez longtemps pour se rendre compte que se doucher en pleine nature, c’était compliqué. «  Cheesecake au citron. » Il rigola à son tour, alors que franchement, dans tout ce qui aurait pu lui manquer sans sa vie passée à lui, il n’aurait jamais pensé au cheesecake au citron. Mais ça aussi, ça faisait partie des mille trucs qu’il aimait chez elle, sa capacité à se contenter du minimum. « Si tu sais en faire un, on aura qu’à essayer de trouver les ingrédients pour. » Ouais, y avait aussi tout un tas de restriction sur les aliments et on avait pas le droit de prendre n’importe quoi, c’était hyper surveillé, mais ils pourraient peut-être essayer de trouver ces fameux ingrédients, sans enfreindre les règles de la ville bien-sûr. « Ouais, au pire, on mangera du cheesecake jusqu’aux prochaines courses. » Une semaine de cheesecake, ça pourrait être pas trop mal, enfin, ils avaient encore des économies de côté, parce qu’ils faisaient attention, alors ça devrait aller. « Ça changera des pâtes tu me diras. » Les pâtes, c’était le truc qui se conservait bien, et y en avait un sacré stock à Fallon, mais bon, c’était clairement mieux que rien. « J’ai l’impression de revivre ce moment, dans mon tout premier appartement, quand j’avais pas trop de fric et qu’il fallait faire attention. » C’était vrai que ça ressemblait un peu à ça, les étapes de galère, après les études, le premier appart, le premier vrai boulot. Mais encore à l’époque ça avait été plus simple. « Ça aurait été bien, qu’on puisse avoir un appartement ensemble et une vie normale. » Ouais, même si dans leurs vies normales, ils ne se seraient probablement jamais croisés, venant d’endroits complètement différents. Mais ouais, ça aurait été bien. « Je t’aime. » Qu’il répondit comme suite logique à tout ça, parce qu’ils avaient déjà ça au moins, leurs sentiments et peut-être que c’était pas une vie normale, mais ça aidait beaucoup.

hazen (nevada), 2016.Il l’écoutait parler d’une oreille, Rhett, son père, celui qui avait réussi à tout foutre en l’air, il lui parler de stratégie, de quoi faire pour survivre maintenant qu’ils étaient en dehors des murs de Fallon, mais il s’en fichait Absalon, il sentait la rage qui fulminait dans ses veines, alors que tout ce qu’il voyait, c’était qu’il avait réussi à tout foutre en l’air. Annie, Evalia et Kara, elles étaient encore à Fallon et eux, ils étaient comme deux cons dehors, ils s’étaient fait virer de la ville, parce que son père n’avait pas été fichu de respecter les règles de cette fichue ville. Ouais, elles étaient compliquées à suivre des fois, et ouais, il avait cru bien faire, mais merde, ils avaient tout perdu maintenant, alors, il n’avait même pas envie de lui parler pour l’instant. « Tu m’écoutes ? » Absalon leva les yeux au ciel. Non il n’écoutait pas, parce qu’il s’en foutait complètement, s’ils devaient crever, ce serait de sa faute à lui de toute façon. « Peut-être que tu aurais dû m’écouter, toi. » Parce qu’ils en seraient peut-être pas là s’il n’avait pas fait n’importe quoi. C’était pas juste tout ça, égoïstement, il se disait qu’ils avaient mieux fait de juste foutre son père dehors et lui foutre la paix à lui. Au moins, il serait encore avec les autres, avec sa sœur, avec la fille dont il était tombé amoureux et au lieu de ça, il était juste paumé en pleine nature. « C’est pas le moment Abe. »  La réplique lui fit grincer des dents au brun. « Non, et ce sera jamais le moment, évidemment. » Parce que maintenant, ils devaient survivre au beau milieu des rôdeurs et des autres humains dans un monde sans foi ni loi. Il n’avait jamais eu peur d’affronter le monde extérieur, il  était souvent sorti du camp pour des missions diverses et variées, alors il n’avait pas peur des rôdeurs, pas peur de perdre le confort de Fallon. Il avait peur de perdre Eva et Kara. Il les avaient perdues, elles étaient dans ce camp, en sécurité et fallait mieux qu’elles y restent. « On va s’en sortir. » Est-ce qu’il pensait vraiment que c’était ça le problème ? Si c’était le cas, alors il ne le connaissait pas franchement. Il laissa échapper un soupire. « Ouais. » Qu’il se contenta de répondre, tentant du mieux qu’il pouvait de ne pas laisser parler la rancœur qui était en train de s’installer dans son cœur, parce qu’il avait perdu Eva et Kara et que sans elles, il n’était même pas sûr de savoir à quoi ça pouvait servir de survivre.

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